Bizarrement, beaucoup semblent penser que simplement servir de repose-poitrine est une mission trop simple pour un objet aussi élégant que le soutien-gorge. Les usages secondaires (ou principaux, parce que la mission première de confort féminin semble parfois oubliée) de ce noble accessoire sont multiples et loufoques…
- Entraînement de golf
- Fiasque d’alcool
- Chasse au mari
- GPS (pour que le mari enfin trouvé puisse vous chercher aussi ?)
- Porte-baguettes
- Plantation
Le responsable de la plupart de ces créations (abominations ?) étant Triumph Japon, l’on pourrait laisser tomber et se dire qu’il ne s’agit que de marketing : faire un peu de buzz autour de sa marque en sortant un machin improbable mais amusant… Il faut vous y faire, les filles, le soutien-gorge ne sera jamais notre ceinture de Batman.
Sauf si…
Sauf si quelqu’une décide d’inventer un soutien-gorge/masques à gaz.
Pourquoi ? Parce qu’en 1986, quand Elena Bodnar a aidé à relocaliser les populations contaminées de Tchernobyl, elle s’était dit que ça aurait bien été pratique d’avoir des protections personnelles pour pallier aux insuffisance gouvernementales (oui, plein d’éléments radioactifs dans l’air et même pas de masques anti-grippe…). Donc, près de vingt-cinq après, elle fait breveter un soutif/masques à gaz : des filtres sont placés dans les coques. Ce n’est pas la panacée, mais en cas d’urgence, c’est une première protection en cas de gros pépin (du genre une attaque terroriste détruisant des immeubles plein d’amiante…).
Moi non plus, ma première réaction n’aurait pas été de transformer un soutien-gorge en masques à gaz, mais je suppute que c’est pour cela que je n’ai jamais reçu d’IgNobel.
Le soutien-gorge est donc convertible en deux masques à gaz. Lors de la remise de son IgNobel, le docteur Elena Bodnar en fit la brillante démonstration.
Notez qu’Elena, fine mouche, considère que le masque à gaz en situation d’urgence est une excellente méthode pour faire comprendre un intérêt certain à l’individu mâle (les situations de crise sont aphrodisiaques, c’est bien connus : dans tous les films d’actions, les héros font hanky panky avant la fin…).
Et comme elle doit juger qu’il vaut mieux un harem (les spermatozoïdes sont des petites choses fragiles), elle porte deux soutifs, histoire de mieux traquer le prix Nobel (à sa place j’aurai embarqué Wolfgang Ketterle, il était un very good sport).
On devrait toutes en avoir un dans notre tiroir de lingerie. Le soutien-gorge ne coute que 30$ (ben oui, il est commercialisé) et peut servir de :
- Emergency Bra
- Nursing Bra
- Two Face Masks
- Strapless bra.
Certes, il est très rouge, mais si jamais Z-Day s’accompagne d’une attaque de spores ravageurs (on ne sait jamais), mieux vaut l’avoir sous la main, sur les seins.
