Posts Tagged ‘Ronger son frein’

Croc croc

Tuesday, July 27th, 2010

Il y a parfois des marques décalées et amusantes que l’on aime. Comme Pylones, par exemple.

Les objets Pylones sont souvent drôles et colorés, ce qui a pour conséquence de me les rendre irrésistibles (je suis une fille simple). C’est ainsi que je bave depuis des années sur les tasses à café ailées, sans jamais me décider.

En même temps, mon expérience rouillée avec mon ami le marin-pêcheur breton dans la bruine de Shanghai m’a laissée méfiante quant à la qualité des objets (mais le pauvre marin-pêcheur, il n’avait aucune chance dans l’humidité ambiante).

Mais là, je me retrouve avec un objet que je n’approuve pas. C’est un coupe-ongle. En forme d’insecte.

Pire qu’un vague insecte sans dénomination, il s’agit d’un “Beetle”. Un scarabée. Dont les mandibules vous coupent les ongles. Comprenez-moi. J’ai à présent dans les pattes un n-ième coupe-ongle, et celui-ci essaye de me bouffer.

Vous les voyez, les mandibules de métal ?

Vous les voyez, les mandibules de métal ?

C’est pas cute. Et franchement, je vois mal les insectophiles adorer. Et c’est pas la tranche de la population la mieux représentée, les insectophiles.

Certes, me direz-vous, quand on noie les fourmis à l’eau de Javel pour défendre son chez-soi, on doit être capable de supporter un pov’ coupe-ongle. Certes. Mais 1 2 et 3.

Pour les smart asses qui vont venir m’expliquer que gna gna gna arraignées, insectes, nombre de pattes. Je sais. D’habitude, c’est moi qui explique. J’illustre juste.

Les Exs

Wednesday, May 12th, 2010

En lisant l’article de Cunégonde, je me suis rappelée des exs du Hibou. Exs que je n’ai jamais rencontrées – sauf une. (Si j’ai bonne mémoire, on a échangé une remarque sur Pratchett. On aime toutes les deux Pratchett, grâce à nous, le Hibou a peut-être lu trois de ses livres. W00t. Point commun.)

J’ai rien contre les exs du Hibou, hein.

Même que, pour moi, l’une des principales attractions lorsque l’on fêta son anniversaire fut la promesse que toutes ses exs (sauf la psychopathe) étaient invitées. Grosse déception quand elles ne vinrent pas.  (Désolée les copines et les copains qui-sont-gentiment-venus.)

Les filles, ceci est donc un message Peace & Love : n’hésitez pas à me contacter. Mais ne laissez surtout pas de message sur le wall Fesse-bouc du Hibou impliquant que vous avez eu une relation plus ou moins intime avec lui. J’aime pas. Et effacez toutes vos photos avec lui. Mais, sinon, chuis curieuse.

J’ai entendu des taaaas de choses sur vous. Et, par procuration, vous m’avez appris des taaaaas de choses.

Petit florilège :

  • Ne pas sortir deux ans avec un garçon et refuser de coucher avec lui. Si vous avez 16 ans, les poulettes, je veux bien, mais à 19 ans, ça semble un peu bizarre.
  • Ne pas refuser de partir en vacances avec le garçon (et vos parents), parce que vous avez peur de céder. (Référez-vous au point ci-dessus.)
  • Ne pas demander un garçon en mariage six mois après avoir commencé à sortir ensemble.
  • Ne pas impliquer que ce serait vachement bien si je restais à la maison m’occuper des enfants et que toi, tu travaillais pour qu’on ait des sous-sous.
  • Ne pas jouer à la fille qui ne sait pas ce qu’elle veut, should I stay or should I go spirit.
  • Garder en otage le pyjama du garçon.

Générations futures, notez que ça, c’est du conseil en béton.

Ne me remerciez pas, c’est gratuit.

La mélancolie des jeudis après-midi…

Sunday, March 7th, 2010

Sauf qu’ici, il s’agit de la mélancolie des dimanches après-midis. Dimanche qui n’est pas si mélancolique, à vrai dire, parce que :

  1. Il est très occupé par un dossier (amusant, c’est le cas de tout le mois de mars)
  2. Il a rencontré le Petit Echo Malade (P & P, plutôt), qui donne avec brio dans la parodie du blog de modasses
Source : Judy Horacek

Source : Judy Horacek

La mode, c’est très compliqué. Heureusement, Lady Gaga nous simplifie tout ça. En apparence, on ne dirait peut-être pas – le homard facial n’est pas pour tout le monde – mais en fait, rien de tel qu’un peu de scotch noir sur les seins pour simplifier vos choix modesques. Surtout quand vous n’aimez pas la perruque jaune citron.

Ce qui ne m’empêchera pas de guetter le billet demain matin à 9h sur la billeterie en ligne de Bercy, afin de pouvoir aller au concert du 21 mai.

Elle aura une robe qui bouge.

It does !

It does !

Petit précis de sagesse bucco-dentaire

Sunday, February 28th, 2010
  1. Se méfier des parquets XVIIIe.
  2. Se méfier des parquets XVIIIe, ils glissent.
  3. Pour conserver une dent ou un fragment de dent cassée, le garder en bouche, ou le transporter dans du lait ou du sérum physiologique.
  4. Les seules urgences bucco-dentaires de Paris sont à la Pitié Salpêtrière.
  5. Une dent cassée, ça permet de manger ses spaghettis plus vite.

Une dent cassée, cest comme un flash-forward : on devine sa tête future avec 60 davance.

Une dent cassée, c'est comme un flash-forward : on devine sa tête future avec soixante ans d'avance.

Cependant :

  1. Les dents, ça se recolle.
  2. Une dent cassée n’est pas motif de deuil national, Draco Malfoy. Même si j’ai inondé ton parquet de sang.

Vampirisation

Wednesday, February 24th, 2010

Je suis la malheureuse victime d’un vampire. Et comme nous ne pouvons pas toutes vivre une histoire d’amour passionnée avec un jeune premier qui fait la gueule, je vis la mienne avec un arbre.

Il a l'air si triste, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession, à ce petit arbre vampire...

Il a l'air si triste, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession, à ce petit arbre vampire...

Non, je ne pratique pas la dendrophilie, contrairement à Max Aue (vous savez, le nazi pervers des Bienveillantes, celui qui saute sa soeur, les jeunes gens et les arbres. Ainsi que sa légitime.).

Le papier se contente de vampiriser mon temps (par papier, comprendre articles, études, livres… Par temps, comprendre temps.)

Macérations

Friday, January 29th, 2010

J’aime bien acheter des choses (je suis une fille très matérialiste) (c’est la faute à la société). Mais je n’aime pas les gens (bon, vous braquez pas, de loin, ça va). Du coup, ça pose comme un problème.

Parce qu’en général, pour acheter des choses, il faut sortir de sa tanière et aller dans la rue (c’est très désagréable, la rue). Il faut affronter l’adversité, se purger de ses peurs et les dominer. Très cathartique, comme processus. Mais je n’ai pas toujours envie d’affronter :

  • Les vendeuses (”Vous avez besoin d’aide ?” “Non-merci-je-ne-fais-que-regarder.”)
  • Les acheteuses (”Roh, il est sympa ce haut ! Vous me le passerez, après ?” “Heu, c’est-à-dire que c’est à moi.” “Oh.”)
  • La foule anonyme des trottoirs (ça ne devient personnel que quand on est dans le magasin. Surtout quand cette pouffiasse emporte pour l’essayer le machin que j’ai reposé à regret)
  • Les vêtements trop petits/trop grands/trop colorés ou déjà vendus
  • Les chaussures déjà vendues (est-ce ma faute si nous faisons toutes du 38?)

Acheter des choses est un calvaire, mais que ne ferai-je pas pour un peu de satisfaction immédiate ? (Bonne question, à vrai dire)

Du coup, prise par la frustration de l’absence de la taille de chaussures souhaitée, je tente l’achat en ligne. Il y a toutes sortes davantage à acheter en ligne. Déjà, on ne sort pas de chez soi. Ensuite. Euh. On relativise ?

Le problème, c’est qu’il faut attendre la livraison. Et ça dure un peu. Voire beaucoup.

L’attente dure.

Dure.

Dur.

Si mon colis n’arrive pas lundi, je saute par la fenêtre.

Edith : roh, Facteur, tu es un ange.