Posts Tagged ‘Petite note météo’

Sage comme une image

Friday, September 24th, 2010

Des Tex Avery, ceux que je préfère sont ceux qui illustrent des expressions argotiques, comme Symphony in Slang.

J’aime imaginer littéralement une expression, et tout simplement, j’aime les expressions, dans ce qu’elles ont de tarabiscoté et d’euphémistique. Une des expressions favorites du Papou pour signifier la perte de l’innocence des jeunes filles  est “elle a vu le loup péter sur la pierre de bois”.

Alors, quand je vois une expression minutieusement reproduite, c’est plus que mon petit coeur d’artichaud (si fondant et parfaitement assaisonné à la vinaigrette) ne peut en supporter ! Je bave devant ces tempêtes de poche, je meurs d’envie d’en tourner la manivelle et d’agiter l’océan.

Vogue, vogue...

Vogue, vogue...

John Lumbus, le créateur de cette petite merveille, fabrique des automates et des jouets mécaniques dans le Yorkshire depuis dix ans. Il me donne envie de partir trifouiller des choses dans les brocantes et vendre des bidules sur Etsy.

Une seule question me taraude : peut-on encore boire une nice cup of tea là-dedans?

Ze tendances of ze summer (vachement in time)

Sunday, August 15th, 2010

Il a beau pleuvoir comme vache qui pisse (je fais simplement la liaison avec mon billet précédent), cela n’empêche pas les tendances de l’été de proliférer, que ce soit dans le métro ou dans la rue.

La marinière est partout.

Je nous sens condamnés à la marinière.

Je nous sens condamnés à la marinière.

Partout, vous dis-je ! Rien à faire, que ce soit le matin ou le soir, j’en vois, quatre ou cinq, plus ou moins bien portées. A chaque fois, ça me fait sourire : s’il y a bien une chose que je suis incapable de (re)porter, c’est la marinière. J’en ai souffert toute mon enfance et mon adolescence*, si j’en remets une, ce ne sera que contrainte et forcée. Mais les tendances ont un effet étrange, je me sens parfois moutonnière et faible :  dans les magasins, je vois, avec horreur, mon bras se tendre vers un tissu rayé. Aussitôt, je récite mon mantra : “Armor Lux, Cotten et Saint James ; Armor Lux, Cotten et Saint James…” Et pouf, comme par magie, le corpus delicti perd de son aura tentatrice !

Une autre des tendances estivales qui me font glousser toute seule sur mon strapontin (août à Paris permet d’avoir au moins un strapontin tous les matins !), c’est le panier qui sert de sac à main. A chaque fois, cela me fait le même effet, j’ai l’impression que la femme en face de moi a lu attentivement Madame Figaro et s’est dit : “tiens, ça, le panier-sac à main pour avoir l’impression d’être sur le marché en Provence, c’est une super idée, je vais faire pareil !”

Evidemment, le panier en paille ou en raphia tressé, par ce temps, ce n’est pas idéal. Au moins, celles qui ont opté pour la marinière vivent le vêtement dans son élément naturel.

*La Bretagne, ça vous gagne !

Grrr

Wednesday, February 10th, 2010

Aujourd’hui, pour ma plus grande joie et mon plus grand bonheur, il neige dans La-Ville-au-Nord.

Un blanc manteau neigeux couvre La-Ville-au-Nord... Mais, genre, le manteau, il s'effiloche et ya de la bourre qui part. Ouais, cette comparaison est partie quelque part et ne reviendra pas...

Un blanc manteau neigeux couvre La-Ville-au-Nord... Mais, genre, le manteau, il s'effiloche et ya de la bourre qui part. Ouais, cette comparaison est partie quelque part et ne reviendra pas...

Entendons-nous. La neige, c’est joli par la fenêtre. C’est tout. S’il faut marcher dans les gros flocons froids, humides et aveuglants pour aller en cours, en bousillant ses chaussures et en se transformant en Bouli, le bonhomme de neige, la neige n’a aucun intérêt, voire pose problème.

Je veux bien restée béate cinq minutes, mais la perspective d’en entendre parler dans tous les médias locaux me déprîme d’avance. Les voitures et les passants anesthésiés à l’ouate qui se déplacent à deux à l’heure, c’est bien gentil, mais ça m’énerve.

Quand je suis énervée, j’aime partager. Sachez-le, neige = beurk.

Péripéties pluvieuses

Thursday, February 4th, 2010

Comme je n’ai pas Internet, dans mon petit terrier de La-Ville-au-Nord, je passe autant de temps que possible à la Grande Ecole pour alimenter mon addiction.

(Ceci ne sera pas le billet où j’avouerai ma radinerie congénitale qui m’empêche de payer un abonnement.)

Le corollaire de ce premier paragraphe implique que je rentre tard chez moi. En ces mois d’hiver, cela signifie que la nuit est tombée depuis longtemps mais que la pluie continue de le faire.

Il pleut !

Il pleut !

Je rentre donc, guillerette, dégoulinante et trottinante, mes excessives affaires sous le bras, saluant, de loin, les étudiants fêtards. Quand, soudain…

(Je ménage mes effets.)

Du four d’un porche, une voix m’appelle…

(Dudududuuumm)

Il mouille !

Il mouille !

Comme je suis d’un naturel serviable et naïf, je sursaute et m’apprête à partir en courant, mais la voix m’interrompt :

“Mademoiselle ! [j'aime bien quand on m'appelle comme ça, je me sens jeune. En même temps, Madame est plus respectueux. Et j'ai décidé de me faire appeler Madame. Mais Tout le Monde, ce traître, m'appellant toujours Madame, je suis donc devenue très sensible à Mademoiselle.] Je suis coincé dans la cour, pouvez-vous demander de l’aide à l’interphone ?”

Là, comme je suis une fille accomodante (bien qu’un peu crédule), au lieu de l’abandonner en ricanant, je cherche l’interphone, que je trouve – malgré ses explications très confuses – et transmets, solennelle :

“Bonsoir, votre frère est coincé dans la cour, il voudrait que vous l’aidiez.”

Et là, comme Prudence est mère de Sureté (Pauvres femmes, quels prénoms débiles), je pars sans demander mon reste.

Oui, c’est une non-histoire. Comment ça, vous n’aimez pas les histoires qui n’ont pas de chute ? Allez, mais c’est bien pour vous faire plaisir:

Il était une fois une reine si petite, si petite, que l’histoire est déjà finite [sic].

Contents, maintenant ?