Posts Tagged ‘Le Hibou’

Mi figue, mi raisin

Monday, March 8th, 2010

La nuit a été courte. Le Hibou avait du boulot en souffrance, qu’il a achevé vers trois heure du matin. Quant à moi, je me levais à 6h pour prendre le train et retourner dans La Ville au Nord.

C’est donc assez compréhensible que, le matin venu, j’erre au ralenti entre le lit et la douche. Que je parte, la tête dans du coton pour la gare.

Et que quelques heures plus tard, je découvre que, si j’ai une aisselle fraiche comme une rose, la seconde embaume le vieux clodo mal lavé*. Hélas ! dans mon brouillard matinal, j’ai omis d’oindre une aisselle de déodorant.

J’ai donc empesté unilatéralement aujourd’hui. Mi rose, mi clodo, je suis une femme libérée.

Car, voyez-vous, c’est une sorte de métaphore pour la journée des droits des femmes. L’on est parti d’une bonne intention, mais celle-ci, par manque d’attention, s’est rancie sur elle-même. Comme mon aisselle droite.

motivation_sexism

* Ces messieurs de la Cloche ont bien des qualités, mais l’abus du Roger-Gallet à la rose ne compte pas parmi elles.

Le chapeau comme signe de maturité capillaire

Monday, March 1st, 2010
Copyright Judy Horacek

Copyright Judy Horacek

Un jour, je serai une petite vieille dame (édentée, mais j’anticipe sur un avenir fort lointain) (car j’échappe triomphalement à l’irrégularité dentaire) et j’aurai -  outre moults chats – des chapeaux. Ils seront bizarres, et peut-être posées sur une chevelure aux reflets lilas ou bleus.

Cependant, je ne commencerai une collection de couvre-chefs que lorsque j’aurai des boîtes à chapeaux.

Haha.

Si seulement le Hibou avait des intentions aussi pures que les miennes, nous ne serions pas envahis de chapeaux à l’heure qu’il est. /mauvaise foi

Leçon n°1 de la vie en couple : persuader son partenaire qu’il est à l’origine du désordre ambiant et que vos chaussures ne sont nullement en cause.

La gâterie de 97

Tuesday, February 16th, 2010

Comme avec tout ça, on ne rigole pas comme des baleines, ici, je vais m’efforcer, en optimisant mes maigres capacités, de répondre au tag à la gâterie de 97 (on va préciser que 97.23 n’est pas forcément SFW). Laissez-moi vous avertir que ce ne va pas être de la tarte et que je ne reste pas trop dans l’esprit de 97.

Je transcende les règles !

Ah haaaa ! – Un étonnant retournement

En cette période de Carnaval, le plus étonnant retournement que je puisse concevoir serait de réussir à faire sauter les crêpes. Ce serait un exploit acclamé par la foule (incarné en le Hibou, bon prince). Malheureusement, je n’y suis guère arrivée qu’une seule fois, dans une cuisine si étriquée de La-Ville-au-Nord que j’y faisais seule sauter les crêpes, tandis que les autres se gavaient dans la salle à mangr voisine.

Le seul dénouement prévisible d’une telle tentative ? Que je fèle les plaques en vitro-céramique en faisant tomber la poêle dessus.

Mmmmh… – Un délice, un supplice – les deux sont liés

Faire l’amour en silence. Je suis une handicapée du silence, élément pourtant nécessaire en colocation, ou lorsque la chambre de l’autre côté du mur (dans une maison qui craque de partout) est celle de vos parents. J’imagine qu’il est inutile d’épiloguer sur le sujet.

(Ceci était une spéciale kass-dédi au Flamant Rose, qui joue toujours du piano avec beaucoup de panache dans ces moments un peu difficile à vivre. Pour elle.)

En fait, cest plus efficace quun piano. Prends note, Flamant Rose.

En fait, c'est plus efficace qu'un piano. Prends note, Flamant Rose.

Hinhinhin – La vengeance est un plat qui se mange froid

Je ne suis pas quelqu’un qui se venge beaucoup. Je peux garder rancoeur à quelqu’un, mais le temps que je me décide à l’exprimer, je n’y pense plus du tout.

Donc, pour quiconque voudrait se venger de moi, forcez-moi à prendre un dessert glacé, je déteste ça. (La seule glace que j’estime casher est le sorbet au citron. Le reste ne mérite pas d’être comestible).

Chabada bada – Gimme some “looooove”

Le moment neuneu de la journée ? Le réveil pateux aux côtés du Hibou, à coup de bécots niais, d’haleine fraiche et de grognements inintelligibles.

Le côté pervers du moment neuneu de la journée ? Tenter de convaincre le Hibou de partir au boulot pour garder le lit pour soi.

Ho, comme le bord du lit se rapproche !

Ho, comme le bord du lit se rapproche !

Crack boum huuuu – Un joujou extra (à ne pas mettre entre toutes les mains, mais peut-être entre toutes les …)

Je mène la guerre au Rabbit (sans jamais l’avoir essayé, notez-bien). Le Rabbit, incidemment excédemment Sex-and-the-City-esque  ne tient pas la route face à Hitachi Magic Wand. HTM n’a, à ma connaissance, pas de reviews négatives, petite prouesse qui compense sa laideur.

Naaaan, en fait, ce que j’aimerais, c’est un œuf télécommandé. Avec une télécommande manuelle et une autre à utiliser par Internet. Même si, a priori, c’est pas top. Mais bon, les sextoys, c’est plein de surprises (Rue 69 m’a cassé le Cône).

Ka tching ! – « Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » et peu importe son prix !

Mon péché mignon, celui auquel je cède immanquablement, quel que soit le prix – enfin, presque – ce sont les chaussures. Pas forcément des Louboutins, je me contente de peu. Notez, je vous prie ma Sainte Trinité : Repetto, Chie Mihara, Annabel Winship.

A ma mort, mon placard à chaussures devra ressembler à ça. Peu ou prou (oubliez le zèbre).

A ma mort, mon placard à chaussures devra ressembler à ça. Peu ou prou (oubliez le zèbre).

La Sainte Trinité n’aura pas changé d’ici à mes 24 ans. *Hint hint nudge nudge*

Aujourd’hui, c’est la fête !

Sunday, February 14th, 2010

J’avais l’intention d’ignorer paisiblement la Saint Valentin. Et puis, conjonction naturelle aidant, aujourd’hui, nous devions déjeuner avec mes grands-parents (ainsi que l’un de mes cousins et mon petit frère) puis aller au théâtre avec eux. Le Hibou avait JDR  et je devais dîner avec des copines pour fêter le Nouvel An Chinois (et manger des tangyuans quinze jours trop tôt).

La routine, en somme.

A vrai dire, la chose la plus spéciale que j’ai jamais fait pour la Saint Valentin fut d’inventer (en collaboration avec Monsieur mon Père) le néologisme  “s’appizzir” (2ème groupe).

S’apizzir, vb. intr. : s’apitoyer sur son sort en mangeant de la pizza froide le soir de la Saint Valentin. Exemple : “Nous nous apizzissions de concert sur l’infortune amoureuse de Marie-Bérengère” (Cyril Quiconque).

On avait formé une Société pour la Protection des Verbes des Deuxième et Troisième Groupes, voyez-vous. Et pour encourager leur utilisation, nous formions des néologismes qui n’étaient pas des verbes du premier groupe (appauvrissement de la langue et de la grammaire, tout ça tout ça…), comme s’arachnir sur la toile.

Bref, cette année, point de tranquille abstraction : le sort en a décidé autrement.

J’ai une gastro-entérite (romantiquement et sexuellement, je me sens au top).

En hommage à mon charme entêtant, le Hibou (moultes fois dérangé pendant la nuit) m’a donc écrit un petit quelque chose :

Vomit is yellow and poo-poo is soft, you passed out on the crapper but I still love you.

Je sais, ne dîtes rien. Ce garçon est un monstre de romantisme.

Roh, si c'est pas chou et émouvant ce coeur sur notre lit !

Roh, si c'est pas chou et émouvant ce coeur sur notre lit !

Aujourd’hui, c’est la fête du Coca : faut se réhydrater.

Le plus gros organe sexuel

Thursday, February 11th, 2010

C’est le cerveau. (J’aime répéter des platitudes et des lieux communs.)

Là, quest ce que je vous disais ? Via Philippe Tastet

Là, qu'est ce que je vous disais ? Image de Philippe Tastet.

Le Hibou, qui a un gros cerveau, est au courant. Et, au moins, dans ses aventures (à deux heures de TGV de Paris), il a eu la présence d’esprit de voler leur sopalin à Roger R. et la Vierge guerrière.

Sopalin que j’approuve :

J'le dis tout le temps au Hibou, si si.

J'le dis tout le temps au Hibou, si si.

Roh, ça aussi j'lui dis beaucoup !

Roh, ça aussi j'lui dis beaucoup !

Ce sopalin a donc mon aval. Je dirai même que c’est presque du gachis de s’en servir (les deux feuilles rapportées par le Hibou sont précieusement rangées, en sécurité).

En tout cas, la cuisine n’est peut-être pas l’endroit le plus approprié. Après tout, le plus gros organe sexuel de l’Homme étant le cerveau, vous n’avez peut-être pas envie de vous trouver au milieu des coquillettes quand votre Don Juan capte enfin le message – message assez peu subtil au demeurant.

Les coquillettes, yen a toujours partout.

Source de l’image : Philippe Tastet

Dans la vraie vie, le Hibou n’a pas de couvre-feu (la vraie vie, c’est quand il est à Paris)

Sunday, February 7th, 2010

Minuit onze, sonnerie insistante du téléphone. Je décroche, pâteusement.

“Bonsoir, c’est le père du Hibou. Il n’est pas rentré à l’hôtel, est-ce que tu sais où il est ?

- Heu, il dînait avec Roger R., il est sans doute en train de rentrer, là.

- Parce qu’il devait être rentré à l’hôtel avant minuit et il n’est toujours pas là…

- Ben, il va sans doute pas tarder, on a échangé des sms vers 22h. Je peux essayer d’appeler Roger R. pour savoir.” J’entend la mère du Hibou marmonner quelque chose derrière, j’imagine que c’est une approbation, parce que :

“Oui, ça serait bien…”

Me voilà bien. Il est minuit passé, en semaine, et je dois découvrir un numéro de téléphone et harceler plusieurs personnes.

Arg.

Arg.

Vous ne comprenez rien ? C’est normal. J’explique vite fait : le Hibou, pour des raisons professionnelles, est parti trois jours à deux heures de TGV de Paris. Il dort donc à l’hôtel et a décidé d’en profiter pour dîner avec Roger (une amie) (on dirait pas, vu le surnom, mais j’étais en manque d’idée) (c’est le Hibou qui a refusé ma suggestion de Théoscopia, qui était pourtant bien, aussi) (il a des idées encore plus nulles que les miennes).

Je dérange des copines, qui répondent avec la promptitude caractéristiques de mes amies (ça ne fait pas de mal de lancer des fleurs) (mais,  merci beaucoup, les filles) et me donnent le numéro de téléphone de Roger.

J’appelle Roger :

“Bonsoir Roger, c’est la Souris. Désolée de te déranger si tard, les parents du Hibou s’inquiètent parce que l’heure du couvre-feu est passé et qu’il ne leur a pas encore donné signe de vie. Tu pourrais lui dire de leur téléphoner, si il est toujours là ?”

Hélas, le Hibou était déjà parti depuis une demi-heure, accompagné du colloc* de Roger, histoire de réussir à trouver la station de métro. Son retard s’explique : il a deux changements à faire (dans les métro de province, la nuit, on peut attendre longtemps). Ouais, Roger l’avait ramené sur son campus (de gauche) où des moutons irlandais noirs s’occupent écologiquement de la tonte du gazon (c’est des cracks, les moutons en guise de régulation écologique de la croissance des herbacées). En sortant du métro, le Hibou doit encore traverser le quartier des prostituées pour arriver à l’hôtel. (Cette partie-là, je vais éviter de la raconter dans mon rapport.)

Je connais mon Hibou : il a un peu du mal à empêcher les prostituées de lui tenir la jambe, surtout seul, donc le temps qu’il rentre… (Par exemple, il y en a une, près de la Gare de Lyon, qu’il évite très soigneusement.)

Je rappelle les parents du Hibou, qui m’aprennent qu’ils viennent de lui parler et que les féroces habitants de cette contrée étrange ne l’ont pas dévoré. Ok. (En vrai, la mère du Hibou m’a juste dit qu’elle l’avait eu. Mais je transcris ce qu’elle pensait certainement.)

Tout est bien dans le meilleur des mondes, et, jalouse, j’inonde le Hibou de messages pour réclamer mon coup de fil vespéral.

* Le colloc de Roger se décrit lui-même comme étant une “vierge guerrière”. Parce que c’est une colloc.** Ouais. On peut dire que Roger s’appelle Roger parce qu’elle a tenté de me faire croire à un changement de sexe de son colloc, ça ferait sens, non ? Non ? Ah bon.

** Là, si j’étais une fille vulgaire, je ferai une remarque sur le fait que, si les filles des campus de gauche s’auto-décrivent comme des vierges guerrières, la présence des moutons s’expliquent (pas en tant que tondeuses en gazon). Mais je vais laisser tomber.

Vas-y, Sonja ! Frappe-les, ces sales machos ! Te laisse pas intimider !

Vas-y, Sonja ! Frappe-les, ces sales machos ! Te laisse pas intimider !

J’avais trouvé un surnom à la mère du Hibou, mais il pourrait être mal interprété, alors je me retiens.

L’œil était dans la tombe, et regardait Caïn

Monday, January 25th, 2010

Comme je l’exposais, Shovel, mon frère (cadet) (mais majeur), était dans l‘incapacité de faire sa lessive. D’abord parce qu’il était en révision de partiels, et ensuite parce que je crois bien qu’il ne l’a jamais faite (l’option pressing, bien que tentante, me paraît peu viable financièrement).

Mon frère, la pelle.

Shovel, donc, dépend exclusivement des bonnes âmes (des bonnes femmes, oui) de sa famille pour conserver un minimum de respect social. Beaucoup de gens perdent tout respect pour les gens portant toujours le même t-shirt pourri. Surtout si le t-shirt est à l’évidence gratuit, à l’évidence un t-shirt de staff d’une asso étudiante, et, à l’évidence celui d’une asso n’appartenant pas à l’Ecole d’Informatique. Parce que les t-shirts ont été fournis par la Souris.

Et oui, quand je trouve des t-shirts pourraves qui traînent, je demande aux gens s’ils veulent bien me les donner, mon petit frère aiment ça. J’ai donc pu faire le triste bilan qui suit. Sur les 9 t-shirts que j’ai lavé, j’ai relevé qu’il y avait:

  • 2 t-shirts Puma
  • 1 t-shirt de l’Ecole d’Informatique
  • 1 t-shirt d’une ancienne campagne BDE de la Grande Ecole (le slogan étant vaguement informatique, ça doit passer)
  • 3 t-shirts “Staff” d’une asso de karting de la Grande Ecole
  • 2 t-shirts de l’asso de littérature de la Grande Ecole (slogan : “livre-toi”, l’Ecole d’Informatique en fera ce qu’elle voudra…)

Que du beau linge en somme.

Donc, tout ce petit trésor de créativité commence à être sérieusement usé. Ceci est un appel aux masses laborieuses : sauvez Shovel, offrez-lui des t-shirts cools !

(Pour conseil, renseignez-vous auprès du Hibou – qui rêva pendant 3 ans d’un t-shirt avant qu’un généreux donateur ne lui en fasse cadeau – ou référez-vous aux bonnes crêmeries)

En voilà du t-shirt raisonnable !

N’oublions pas que Shovel, qui est un grand garçon ( soulignons-le, ça n’est pas forcément immédiatement apparent comme information), se fait aussi à manger.

- J’ai découvert un truc : quand tu rajoutes des machins dans la soupe en brique du supermarché, ben, ça l’améliore vachement.

- Ah oui ? [fait la Souris, s'imaginant naïvement que son frère* irait y mettre des onions revenus à la poêle, des lardons, des croutons ou du fromage.]

- Ouais, j’ai mis du sel et du poivre et waaaaaaaaa !

- Ah, oui.

- Et de l’huile aussi ! C’est fou la différence que ça fait l’huile ! C’est super bon !

- … Oui.

Oui, n’est-ce pas. C’est émouvant, la découverte des condiments. L’homme civilisé qui assaisonne sa pitance, tout ça…

J’m'en fous, la prochaine fois, c’est Grand-Mère qui s’y colle.

*Je confondais mes deux frères. C’est quelque chose que HeX ferait, pas Shovel.

Où il est question de baptême et de Lady Gaga (mais les deux ne sont pas liés)

Tuesday, January 19th, 2010

Je vis actuellement en alternance avec le Hibou (l’alternance est avec La-Ville-au-Nord) et j’ai l’intention de faire passer cela à la permanence dans un avenir plus ou moins proche.

L’avenir est plus ou moins proche pour tout un ensemble de questions, en particulier celle de la religion. Enfin. Des religions. Parce que, môa, je suis une catholique bon teint (et bon chic bon genre, si vous savez lire un peu entre les lignes, bordel à chier, kô-aaah). Mais le Hibou a le mauvais goût d’être orthodoxe, et on s’est disputé ya un petit millénaire avec ces ânes batés (incapables de reconnaître la supériorité et l’autorité naturelle du Siège de Pierre, les cons).

Donc, comme c’est moins chiant d’épouser un orthodoxe qu’un athée, j’épouse l’orthodoxe. (L’athée en lui fait parfois un peu la gueule.) Pour épouser l’orthodoxe, il me faut deux ou trois bricoles, dont un certificat de baptême en bonne et due forme. Bizarrement, quand les gens émigrent, le certificat de baptême n’est pas une de leurs priorité. Ouais, je sais. Moi aussi ça m’a laissée sans voix.

La quête du certificat de baptême a donc été lancée en grande pompe. Quête un peu complexe, les dictatures communistes ne tenaient pas tant que ça à permettre aux tovaritchs de s’abreuver de lait (opiacée) à la mamelle de notre Sainte Mère l’Eglise (sauf que comme c’est une Eglise orthodoxe, elle est légèrement moins bien que si c’était la catholique. Vous suivez ?). Donc le Très Vieux Hibou téléphone aux popes (ou au pope, c’est difficile de parler à plusieurs dans un combiné. Mais peut-être ont-ils fait un conf call. C’est hype. Je suis hype.) et leur dit (en natif. C’est la langue que l’on parle en Estrangie, comme dirait Pétronille.) :

- Le Hibou voudrait son certificat de baptême.

- Pas de problème. Pourquoi il veut son certificat, le petit Hibou ?

- Bah, il va se marier avec une Souris catholique et…

- Ah mais faut la convertir la Souris ! Le petit Hibou a pas envie qu’elle soit une bonne orthodoxe, sa Souris ?

- Ben, c’est-à-dire… Faudrait savoir… pour le certificat d’abord…

- Eh, mais bien sûr qu’il est baptisé, le petit. C’est un bon Natif et tous les Natifs sont de bons orthodoxes. D’ailleurs, vous aussi, vous êtes un bon orthodoxe, on va vous envoyer le certificat et vous allez faire une donation. Comme un bon orthodoxe.

- Oui ?

- Oui.

C’est funky groovy, la Nativie. Maintenant, je vous laisse. Je vais bosser ma théologie et m’entrainer à compter les billets dans une enveloppe rien qu’en la palpant.

Sinon, vous trouvez pas que ça ressemble vachement à quelque chose que Lady Gaga porterait ?

Sympa, la formation cristalline. Mais pas forcément très confortable.

C’est l’oeuvre d’un certain Guo Pei (ce nom me dit quelque chose…) et ça a été présenté à la Hong Kong Fashion Week, lors du HK Fashion Extravaganza 2010  (Photo par Victor Fraile/Getty Images). Avec la sagesse et le flair modesque (je peux si je veux) qui me caractérisent, je vous fais noter les chaussures, choix assez infortuné, qui déséquilibrent la composition.

Mais bon, on n’a pas vu le haut. Pics, plz.

Moi aussi je peux jouer à la bloggueuse mode qui se la pète (ouais, Victime, tu te disais que dimanche, c’était une brève aberration ? Que dalle).

Kiki jolie

Sunday, January 17th, 2010

Je suis une vraie fille. Je m’épile douloureusement et laborieusement. Je fais des choses bizarres avec mes cheveux. Je me trouve moche/jolie selon les jours. Et j’ai des fantasmes inassouvis de chaussures.

Les chaussures sont une passion coûteuse, tant pour le portefeuille que pour le peton délicat. La grôle idéale (lire : sexy et confortable) est une perle rare, qui implique moultes recherches et moultes souffrances. Abrégeons.

Comme beaucoup, je fais un blocage sur les chaussures Repettos. Pas sur les ballerines, mais sur celles de leurs chaussures dérivées de chaussures de danse. Et parfois, les fantasmes sont assouvis.

Pour couper court à de longues digressions (Gitane ? Mais Gitane n’existe que avec un dessus verni, pas idéal pour danser avec de jeunes brutes de cavaliers… Je serai mal à l’aise avec un talon plus haut. Non ? Quelle couleur choisir, comment se décider, faut-il vraiment trancher ? Mon Dieu, que faire, mondieukefaïre), voici mon petit péché.

Kiki

Kiki

Notons que je ne sais pas poser, même si ce ne sont que mes pieds et que je ne suis pas obligée de sourire.

Kiki, encore

Kiki, encore

La pose s’améliore un peu (j’ai suivi les directives du Hibou, mais il n’a pas eu la patience de refaire trois fois la photo) (Non seulement je suis coincée quand on me prend en photo, mais je ne suis pas docile).

Et, Kiki fermement arrimée aux pieds, j’ai l’intention de danser la valse.

(Note pour la Mésange : je considère, malgré les modifications apportées, qu’il s’agit toujours de chaussures de danse)

Dommage, pas de pratique de valse avant le 6 février.

shoe_protest

I live with Severus Snape, bitches !

Saturday, January 2nd, 2010

J’ai eu une épiphanie tout à l’heure, alors que le Hibou cuisinait les crêpes dominicales (saturnales cette semaine, en raison d’un rendez-vous demain soir) : j’ai brutalement réalisé que je vivais avec Severus Snape tel qu’il était phantasmé par tout le fandom Harry Potter, vers 2006. Ayant décroché, je ne peux trop m’avancer sur les goûts actuels du fandom…

Toujours est-il, si l’on sait que le Hibou est :

  • pâle, voire livide
  • doté d’un grand nez, crochu
  • grand et silencieux, traversant les foules sans toucher personne (ou presque)
  • d’aspect froid et peu sympathique (mais en fait, au fond, c’est un gros roudoudou à la crème, exactement comme Snape !)
  • manipulateur et calculateur, mais adorablement intellectuel (contrairement à Snape, il ne boit pas de cognac au coin de la cheminée en lisant un bon roman, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie, surtout une cheminée à Paris)
  • coiffé à la Alan Rickman, avec des cheveux gras du plus bel effet

l’on comprend tout à fait que j’ai pu noter une certaine ressemblance avec Snape, d’autant que je suis certaine que le Hibou aurait été très doué avec une baguette magique…

Et donc, je l’ai hurlé au Hibou. Trois fois. En lui sautant dessus et en manquant de me brûler avec les crêpes. Et en demandant simultanément si je pouvais l’appeler Severus au lit.

Il n’est pas d’accord.


- Allez, fais pas la tête. J’ai dit que t’avais les cheveux gras, mais je t’ai comparé au personnage le plus sexy et romantique d’une série de livres vendu à plus de 400 millions d’exemplaires à travers le monde ! (Et c’est le Dieu du Sexe de Slytherin)

- …

- Ben, peut-être que tes cheveux auraient meilleure allure si tu les faisais couper plus court, tu crois pas ?