Posts Tagged ‘Le Flamant Rose’

De l’essence du Fancy Club

Monday, July 26th, 2010

Le Fancy Club fut fondé au Foyer des soeurs, en réaction au visionage excessif de Fight Club et à la pression inhérente aux prépas.

Comme nous ne pouvions guère commencer à nous bastonner brutalement en cours ou à la cantine, nous décidâmes de nous déguiser. C’était plus soft et plus réalisable à notre échelle. Il y eu la journée Girly, un peu trop rose et gloussante. Puis la journée Romantique (ou Jane Austen), la journée Fight Club, la journée hippy, la journée school girl…

Puis, il y eut une longue pause.

Très longue.

Et un soubresaut de rebellion, une envie de liberté, d’évasion. Je proposai un thème pour le 14 Juillet.

Bleu-blanc-rouge. Simple et efficace.

Bilan ? Eh bien, le Flamant Rose*,  la Lionne, la Mésange et moi portâmes les couleurs choisies, et même le Hibou fit un effort pour s’intégrer dans le thème en mettant un ruban rouge à son chapeau !

Le 14 Juillet, ça titille aussi la fibre patriotique des marketeux.

Une toute petite longueur d'avance. Mais le bal des pompiers, c'est sympa aussi.

Bah, le bal des pompiers, c'était sympa aussi !

* Pardon, cher Flamant!

Laissez-moi vous lécher les pieds !

Saturday, July 3rd, 2010
Lèche-pieds.

Lèche-pieds.

Ou pas.

Je trottinais ce matin dans La-Ville-au-Nord, vaquant à mes occupations, quand un homme d’une trentaine d’années m’aborda et me demanda si je voulais bien l’aider : il subissait un bizutage* de sa nouvelle entreprise et avait besoin d’aide.

En jeune fille serviable et bien élevée, j’accepte de l’aider. Je m’attendais à ce qu’il me demande de lui indiquer une rue, un monument, une histoire locale… Et là, il me tend son appareil photo et me demande de le filmer tandis qu’il détachera mes sandales et me lèchera les pieds.

Un ange passe.

Pas ce genre danges.

Pas ce genre d'anges.

C’est difficile de trouver des gens qui acceptent, me dit-il, souriant.

J’ai dit non et j’ai pris la poudre d’escampette. J’étais seule avec lui dans une rue déserte et isolée, il venait de me croiser en voiture et s’était arrêté spécialement pour me parler. Tout ça paraissait louche.

Un bizutage se fait au grand jour, en public. Et quel genre de bizuteurs n’assiste pas en personne et préfèrent une vidéo ? Si cela avait été sur la Grand’Place, à midi, j’aurai simplement trouvé désagréable d’aborder une personne seule. Mais là ? Louche et creepy.

Ah, Inconnu, si vous aviez été aussi beau gosse... (ça aurait été quand même non, à vrai dire)

Inconnu, Inconnu, qu'imaginiez-vous donc ?

Quoiqu’en dise le Flamant Rose, je ne pense pas avoir une tête de dominatrice mais je n’en comprends pas moins le fétiche (tous en choeur ! My kink is not your kink, but your kink is okay too). D’ailleurs, ma collection de chaussures en est bien la preuve. Et puis, le fétiche des pieds, c’est classique, pas bizarre comme pour les poulpes. De grands noms reconnaissent publiquement aimer les pieds – hey, les pieds, c’est cool ! Juste, pas avec un inconnu dans la rue.

Allez, qui, ici, se doutait que le développement de la podophilie était lié au risque plus grand de maladies vénériennes ? La podophilie est attestée dès le XVIe s. mais cela m’étonnerait fort qu’il n’y en ai pas trace plus tôt. C’est l’un des fétiches les plus populaires, qui a une forte présence sur Internet et que l’on retrouve sous de nombreuses formes : pieds bandés, massages, pédicure par les poissons, fétichisme pour les chaussures…

J’aime les pieds. Pouet.

Nan, mais en entreprise, le bizutage, c’est de chercher de l’huile de coude, ou la clef des champs, non ?

(Space) Invaders

Thursday, June 24th, 2010

La semaine dernière, le Hibou et moi avons passé peu de temps à la maison à cause de déplacements professionnels. Du coup, ce fut une semaine sans visite à la cuisine (que nous avons fort jolie).

La cuisine, vexée d’être délaissée, s’est trouvé d’autres admirateurs. En l’occurence, des admiratrices qui arrivaient en procession, se prosternaient devant le pot de miel et repartaient pleines de révérence.

C’est-à-dire que les fourmis passaient par la porte-fenêtre de la pièce à vivre, traversaient celle-ci, entraient dans la cuisine, se chargeaient de nourriture et repartaient par le même chemin.

Rien que de chercher cette photo, javais la bouteille deau de Javel qui me démangeait.

Rien que de chercher cette photo, j'avais la bouteille d'eau de Javel qui me démangeait.

Joie, bonheur, allégresse.

Quand, j’ai vu cela, mon sang n’a fait qu’un tour et je me suis trouvée dans la position peu enviable de l’horrible dictateur ordonnant des génocides (sauf qu’ici, c’est : j’ordonne et j’exécute). J’ai donc sortie ma plus belle grimace de sadique à la petite semaine et ma bouteille d’eau de Javel et j’ai noyé les fourmis. Dans l’eau de Javel. Avec force “gnnn”, “rahhh”, “couic” et autres onomatopées (j’ai le verbe facile). J’ai bouché les aérations de la porte-fenêtre avec du coton imbibé d’eau de Javel. J’ai pshité de la bombe “anti-rampant” (vu la réaction de l’araignée, c’est super efficace). J’ai pourchassé les survivantes. Je les ai tuées à la cuillère.

Je suis Hitler, se redressant au-dessus des cadavres sauvagement écrasés des fourmis (ça a la vie dure, ces petites bêtes) (ouais, ras le bol des requêtes porno, j’ai envie d’accumuler du point Godwin).

Rien à voir, mais comme c’est fou et bizarre comme info : le Flamant Rose n’a découvert ce qu’étaient les Space Invaders parisiens que lundi.

La gâterie de 97

Tuesday, February 16th, 2010

Comme avec tout ça, on ne rigole pas comme des baleines, ici, je vais m’efforcer, en optimisant mes maigres capacités, de répondre au tag à la gâterie de 97 (on va préciser que 97.23 n’est pas forcément SFW). Laissez-moi vous avertir que ce ne va pas être de la tarte et que je ne reste pas trop dans l’esprit de 97.

Je transcende les règles !

Ah haaaa ! – Un étonnant retournement

En cette période de Carnaval, le plus étonnant retournement que je puisse concevoir serait de réussir à faire sauter les crêpes. Ce serait un exploit acclamé par la foule (incarné en le Hibou, bon prince). Malheureusement, je n’y suis guère arrivée qu’une seule fois, dans une cuisine si étriquée de La-Ville-au-Nord que j’y faisais seule sauter les crêpes, tandis que les autres se gavaient dans la salle à mangr voisine.

Le seul dénouement prévisible d’une telle tentative ? Que je fèle les plaques en vitro-céramique en faisant tomber la poêle dessus.

Mmmmh… – Un délice, un supplice – les deux sont liés

Faire l’amour en silence. Je suis une handicapée du silence, élément pourtant nécessaire en colocation, ou lorsque la chambre de l’autre côté du mur (dans une maison qui craque de partout) est celle de vos parents. J’imagine qu’il est inutile d’épiloguer sur le sujet.

(Ceci était une spéciale kass-dédi au Flamant Rose, qui joue toujours du piano avec beaucoup de panache dans ces moments un peu difficile à vivre. Pour elle.)

En fait, cest plus efficace quun piano. Prends note, Flamant Rose.

En fait, c'est plus efficace qu'un piano. Prends note, Flamant Rose.

Hinhinhin – La vengeance est un plat qui se mange froid

Je ne suis pas quelqu’un qui se venge beaucoup. Je peux garder rancoeur à quelqu’un, mais le temps que je me décide à l’exprimer, je n’y pense plus du tout.

Donc, pour quiconque voudrait se venger de moi, forcez-moi à prendre un dessert glacé, je déteste ça. (La seule glace que j’estime casher est le sorbet au citron. Le reste ne mérite pas d’être comestible).

Chabada bada – Gimme some “looooove”

Le moment neuneu de la journée ? Le réveil pateux aux côtés du Hibou, à coup de bécots niais, d’haleine fraiche et de grognements inintelligibles.

Le côté pervers du moment neuneu de la journée ? Tenter de convaincre le Hibou de partir au boulot pour garder le lit pour soi.

Ho, comme le bord du lit se rapproche !

Ho, comme le bord du lit se rapproche !

Crack boum huuuu – Un joujou extra (à ne pas mettre entre toutes les mains, mais peut-être entre toutes les …)

Je mène la guerre au Rabbit (sans jamais l’avoir essayé, notez-bien). Le Rabbit, incidemment excédemment Sex-and-the-City-esque  ne tient pas la route face à Hitachi Magic Wand. HTM n’a, à ma connaissance, pas de reviews négatives, petite prouesse qui compense sa laideur.

Naaaan, en fait, ce que j’aimerais, c’est un œuf télécommandé. Avec une télécommande manuelle et une autre à utiliser par Internet. Même si, a priori, c’est pas top. Mais bon, les sextoys, c’est plein de surprises (Rue 69 m’a cassé le Cône).

Ka tching ! – « Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » et peu importe son prix !

Mon péché mignon, celui auquel je cède immanquablement, quel que soit le prix – enfin, presque – ce sont les chaussures. Pas forcément des Louboutins, je me contente de peu. Notez, je vous prie ma Sainte Trinité : Repetto, Chie Mihara, Annabel Winship.

A ma mort, mon placard à chaussures devra ressembler à ça. Peu ou prou (oubliez le zèbre).

A ma mort, mon placard à chaussures devra ressembler à ça. Peu ou prou (oubliez le zèbre).

La Sainte Trinité n’aura pas changé d’ici à mes 24 ans. *Hint hint nudge nudge*