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Tic. Toc. Tic.

Monday, January 18th, 2010

L’un des mes petits bonheurs est, bizarrement, mon mouvement pendulaire entre La-Ville-au-Nord et Paris, ce sont les trains. L’heure de train pour aller de l’une à l’autre, c’est mon somme du matin, mon magazine du soir, ma rêverie qui traînasse, mon bouquin qui s’étire…

Bien sur, parfois, c’est l’heure coincée à côté d’un déficient de l’anti-poireaux, d’un mal-embouché expansif ou d’une accroc des bagages, si bien encastrée entre ses trois fourre-tout et sa valise que l’on reportera tout besoin pressant. Mais en général, c’est une pause. Un peu hors du temps, et parfois, elle l’est tellement que l’heure s’allonge insensiblement.

Ou elle s’allonge excessivement. Et la SNCF, en la personne du chef de train, multiplie les annonces lénifiantes à des clients qui récriminent avec une vigueur dont on les aurait pas cru capables plus tôt.

Avec le mauvais temps des dernières semaines, les trains ont ralenti, pour le plus grand retard des professeurs. Quand on vient enseigner dans la Grande Ecole, on ne prend pas un train trop matinal. Et on ne marche dans la neige (le sel, ça abime les Berluttis). On reste échoué à la gare, à attendre un hypothétique taxi. Et on laisse les étudiants attendre un hypothétique expert.

Rentrée dans La-Ville-au-Nord

Monday, January 11th, 2010

Je suis rentrée à La-Ville-au-Nord, et, à ma grande surprise, toute ma plomberie n’a pas gelée. J’irai même jusqu’à avancer que les températures sont tout à fait supportables, sans doute grâce à l’absence totale de vent.

Après ce bref bulletin météorologique – je me suis découverte une passion insoupçonnée, depuis que le froid traverse mes manteaux – passons aux choses sérieuses.

C’est-à-dire, si, par choses sérieuses, l’on entend bien les pittoresques habitants de La-Ville-au-Nord. Par exemple, admirez ce specimen, arborant son sac à dos Bob l’Eponge.

Air niais, regard fixe...

Air niais, regard fixe...

Notez la touche mode du jeune homme, qui s’est mis en peine de porter son caleçon (non, nous ne parlerons pas de Facebook aujourd’hui) jaune (toujours pas, ne me tentez pas), afin de s’harmoniser avec ce vieux Bob. Cahin-caha, Bob, ballant des bras, scrute la rue pour la plus grande terreur des passants ah non, je suis la seule à avoir la nausée en le voyant, c’est vrai solidement harnaché sur le dos de son symbiote humain. L’invasion est proche.

Heureusement, les températures polaires sauront défaire l’ennemi, plus habitué aux plages tropicales.

Non, cette obsession pour la météo n’est pas une raison pour m’appeler Mamie.