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Le plus gros organe sexuel

Thursday, February 11th, 2010

C’est le cerveau. (J’aime répéter des platitudes et des lieux communs.)

Là, quest ce que je vous disais ? Via Philippe Tastet

Là, qu'est ce que je vous disais ? Image de Philippe Tastet.

Le Hibou, qui a un gros cerveau, est au courant. Et, au moins, dans ses aventures (à deux heures de TGV de Paris), il a eu la présence d’esprit de voler leur sopalin à Roger R. et la Vierge guerrière.

Sopalin que j’approuve :

J'le dis tout le temps au Hibou, si si.

J'le dis tout le temps au Hibou, si si.

Roh, ça aussi j'lui dis beaucoup !

Roh, ça aussi j'lui dis beaucoup !

Ce sopalin a donc mon aval. Je dirai même que c’est presque du gachis de s’en servir (les deux feuilles rapportées par le Hibou sont précieusement rangées, en sécurité).

En tout cas, la cuisine n’est peut-être pas l’endroit le plus approprié. Après tout, le plus gros organe sexuel de l’Homme étant le cerveau, vous n’avez peut-être pas envie de vous trouver au milieu des coquillettes quand votre Don Juan capte enfin le message – message assez peu subtil au demeurant.

Les coquillettes, yen a toujours partout.

Source de l’image : Philippe Tastet

Dans la vraie vie, le Hibou n’a pas de couvre-feu (la vraie vie, c’est quand il est à Paris)

Sunday, February 7th, 2010

Minuit onze, sonnerie insistante du téléphone. Je décroche, pâteusement.

“Bonsoir, c’est le père du Hibou. Il n’est pas rentré à l’hôtel, est-ce que tu sais où il est ?

- Heu, il dînait avec Roger R., il est sans doute en train de rentrer, là.

- Parce qu’il devait être rentré à l’hôtel avant minuit et il n’est toujours pas là…

- Ben, il va sans doute pas tarder, on a échangé des sms vers 22h. Je peux essayer d’appeler Roger R. pour savoir.” J’entend la mère du Hibou marmonner quelque chose derrière, j’imagine que c’est une approbation, parce que :

“Oui, ça serait bien…”

Me voilà bien. Il est minuit passé, en semaine, et je dois découvrir un numéro de téléphone et harceler plusieurs personnes.

Arg.

Arg.

Vous ne comprenez rien ? C’est normal. J’explique vite fait : le Hibou, pour des raisons professionnelles, est parti trois jours à deux heures de TGV de Paris. Il dort donc à l’hôtel et a décidé d’en profiter pour dîner avec Roger (une amie) (on dirait pas, vu le surnom, mais j’étais en manque d’idée) (c’est le Hibou qui a refusé ma suggestion de Théoscopia, qui était pourtant bien, aussi) (il a des idées encore plus nulles que les miennes).

Je dérange des copines, qui répondent avec la promptitude caractéristiques de mes amies (ça ne fait pas de mal de lancer des fleurs) (mais,  merci beaucoup, les filles) et me donnent le numéro de téléphone de Roger.

J’appelle Roger :

“Bonsoir Roger, c’est la Souris. Désolée de te déranger si tard, les parents du Hibou s’inquiètent parce que l’heure du couvre-feu est passé et qu’il ne leur a pas encore donné signe de vie. Tu pourrais lui dire de leur téléphoner, si il est toujours là ?”

Hélas, le Hibou était déjà parti depuis une demi-heure, accompagné du colloc* de Roger, histoire de réussir à trouver la station de métro. Son retard s’explique : il a deux changements à faire (dans les métro de province, la nuit, on peut attendre longtemps). Ouais, Roger l’avait ramené sur son campus (de gauche) où des moutons irlandais noirs s’occupent écologiquement de la tonte du gazon (c’est des cracks, les moutons en guise de régulation écologique de la croissance des herbacées). En sortant du métro, le Hibou doit encore traverser le quartier des prostituées pour arriver à l’hôtel. (Cette partie-là, je vais éviter de la raconter dans mon rapport.)

Je connais mon Hibou : il a un peu du mal à empêcher les prostituées de lui tenir la jambe, surtout seul, donc le temps qu’il rentre… (Par exemple, il y en a une, près de la Gare de Lyon, qu’il évite très soigneusement.)

Je rappelle les parents du Hibou, qui m’aprennent qu’ils viennent de lui parler et que les féroces habitants de cette contrée étrange ne l’ont pas dévoré. Ok. (En vrai, la mère du Hibou m’a juste dit qu’elle l’avait eu. Mais je transcris ce qu’elle pensait certainement.)

Tout est bien dans le meilleur des mondes, et, jalouse, j’inonde le Hibou de messages pour réclamer mon coup de fil vespéral.

* Le colloc de Roger se décrit lui-même comme étant une “vierge guerrière”. Parce que c’est une colloc.** Ouais. On peut dire que Roger s’appelle Roger parce qu’elle a tenté de me faire croire à un changement de sexe de son colloc, ça ferait sens, non ? Non ? Ah bon.

** Là, si j’étais une fille vulgaire, je ferai une remarque sur le fait que, si les filles des campus de gauche s’auto-décrivent comme des vierges guerrières, la présence des moutons s’expliquent (pas en tant que tondeuses en gazon). Mais je vais laisser tomber.

Vas-y, Sonja ! Frappe-les, ces sales machos ! Te laisse pas intimider !

Vas-y, Sonja ! Frappe-les, ces sales machos ! Te laisse pas intimider !

J’avais trouvé un surnom à la mère du Hibou, mais il pourrait être mal interprété, alors je me retiens.