Posts Tagged ‘Intense jalousie’

Où l’on parle enfin du Monster Ball

Sunday, June 6th, 2010

Cet article a tardé parce que les mots me manquaient et l’euphorie qui a suivi le concert a mis un certain temps à s’évaporer.

Donc, comment dire.

Gaga était à Paris, elle a chanté et dansé comme un démon, c’était mythique.

J’ai l’adjectif facile et généreux.

Our Lady of the Freaks, in Her crowning glory

Our Lady of the Freaks, in Her crowning glory

J’étais dans la fosse vendredi soir, avec ma bouteille d’eau débouchée (pour éviter que je tape mes voisins avec, a expliqué la sécurité à l’entrée. J’ai l’air that agressive) Jewel, une de ses copines et un certain nombre de gays (dédicace spéciale à toi, devant nous dans la queue, et tes écrase-merdes pour “bousiller du pied dans la fosse”. Tu étais un mec sympa et convivial.)

Et comme tout le monde, j’ai ri quand elle a dit en jetant vers le fond de la scène, le chat en peluche :

Qu’est-ce que say ? Un chat ? Je n’ayme pas les chats, je n’ayme que les pussies.

Et comme tout le monde, j’ai versé ma petite larme quand elle a chanté Speechless. (Pas comme tout le monde, j’ai noté qu’elle avait des bottes Louboutin.)

Et comme tout le monde, j’étais en transe, j’ai piétiné, j’ai hurlé et j’ai sauté sur place (en bousculant les autres pour me rapprocher).

Et comme tout le monde, j’ai repris un ticket pour la prochaine fois.

Parce que ce n’est pas vraiment quelque chose que l’on peut décrire. Cela ressemble un peu à une expérience mystique – et une bonne partie de la foule était pleine de ferveur – et un peu à du pré-maché. C’est perturbant. Mon côté cynique jurerait que c’est du chiqué, mais pourtant je ne peux m’empêcher de croire en la sincérité de Gaga. Alors, encore une fois, je serai un Little Monster, je montrerai pattes et crocs, et je danserai en transe avec dix mille autres qui ont tous le sentiment qu’Elle s’adresse directement à eux.

Les orants devant l'idole

Les orants devant l'idole

Comment ça, je ne raconte rien ? Bah, si vous voulez un gentil résumé (ou moins gentil), il y en a pléthore.

Mon opinion ?

  • Le chanteur de Semi Precious Weapons, la première partie, ressemblait aux théatreux râtés dans Astérix.

T'as le look, coco, t'as le look !

  • J’ai pas vu beaucoup de concerts, mais même si on n’est pas en extase devant Gaga, les décors, les costumes et la trame narrative du Monster Ball suffisent pour que l’on en reste bouche bée.

Les Exs

Wednesday, May 12th, 2010

En lisant l’article de Cunégonde, je me suis rappelée des exs du Hibou. Exs que je n’ai jamais rencontrées – sauf une. (Si j’ai bonne mémoire, on a échangé une remarque sur Pratchett. On aime toutes les deux Pratchett, grâce à nous, le Hibou a peut-être lu trois de ses livres. W00t. Point commun.)

J’ai rien contre les exs du Hibou, hein.

Même que, pour moi, l’une des principales attractions lorsque l’on fêta son anniversaire fut la promesse que toutes ses exs (sauf la psychopathe) étaient invitées. Grosse déception quand elles ne vinrent pas.  (Désolée les copines et les copains qui-sont-gentiment-venus.)

Les filles, ceci est donc un message Peace & Love : n’hésitez pas à me contacter. Mais ne laissez surtout pas de message sur le wall Fesse-bouc du Hibou impliquant que vous avez eu une relation plus ou moins intime avec lui. J’aime pas. Et effacez toutes vos photos avec lui. Mais, sinon, chuis curieuse.

J’ai entendu des taaaas de choses sur vous. Et, par procuration, vous m’avez appris des taaaaas de choses.

Petit florilège :

  • Ne pas sortir deux ans avec un garçon et refuser de coucher avec lui. Si vous avez 16 ans, les poulettes, je veux bien, mais à 19 ans, ça semble un peu bizarre.
  • Ne pas refuser de partir en vacances avec le garçon (et vos parents), parce que vous avez peur de céder. (Référez-vous au point ci-dessus.)
  • Ne pas demander un garçon en mariage six mois après avoir commencé à sortir ensemble.
  • Ne pas impliquer que ce serait vachement bien si je restais à la maison m’occuper des enfants et que toi, tu travaillais pour qu’on ait des sous-sous.
  • Ne pas jouer à la fille qui ne sait pas ce qu’elle veut, should I stay or should I go spirit.
  • Garder en otage le pyjama du garçon.

Générations futures, notez que ça, c’est du conseil en béton.

Ne me remerciez pas, c’est gratuit.

Amanda Fucking Palmer

Friday, February 5th, 2010

Un des premiers blogs que je suivais est celui de Neil Gaiman. J’avais arrêté pendant un temps (vivre, ça occupe, on n’a plus le temps de rien faire). Et là, en janvier, je le glisse dans mon netvibes. Le premier billet que je vois me laisse tétanisée :

Dear The World,

we are going to get married,

signed,

Amanda Palmer and Neil Gaiman

Arg. Crise cardiaque.

J’attendais – comme beaucoup (féminin pluriel) – que sa femme casse enfin sa pipe (ouais, c’est élégant, je sais. Mais je ne l’aimais pas. En même temps, on n’entendais jamais parler d’elle, elle ne voulait pas apparaître sur le blog. Mais – gros désavantage – elle s’appelle Mary. J’ai un problème avec les Marie. Toi, la Marie inconnue, sache que ce n’est pas contre toi – sauf si tu me connais, connais mes potines ou mes potins.) pour prendre sa place.

Las, j’apprends, coup brutal et cruel, que non seulement ils étaient séparés depuis longtemps, mais qu’ils ont divorcés, que Neil sort avec une autre et qu’ils vont se marier. (Moi aussi, vous me direz, mais là n’est pas la question.)

Ce qui sauve un peu les meubles, c’est de découvrir qu’au moins, il a le bon goût de sortir avec Amanda Fucking Palmer, des défunts Dresden Dolls.

Maintenant, les Américains grimpent aux rideaux parce qu’aux Golden Globes, non seulement AFP a eu le front de se rechanger dans sa robe transparente devant les photographes (qui lui l’ont demandé) (Neil faisait paravent) (la robe est transparente quand elle est sous les flashs), mais en plus, elle ne s’est pas épilée.

Scandale ! Prévenez la milice anti-poil, une rebelle, une traitresse, une jachère !

Et oui, tout le monde n’a pas forcément le besoin ou l’envie de passer son temps à faire la guerre au poil (on finit toujours par perdre, malheureusement). D’autant qu’aux Etats-Unis, elles préfèrent le rasoir. C’est vraiment un truc qui me dépasse, d’utiliser quotidiennement le rasoir. Mesdames, le poil rasé, ça démange beaucoup trop !

Palmer et son ukulele, en concert (létui de lukulele lui servait de sac à main aux Golden Globes)

Palmer et son ukulele, en concert (l'étui de l'ukulele lui servait de sac à main aux Golden Globes)

Les Américains, qui sont parfois des gens drôles (l’épilation féminine est une question d’hygiène, ne l’oublions pas ! Mais les hommes, bien que plus velus, n’y sont pas tenus.), en font donc un caca nerveux. On est content pour eux, la constipation n’est pas facile à vivre et il est bon de savoir comment régler le problème.

Heureusement, AFP gère. J’imagine que c’est l’avantage de ne pas être une fame whore (ou même une attention whore), on est capable de relativiser, même si on préfèrerait que les gens ne partent pas en live sur des photos de vous en train de changer de culotte en public.

Coin Operated Boy, par les Dresden Dolls