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Reconversion ou wedding fever ?

Monday, May 2nd, 2011

La date du mariage (le mien, pas celui de Kate et William) approchant à grand pas, j’envisage une reconversion en blog mariage.

J’en lis tellement en ce moment, ça ne devrait pas être trop difficile.

Métamorphose en trois points :

1. Choisir un nom thématique

Facile ! The Mouse Bride me semble une bonne option (The Vampire Bride a un peu vécu, mais j’aurai tellement aimé avoir un barissement d’orgue furieux après l’annonce de mon pseudonyme).

Here comes... The Mouse Bride!

Here comes... The Mouse Bride!

J’écrirai en français, mais qu’importe ! L’anglais, c’est trendy, c’est wedding, c’est princier, et puis, bien que les blogs français de mariage se fassent plus nombreux, Style Me Pretty et Martha Stewart continuent à faire des ravages parmi les Brides-To-Be (BBT) (comme Bagel Bacon Tomato).

2. Refaire la décoration

Du rose, du rose et encore du rose ! Avec du bleu layette, du vert tendre, un peu de lila, du parme, du crème, de l’ivoire…

Flou, rose, jeu de transparence... J'ai tout bon ?

Flou, rose, jeu de transparence... J'ai tout bon ?

3. Du contenu

Ici, je vois plusieurs voies à suivre : laisser venir le chaland avec ses photos qu’il souhaite voir publier et mettre en ligne les photos des mille et uns achats non budgétés de petites trucmuches en tous genres. La première option est certes passive, mais elle permet d’achapper pour un temps à la tentation de la seconde : dévaliser (virtuellement, en théorie) Etsy, sans tenir compte des 30 $ de frais de port pour 30 g de produit (1 $ le gramme, c’est quasiment cadeau, non ?)…

L’on peut également choisir de donner dans le DIY et poster régulièrement des tutoriels : comment faire une guirlande de papier, comment faire une guirlande de tissus, comment faire une guirlande de fleurs. Les possibilités sont infinies !

L’on peut critiquer les robes de mariées des autres, conseiller quelle coupe pour quelle physionomie, énoncer des diktats impératifs et lapidaires !

Toutes en chapeaux, j’ai dit !

On peut fangirler une autre blogueuse pour son style : “Oh, la Mariée en Colère, je t’aime et t’admire tellement ! Si on n’était pas toutes les deux sur le point de se marier, je t’épouserais bien !”

Sauf que je ne rigole pas pour les chapeaux. Toutes en chapeaux ! Et j’ai bien aimé le chapeau de Béatrice (quoi, tout le monde en parle de ce mariage, je peux bien m’y mettre cinq minutes), bien que s’il eut été plus petit, placé plus haut et pas assorti au teint et aux cheveux, il n’en aurait que mieux été porté.

En cas d’urgence, dégrafez le soutien-gorge

Saturday, September 25th, 2010

Bizarrement, beaucoup semblent penser que simplement servir de repose-poitrine est une mission trop simple pour un objet aussi élégant que le soutien-gorge. Les usages secondaires (ou principaux, parce que la mission première de confort féminin semble parfois oubliée) de ce noble accessoire sont multiples et loufoques…

Le responsable de la plupart de ces créations (abominations ?) étant Triumph Japon, l’on pourrait laisser tomber et se dire qu’il ne s’agit que de marketing : faire un peu de buzz autour de sa marque en sortant un machin improbable mais amusant… Il faut vous y faire, les filles, le soutien-gorge ne sera jamais notre ceinture de Batman.

Sauf si…

Sauf si quelqu’une décide d’inventer un soutien-gorge/masques à gaz.

Pourquoi ? Parce qu’en 1986, quand Elena Bodnar a aidé à relocaliser les populations contaminées de Tchernobyl, elle s’était dit que ça aurait bien été pratique d’avoir des protections personnelles pour pallier aux insuffisance gouvernementales (oui, plein d’éléments radioactifs dans l’air et même pas de masques anti-grippe…). Donc, près de vingt-cinq après, elle fait breveter un soutif/masques à gaz : des filtres sont placés dans les coques. Ce n’est pas la panacée, mais en cas d’urgence, c’est une première protection en cas de gros pépin (du genre une attaque terroriste détruisant des immeubles plein d’amiante…).

Moi non plus, ma première réaction n’aurait pas été de transformer un soutien-gorge en masques à gaz, mais je suppute que c’est pour cela que je n’ai jamais reçu d’IgNobel.

Le soutien-gorge est donc convertible en deux masques à gaz. Lors de la remise de son IgNobel, le docteur Elena Bodnar en fit la brillante démonstration.

Notez qu’Elena, fine mouche, considère que le masque à gaz en situation d’urgence est une excellente méthode pour faire comprendre un intérêt certain à l’individu mâle (les situations de crise sont aphrodisiaques, c’est bien connus : dans tous les films d’actions, les héros font hanky panky avant la fin…).

Et comme elle doit juger qu’il vaut mieux un harem (les spermatozoïdes sont des petites choses fragiles), elle porte deux soutifs, histoire de mieux traquer le prix Nobel (à sa place j’aurai embarqué Wolfgang Ketterle, il était un very good sport).

Quest ce que je vous disais ? Il nest pas adorable ?

Qu'est ce que je vous disais ? N'est-il pas adorable ?

On devrait toutes en avoir un dans notre tiroir de lingerie. Le soutien-gorge ne coute que 30$ (ben oui, il est commercialisé) et peut servir de :

  • Emergency Bra
  • Nursing Bra
  • Two Face Masks
  • Strapless bra.

Certes, il est très rouge, mais si jamais Z-Day s’accompagne d’une attaque de spores ravageurs (on ne sait jamais), mieux vaut l’avoir sous la main, sur les seins.

Do, le do, il a bon dos

Tuesday, June 22nd, 2010

Hier soir, c’était la fête de la Musique. C’est pour cela qu’avec un sens de l’a propos sans pareil, je me suis retrouvée avec l’Ecureuil, le Flamand Rose et le Furet dans une crêperie à Montparnasse, une oreille défoncée par le mauvais DJ du bar d’en face et l’autre baignant dans le cidre (j’aime quand le cidre me roucoule des choses à l’oreille…).

C’est aussi pour cela que nous avons marché de Montparnasse à la Seine, évitant soigneusement les attroupements autour des mauvais groupes de rock. Qu’ont-ils tous à jouer la même soupe ? Et à la jouer trop fort ? Ya plein d’immeubles pour réfléchir le son, on n’est pas au milieu de la lande bretonne.

Finalement, nous avons fini coincées rue de Seine, par une chorale improvisée. Pas si improvisée que cela, puisqu’il y avait des carnets de musique… Nous, fuire devant un karaoké géant ? Nous sommes restées défendre l’honneur du Fancy Club !

Il est à toi c’p'tit billet

Toi le soiffard qui sans façon

M’a versé d’ssus tout ton godet

Quand dans la rue j’chantais

Ce  n’était rien qu’un gobelet

Mais il m’a inondé le corps

A la manière d’un gros poisson

L’honneur du Fancy Club est sauf, notre enthousiasme vocal a fait tourner les têtes… Les conclusions de cette soirée sont les mêmes que d’habitude :

  • Je chante excessivement faux
  • Quand on aura 50 ans, on fera comme le groupe de copines d’un certain âge et on taxera les carnets de chant des jeunes femmes (nous sommes des jeunes femmes, sachez-le)
  • La Fête de la Musique, c’est aussi un peu la Fête de la Bière
Les stromboscopes, c'est un aimant à filles, mec !

Les stromboscopes, c'est un aimant à filles, mec !

En l’honneur de La-Ville-au-Nord, j’ai braillé Les Corons.

La mélancolie des jeudis après-midi…

Sunday, March 7th, 2010

Sauf qu’ici, il s’agit de la mélancolie des dimanches après-midis. Dimanche qui n’est pas si mélancolique, à vrai dire, parce que :

  1. Il est très occupé par un dossier (amusant, c’est le cas de tout le mois de mars)
  2. Il a rencontré le Petit Echo Malade (P & P, plutôt), qui donne avec brio dans la parodie du blog de modasses
Source : Judy Horacek

Source : Judy Horacek

La mode, c’est très compliqué. Heureusement, Lady Gaga nous simplifie tout ça. En apparence, on ne dirait peut-être pas – le homard facial n’est pas pour tout le monde – mais en fait, rien de tel qu’un peu de scotch noir sur les seins pour simplifier vos choix modesques. Surtout quand vous n’aimez pas la perruque jaune citron.

Ce qui ne m’empêchera pas de guetter le billet demain matin à 9h sur la billeterie en ligne de Bercy, afin de pouvoir aller au concert du 21 mai.

Elle aura une robe qui bouge.

It does !

It does !

Ya pas que les règles dans la vie…

Tuesday, February 16th, 2010

Ya l’ovulation aussi.

Et ses copines les hormones, qui s’amusent à faire n’importe quoi avec tes petites émotions, ô femme fragile. Parce que ouais, life’s a bitch et c’est nous qui trinquons.

Il semblerait, d’après cette étude, que l’estime de soi tombe en chute libre lors de l’ovulation. Tout ça pour nous pousser à faire davantage de morveux. Retorse Mère Nature qui raisonne ainsi :

Comme tu te sens plus moche, tu fais péter le maquillage / la manucure / la pédicure / la robe moulante. Comme t’as l’air plus jolie/affriolante, ben tu te fais sauter. Et comme tu ovules, tu te fais engrosser. Engrossage = multo lardons = muy bien.

Moi qui adore être dominée par ma fonction biologique, comprenez, que, de joie, j’en bondisse hors de ma culotte.

Représentantes du sexe féminin, non seulement vous avez droit à une puberté des plus amusantes, non seulement vous attendez, chaque mois, le retour de vos règles (qui sont un grand moment de communion et de bonheur avec Dame Nature, ne l’oublions pas), non seulement vous déprimez à la ménopause, mais maintenant, au milieu de chaque mois, vous avez la chance de pouvoir vous soutenir l’amour-propre à coup de carte bancaire.

Une des auteurs de l’étude nous conseille, fort pertinemment, de relativiser. Si subitemment, on se sent laide comme un pou, ce sont nos hormones qui sont en train de danser la samba (comme les petites filles au Brésil).

Just say no to mirrors !

Just say NO! to mirrors

Bonne nouvelle, l’estime de soi remonte avec la ménopause. En attendant, notez toutes : le 14ème jour du cycle, vérifier la présence d’un préservatif (présence toujours valide les autres jours, hein), se trouver belle.

La fertilité, que ce soit en amont ou en aval, cela reste vraiment pourri.

Aujourd’hui, c’est la fête !

Sunday, February 14th, 2010

J’avais l’intention d’ignorer paisiblement la Saint Valentin. Et puis, conjonction naturelle aidant, aujourd’hui, nous devions déjeuner avec mes grands-parents (ainsi que l’un de mes cousins et mon petit frère) puis aller au théâtre avec eux. Le Hibou avait JDR  et je devais dîner avec des copines pour fêter le Nouvel An Chinois (et manger des tangyuans quinze jours trop tôt).

La routine, en somme.

A vrai dire, la chose la plus spéciale que j’ai jamais fait pour la Saint Valentin fut d’inventer (en collaboration avec Monsieur mon Père) le néologisme  “s’appizzir” (2ème groupe).

S’apizzir, vb. intr. : s’apitoyer sur son sort en mangeant de la pizza froide le soir de la Saint Valentin. Exemple : “Nous nous apizzissions de concert sur l’infortune amoureuse de Marie-Bérengère” (Cyril Quiconque).

On avait formé une Société pour la Protection des Verbes des Deuxième et Troisième Groupes, voyez-vous. Et pour encourager leur utilisation, nous formions des néologismes qui n’étaient pas des verbes du premier groupe (appauvrissement de la langue et de la grammaire, tout ça tout ça…), comme s’arachnir sur la toile.

Bref, cette année, point de tranquille abstraction : le sort en a décidé autrement.

J’ai une gastro-entérite (romantiquement et sexuellement, je me sens au top).

En hommage à mon charme entêtant, le Hibou (moultes fois dérangé pendant la nuit) m’a donc écrit un petit quelque chose :

Vomit is yellow and poo-poo is soft, you passed out on the crapper but I still love you.

Je sais, ne dîtes rien. Ce garçon est un monstre de romantisme.

Roh, si c'est pas chou et émouvant ce coeur sur notre lit !

Roh, si c'est pas chou et émouvant ce coeur sur notre lit !

Aujourd’hui, c’est la fête du Coca : faut se réhydrater.