C’est l’hiver, il fait froid, nous avons froid, nos pieds ont froid, c’est la Bérézina.
Heureusement, tout ce qui se compte de chausseurs a décidé que l’hiver sera fourré. Je vous passe mon opinion sur les poils situés sur les chaussures (en fait, non : je me demande quel intérêt il y a à mettre les poils hors les chaussures, là où ils ne servent à rien et où ils seront mouillés. J’aime sentir le caniche humide.), et sur les poils placés dans les chaussures. Parce qu’en fait je m’en fiche et je veux juste parler de chaussures en poils de poney.
(Elles sont fabriquées en poney mort. Il est bon de parfois s’en souvenir.)
La chaussure en poils de poney (ou en poulain) est souvent imprimé pelage. Logique, ya des poils, ça rend bien. Zèbre, tigre, léopard sont donc parfaitement indiqués, non ?
Le rendu du poney n’est pas tout à fait celui de la peluche, il est plus sobre (mais parfois tout aussi vulgaire).

Le retour de la veangeance de la Fiancée du Yéti. En peluche verte.
Oui, j’abhorre Studio pour André. Et pourquoi le nom de la chaussure imprimée zèbre est-il “Renard” ? Je ne comprends rien, ça me perturbe.*
Mais pour cela que je ne m’explique pas mon amour soudain pour la paire de chaussures ci-dessous.
Serait-ce l’asymétrie ? L’adorable petit museau de félin ?
Tiens, même en léopard, c’est mignon.
Pourtant, je n’aime pas beaucoup le léopard.
J’aime bien Annabel Winship. Les modèles qu’elle crée sont à la fois amusants et portables** et surtout, je ne peux qu’admirer une femme qui collectionne les chaussures, au point d’en avoir 300 paires.
J’aimerais pouvoir accrocher mes chaussures au mur, mais chez moi, ça laisse juste des traces sales.
Je pourrais continuer à déblatérer, mais c’est dimanche, c’est crêpes. Admirons ensemble le heel condom – pour habiller vos chaussures ! et passons à autre chose.
* André tout court, c’est bien. Studio pour André, c’est tout pourri. Voici une opinion aussi subjective qu’affirmée.
** Portables, certes, mais achetables, non. D’ailleurs, elle vient d’ouvrir une boutique à Paris. Pour me permettre de baver un peu en public. (J’ai la bave aux coins des lèvres élégante.) (C’est un don.)






