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Laissez-moi vous lécher les pieds !

Saturday, July 3rd, 2010
Lèche-pieds.

Lèche-pieds.

Ou pas.

Je trottinais ce matin dans La-Ville-au-Nord, vaquant à mes occupations, quand un homme d’une trentaine d’années m’aborda et me demanda si je voulais bien l’aider : il subissait un bizutage* de sa nouvelle entreprise et avait besoin d’aide.

En jeune fille serviable et bien élevée, j’accepte de l’aider. Je m’attendais à ce qu’il me demande de lui indiquer une rue, un monument, une histoire locale… Et là, il me tend son appareil photo et me demande de le filmer tandis qu’il détachera mes sandales et me lèchera les pieds.

Un ange passe.

Pas ce genre danges.

Pas ce genre d'anges.

C’est difficile de trouver des gens qui acceptent, me dit-il, souriant.

J’ai dit non et j’ai pris la poudre d’escampette. J’étais seule avec lui dans une rue déserte et isolée, il venait de me croiser en voiture et s’était arrêté spécialement pour me parler. Tout ça paraissait louche.

Un bizutage se fait au grand jour, en public. Et quel genre de bizuteurs n’assiste pas en personne et préfèrent une vidéo ? Si cela avait été sur la Grand’Place, à midi, j’aurai simplement trouvé désagréable d’aborder une personne seule. Mais là ? Louche et creepy.

Ah, Inconnu, si vous aviez été aussi beau gosse... (ça aurait été quand même non, à vrai dire)

Inconnu, Inconnu, qu'imaginiez-vous donc ?

Quoiqu’en dise le Flamant Rose, je ne pense pas avoir une tête de dominatrice mais je n’en comprends pas moins le fétiche (tous en choeur ! My kink is not your kink, but your kink is okay too). D’ailleurs, ma collection de chaussures en est bien la preuve. Et puis, le fétiche des pieds, c’est classique, pas bizarre comme pour les poulpes. De grands noms reconnaissent publiquement aimer les pieds – hey, les pieds, c’est cool ! Juste, pas avec un inconnu dans la rue.

Allez, qui, ici, se doutait que le développement de la podophilie était lié au risque plus grand de maladies vénériennes ? La podophilie est attestée dès le XVIe s. mais cela m’étonnerait fort qu’il n’y en ai pas trace plus tôt. C’est l’un des fétiches les plus populaires, qui a une forte présence sur Internet et que l’on retrouve sous de nombreuses formes : pieds bandés, massages, pédicure par les poissons, fétichisme pour les chaussures…

J’aime les pieds. Pouet.

Nan, mais en entreprise, le bizutage, c’est de chercher de l’huile de coude, ou la clef des champs, non ?

Le chapeau comme signe de maturité capillaire

Monday, March 1st, 2010
Copyright Judy Horacek

Copyright Judy Horacek

Un jour, je serai une petite vieille dame (édentée, mais j’anticipe sur un avenir fort lointain) (car j’échappe triomphalement à l’irrégularité dentaire) et j’aurai -  outre moults chats – des chapeaux. Ils seront bizarres, et peut-être posées sur une chevelure aux reflets lilas ou bleus.

Cependant, je ne commencerai une collection de couvre-chefs que lorsque j’aurai des boîtes à chapeaux.

Haha.

Si seulement le Hibou avait des intentions aussi pures que les miennes, nous ne serions pas envahis de chapeaux à l’heure qu’il est. /mauvaise foi

Leçon n°1 de la vie en couple : persuader son partenaire qu’il est à l’origine du désordre ambiant et que vos chaussures ne sont nullement en cause.

La gâterie de 97

Tuesday, February 16th, 2010

Comme avec tout ça, on ne rigole pas comme des baleines, ici, je vais m’efforcer, en optimisant mes maigres capacités, de répondre au tag à la gâterie de 97 (on va préciser que 97.23 n’est pas forcément SFW). Laissez-moi vous avertir que ce ne va pas être de la tarte et que je ne reste pas trop dans l’esprit de 97.

Je transcende les règles !

Ah haaaa ! – Un étonnant retournement

En cette période de Carnaval, le plus étonnant retournement que je puisse concevoir serait de réussir à faire sauter les crêpes. Ce serait un exploit acclamé par la foule (incarné en le Hibou, bon prince). Malheureusement, je n’y suis guère arrivée qu’une seule fois, dans une cuisine si étriquée de La-Ville-au-Nord que j’y faisais seule sauter les crêpes, tandis que les autres se gavaient dans la salle à mangr voisine.

Le seul dénouement prévisible d’une telle tentative ? Que je fèle les plaques en vitro-céramique en faisant tomber la poêle dessus.

Mmmmh… – Un délice, un supplice – les deux sont liés

Faire l’amour en silence. Je suis une handicapée du silence, élément pourtant nécessaire en colocation, ou lorsque la chambre de l’autre côté du mur (dans une maison qui craque de partout) est celle de vos parents. J’imagine qu’il est inutile d’épiloguer sur le sujet.

(Ceci était une spéciale kass-dédi au Flamant Rose, qui joue toujours du piano avec beaucoup de panache dans ces moments un peu difficile à vivre. Pour elle.)

En fait, cest plus efficace quun piano. Prends note, Flamant Rose.

En fait, c'est plus efficace qu'un piano. Prends note, Flamant Rose.

Hinhinhin – La vengeance est un plat qui se mange froid

Je ne suis pas quelqu’un qui se venge beaucoup. Je peux garder rancoeur à quelqu’un, mais le temps que je me décide à l’exprimer, je n’y pense plus du tout.

Donc, pour quiconque voudrait se venger de moi, forcez-moi à prendre un dessert glacé, je déteste ça. (La seule glace que j’estime casher est le sorbet au citron. Le reste ne mérite pas d’être comestible).

Chabada bada – Gimme some “looooove”

Le moment neuneu de la journée ? Le réveil pateux aux côtés du Hibou, à coup de bécots niais, d’haleine fraiche et de grognements inintelligibles.

Le côté pervers du moment neuneu de la journée ? Tenter de convaincre le Hibou de partir au boulot pour garder le lit pour soi.

Ho, comme le bord du lit se rapproche !

Ho, comme le bord du lit se rapproche !

Crack boum huuuu – Un joujou extra (à ne pas mettre entre toutes les mains, mais peut-être entre toutes les …)

Je mène la guerre au Rabbit (sans jamais l’avoir essayé, notez-bien). Le Rabbit, incidemment excédemment Sex-and-the-City-esque  ne tient pas la route face à Hitachi Magic Wand. HTM n’a, à ma connaissance, pas de reviews négatives, petite prouesse qui compense sa laideur.

Naaaan, en fait, ce que j’aimerais, c’est un œuf télécommandé. Avec une télécommande manuelle et une autre à utiliser par Internet. Même si, a priori, c’est pas top. Mais bon, les sextoys, c’est plein de surprises (Rue 69 m’a cassé le Cône).

Ka tching ! – « Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » et peu importe son prix !

Mon péché mignon, celui auquel je cède immanquablement, quel que soit le prix – enfin, presque – ce sont les chaussures. Pas forcément des Louboutins, je me contente de peu. Notez, je vous prie ma Sainte Trinité : Repetto, Chie Mihara, Annabel Winship.

A ma mort, mon placard à chaussures devra ressembler à ça. Peu ou prou (oubliez le zèbre).

A ma mort, mon placard à chaussures devra ressembler à ça. Peu ou prou (oubliez le zèbre).

La Sainte Trinité n’aura pas changé d’ici à mes 24 ans. *Hint hint nudge nudge*

Macérations

Friday, January 29th, 2010

J’aime bien acheter des choses (je suis une fille très matérialiste) (c’est la faute à la société). Mais je n’aime pas les gens (bon, vous braquez pas, de loin, ça va). Du coup, ça pose comme un problème.

Parce qu’en général, pour acheter des choses, il faut sortir de sa tanière et aller dans la rue (c’est très désagréable, la rue). Il faut affronter l’adversité, se purger de ses peurs et les dominer. Très cathartique, comme processus. Mais je n’ai pas toujours envie d’affronter :

  • Les vendeuses (”Vous avez besoin d’aide ?” “Non-merci-je-ne-fais-que-regarder.”)
  • Les acheteuses (”Roh, il est sympa ce haut ! Vous me le passerez, après ?” “Heu, c’est-à-dire que c’est à moi.” “Oh.”)
  • La foule anonyme des trottoirs (ça ne devient personnel que quand on est dans le magasin. Surtout quand cette pouffiasse emporte pour l’essayer le machin que j’ai reposé à regret)
  • Les vêtements trop petits/trop grands/trop colorés ou déjà vendus
  • Les chaussures déjà vendues (est-ce ma faute si nous faisons toutes du 38?)

Acheter des choses est un calvaire, mais que ne ferai-je pas pour un peu de satisfaction immédiate ? (Bonne question, à vrai dire)

Du coup, prise par la frustration de l’absence de la taille de chaussures souhaitée, je tente l’achat en ligne. Il y a toutes sortes davantage à acheter en ligne. Déjà, on ne sort pas de chez soi. Ensuite. Euh. On relativise ?

Le problème, c’est qu’il faut attendre la livraison. Et ça dure un peu. Voire beaucoup.

L’attente dure.

Dure.

Dur.

Si mon colis n’arrive pas lundi, je saute par la fenêtre.

Edith : roh, Facteur, tu es un ange.

Où il est question de baptême et de Lady Gaga (mais les deux ne sont pas liés)

Tuesday, January 19th, 2010

Je vis actuellement en alternance avec le Hibou (l’alternance est avec La-Ville-au-Nord) et j’ai l’intention de faire passer cela à la permanence dans un avenir plus ou moins proche.

L’avenir est plus ou moins proche pour tout un ensemble de questions, en particulier celle de la religion. Enfin. Des religions. Parce que, môa, je suis une catholique bon teint (et bon chic bon genre, si vous savez lire un peu entre les lignes, bordel à chier, kô-aaah). Mais le Hibou a le mauvais goût d’être orthodoxe, et on s’est disputé ya un petit millénaire avec ces ânes batés (incapables de reconnaître la supériorité et l’autorité naturelle du Siège de Pierre, les cons).

Donc, comme c’est moins chiant d’épouser un orthodoxe qu’un athée, j’épouse l’orthodoxe. (L’athée en lui fait parfois un peu la gueule.) Pour épouser l’orthodoxe, il me faut deux ou trois bricoles, dont un certificat de baptême en bonne et due forme. Bizarrement, quand les gens émigrent, le certificat de baptême n’est pas une de leurs priorité. Ouais, je sais. Moi aussi ça m’a laissée sans voix.

La quête du certificat de baptême a donc été lancée en grande pompe. Quête un peu complexe, les dictatures communistes ne tenaient pas tant que ça à permettre aux tovaritchs de s’abreuver de lait (opiacée) à la mamelle de notre Sainte Mère l’Eglise (sauf que comme c’est une Eglise orthodoxe, elle est légèrement moins bien que si c’était la catholique. Vous suivez ?). Donc le Très Vieux Hibou téléphone aux popes (ou au pope, c’est difficile de parler à plusieurs dans un combiné. Mais peut-être ont-ils fait un conf call. C’est hype. Je suis hype.) et leur dit (en natif. C’est la langue que l’on parle en Estrangie, comme dirait Pétronille.) :

- Le Hibou voudrait son certificat de baptême.

- Pas de problème. Pourquoi il veut son certificat, le petit Hibou ?

- Bah, il va se marier avec une Souris catholique et…

- Ah mais faut la convertir la Souris ! Le petit Hibou a pas envie qu’elle soit une bonne orthodoxe, sa Souris ?

- Ben, c’est-à-dire… Faudrait savoir… pour le certificat d’abord…

- Eh, mais bien sûr qu’il est baptisé, le petit. C’est un bon Natif et tous les Natifs sont de bons orthodoxes. D’ailleurs, vous aussi, vous êtes un bon orthodoxe, on va vous envoyer le certificat et vous allez faire une donation. Comme un bon orthodoxe.

- Oui ?

- Oui.

C’est funky groovy, la Nativie. Maintenant, je vous laisse. Je vais bosser ma théologie et m’entrainer à compter les billets dans une enveloppe rien qu’en la palpant.

Sinon, vous trouvez pas que ça ressemble vachement à quelque chose que Lady Gaga porterait ?

Sympa, la formation cristalline. Mais pas forcément très confortable.

C’est l’oeuvre d’un certain Guo Pei (ce nom me dit quelque chose…) et ça a été présenté à la Hong Kong Fashion Week, lors du HK Fashion Extravaganza 2010  (Photo par Victor Fraile/Getty Images). Avec la sagesse et le flair modesque (je peux si je veux) qui me caractérisent, je vous fais noter les chaussures, choix assez infortuné, qui déséquilibrent la composition.

Mais bon, on n’a pas vu le haut. Pics, plz.

Moi aussi je peux jouer à la bloggueuse mode qui se la pète (ouais, Victime, tu te disais que dimanche, c’était une brève aberration ? Que dalle).

Kiki jolie

Sunday, January 17th, 2010

Je suis une vraie fille. Je m’épile douloureusement et laborieusement. Je fais des choses bizarres avec mes cheveux. Je me trouve moche/jolie selon les jours. Et j’ai des fantasmes inassouvis de chaussures.

Les chaussures sont une passion coûteuse, tant pour le portefeuille que pour le peton délicat. La grôle idéale (lire : sexy et confortable) est une perle rare, qui implique moultes recherches et moultes souffrances. Abrégeons.

Comme beaucoup, je fais un blocage sur les chaussures Repettos. Pas sur les ballerines, mais sur celles de leurs chaussures dérivées de chaussures de danse. Et parfois, les fantasmes sont assouvis.

Pour couper court à de longues digressions (Gitane ? Mais Gitane n’existe que avec un dessus verni, pas idéal pour danser avec de jeunes brutes de cavaliers… Je serai mal à l’aise avec un talon plus haut. Non ? Quelle couleur choisir, comment se décider, faut-il vraiment trancher ? Mon Dieu, que faire, mondieukefaïre), voici mon petit péché.

Kiki

Kiki

Notons que je ne sais pas poser, même si ce ne sont que mes pieds et que je ne suis pas obligée de sourire.

Kiki, encore

Kiki, encore

La pose s’améliore un peu (j’ai suivi les directives du Hibou, mais il n’a pas eu la patience de refaire trois fois la photo) (Non seulement je suis coincée quand on me prend en photo, mais je ne suis pas docile).

Et, Kiki fermement arrimée aux pieds, j’ai l’intention de danser la valse.

(Note pour la Mésange : je considère, malgré les modifications apportées, qu’il s’agit toujours de chaussures de danse)

Dommage, pas de pratique de valse avant le 6 février.

shoe_protest