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Roal Dahl, le séducteur

Monday, August 9th, 2010

Quand on a réussit à faire entrer quelqu’un dans une petite case, l’on a souvent du mal à l’en faire ressortir. Comme dirait l’autre, les premières impressions, ça compte.

Par exemple, pour moi, Roald Dahl a tout d’abord été un nom sur une couverture. Roald Dahl, sur la couverture, ça voulait dire que ce serait drôle et inquiétant, légèrement transgressif et que, pourtant, tout irait bien à la fin. De Mathilda aux Sorcières, les héros passeraient par le pire mais s’en sortiraient, parce qu’après tout, ce qui importe, c’est la capacité à innover et à s’adapter en toutes situations, qu’elles soient étranges ou bêtement anodines.

Peu à peu, devant notre faim dévorante, les romans étiquetés “enfant” se firent rares. Dahl n’avait pas écrit que des histoires pour enfants, il avait également réuni des anthologies d’histoires de fantômes (redoutablement efficaces, à huit ans, j’ai lâché l’anthologie, terrifiée à la moitié de la lecture de la première nouvelle. J’ai mis dix ans à finir ce livre.) et une autobiographie en deux parties. Moi boy détaillait son enfance et Escadrille 80 racontait ses premières années de jeune actif  comme l’on dit de nos jours (huhu, je me sens d’humeur réac): représentant de grandes compagnies pétrolières en Afrique et pilote de la RAF (je blâme Dahl pour ma prédilection pour les histoires de pilotes: Kessel, Saint-Ex, Gary… Alors que bon, franchement, les avions, rien à foutre).

Et voilà. Dahl, pour moi, restait éternellement un jeune pilote réformé rapportant des sacs entiers d’oranges et de citrons à sa famille.

Bien sûr, il est mort récemment et j’avais vu les photos de son cabanon d’écriture, mais le mort n’existait pas vraiment, j’avais laissé Dahl jeune pilote.

Et bien, pour faire la transition, j’apprends que Dahl faisait le joli coeur auprès tout ce que les US comptaient de fortunées pour le renseignement britannique. Normal, en somme.

J’apprends également qu’il était beau gosse. Pics, plz, et pas ceux où, à moitié dégarni, il triture sa pipe. Chers journalistes, un effort, que diable !

Il n’y a pas que les tentacules…

Sunday, March 21st, 2010

… à me poursuivre en ce moment.

Il y a aussi cette mode étrange des moustaches. Attention, notons bien qu’il ne s’agit pas de la pilosité faciale naturelle. Les moustaches qui m’intéressent auourd’hui sont en feutre, en bois, en pâte à sel, ou, extravagance incompréhensible, en poils synthétiques ! Collées à la lèvre supérieure ou en face-à-main, elles élisent domicile aussi bien chez ces dames que chez ces messieurs, avec une préférence pour les premières, qui les portent avec un panache certain.

Voilette et moustache, une combinaison gagnante aux courses de Chletenham (ADRIAN DENNIS/AFP/Getty Images)

Voilette et moustache, une combinaison gagnante aux courses de Chletenham (ADRIAN DENNIS/AFP/Getty Images)

Comment, vous ne comprenez pas ? Pourtant, ces maudites moustaches  envahissent le net ! Comment auriez-vous pu ne pas vous en rendre compte ?

Que ce soit sur les blogs de mariage… (Oui, me voilà bien punie d’être allée me fourvoyer dans ces lieux de perdition ?) … Ou sur les blogs français… Impossible d’y échapper !

En crayons, en collier, en T-shirt, en mug (et même,  en jouet pour chien)… Les moustaches sont partout !

Quel est l’intérêt de ces damnées moustaches ?

Et bien, c’est un déguisement instantané, bien utile pour échapper à la police secrète ou un amant jaloux, pour se rendre à un bal masqué improvisé… La moustache permet des photos intéressantes et des projets délirants.

Rendez-vous compte des possibilités offertes: la Dali, la V (comme Vendetta), la “Errol Flynt”, (à) la Hussard(e), la Guidon de Bicyclette, la Piège à Nouilles…

Et puis, quand on s’en lasse on peut toujours reconvertir la moustache (articificielle) en accessoire d’intérieur.

Vitrine à moustache chez Cachemire et Soie

Vitrine à moustache chez Cachemire et Soie

Comment justifier cet engouement soudain ? Mystère et boule de gomme…

Ah, non, j’ai bien une explication. Dans un roman XIXe oublié (je paraphrase donc), une dame dit à son amie, avec force soupirs: “Dieu n’a mis des poils qu’aux endroits du corps les plus délicieux à baiser… ” Voilà, c’est dit : la moustache – comme le chapeau – est sexy.

Rah, et puis, la Barbe de me justifier !

Cohabitation

Wednesday, February 17th, 2010

Dans La-Ville-au-Nord, je me bats pour chaque cm². Toutes les surfaces sont encombrées, je ne peux rien ranger dans ma penderie et je ne peux même pas étendre les jambes sous mon bureau.

Il est assez difficile de partager un studio de 18 m² avec 700 livres.

D’ailleurs, c’est si difficile que je les exproprie.

Argh, chute de livres !

Argh, chute de livres !

Le dessus de la penderie...

Le dessus de la penderie...

L'ensemble...

L'ensemble...

Je n’ai pas pris en photo les bouquins qui squattent sous la table et le bureau parce que ce ne sont pas les plus impressionnants (je me suis aussi dit que mes photos étaient vraiment mauvaises et qu’il fallait arrêter là le massacre). Les piles de la penderie font bien 1,1 m de haut (et ont tendance à chuter sans prévenir).

J’aurai aimé pouvoir ranger mes livres de façon aussi réussie que ci-dessous.

Hou, c'est mal de piquer les photos des gens !

Hou, c'est mal de piquer les photos des gens !

Malheureusement, n’ayant qu’une seule fenêtre, je n’allais pas me priver totalement de lumière et d’air frais, même pour avoir la satisfaction mentale d’avoir aussi bien rangé des livres.

J’hésite donc entre l’autodafé et le happening pour me débarrasser de tout ce fatras.