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Le Hibou et la tomate

Wednesday, August 11th, 2010

Ce que j’aime chez le Hibou, c’est sa capacité à découvrir le monde, son innocence, sa naïveté, sa façon d’aborder les problèmes avec un oeil neuf…

Une tomate qui a une tête de hibou (cest intellectuellement puissant aujourdhui).

Une tomate qui a une tête de hibou (c'est intellectuellement puissant aujourd'hui).

Par exemple, il essaye depuis un moment de re-créer la sauce tomate de sa Môman. Et ça ne marche pas. Il est très frustré, ça se comprend.

Hier soir donc, il espérait compléter les boulettes de viande aux petits pois d’un peu de sauce tomate (ça flatte son sens de l’esthétique, tout ce vert et ce rouge). Hélas, trois fois hélas, la “sauce” est un peu clarette et a coulé sous les petits pois. Elle baigne avec bonté le fond du plat, mais c’est bien tout ce qu’elle fait. D’ailleurs, elle est un peu acidulée, comme une tomate crue.

Le Hibou m’explique la difficulté de la sauce tomate : “tu sais, c’est pas facile de presser la tomate, je la coupe en morceaux, pis je presse dans une petite passoire au-dessus d’un verre et pis après, je verse sur les petits pois…”

Donc, en gros, pour ceux au fond qui ne suivent pas ou qui, comme le Hibou, ont des capacités de raisonnement culinaire limitées, une sauce n’est pas la même chose qu’un jus. La sauce est une préparation culinaire, certes liquide, mais surtout préparation ! Le jus peut y entrer mais n’en est pas l’unique ingrédient. D’ailleurs, s’il n’y a qu’un ingrédient, ce n’est pas vraiment une sauce (le jus d’un rôti vient du mélange du sang, du beurre et de la graisse de la viande, capice ?).

Le jus de tomate, cest juste pour le Bloody Mary.

Le jus de tomate ne sert que pour le Bloody Mary, compris ?

Dans sa grande innocence, le Hibou versait donc du jus de tomate sur nos petits pois (en y ajoutant un peu de concentré de tomate pour essayer d’épaissir) et se demandait pourquoi ça n’avait pas le même goût.

C’est simple, mon petit Hibou, dans la sauce tomate, les tomates sont cuites (comme des carottes). Avec d’autres trucs. Et on garde la chair des tomates. Pour épaissir.

Allez, soyons fous, je te montre ça demain. Et un jour, on passera au niveau supérieur, faire un roux.

Voilà, là, on voit bien que ya pas que du jus !

Voilà, là, on voit bien que ya pas que du jus !

Ouais, je sais cuisiner, mais faire la soupe tous les jours, ça m’esclave. Manger, c’est pour les faibles.

(Space) Invaders

Thursday, June 24th, 2010

La semaine dernière, le Hibou et moi avons passé peu de temps à la maison à cause de déplacements professionnels. Du coup, ce fut une semaine sans visite à la cuisine (que nous avons fort jolie).

La cuisine, vexée d’être délaissée, s’est trouvé d’autres admirateurs. En l’occurence, des admiratrices qui arrivaient en procession, se prosternaient devant le pot de miel et repartaient pleines de révérence.

C’est-à-dire que les fourmis passaient par la porte-fenêtre de la pièce à vivre, traversaient celle-ci, entraient dans la cuisine, se chargeaient de nourriture et repartaient par le même chemin.

Rien que de chercher cette photo, javais la bouteille deau de Javel qui me démangeait.

Rien que de chercher cette photo, j'avais la bouteille d'eau de Javel qui me démangeait.

Joie, bonheur, allégresse.

Quand, j’ai vu cela, mon sang n’a fait qu’un tour et je me suis trouvée dans la position peu enviable de l’horrible dictateur ordonnant des génocides (sauf qu’ici, c’est : j’ordonne et j’exécute). J’ai donc sortie ma plus belle grimace de sadique à la petite semaine et ma bouteille d’eau de Javel et j’ai noyé les fourmis. Dans l’eau de Javel. Avec force “gnnn”, “rahhh”, “couic” et autres onomatopées (j’ai le verbe facile). J’ai bouché les aérations de la porte-fenêtre avec du coton imbibé d’eau de Javel. J’ai pshité de la bombe “anti-rampant” (vu la réaction de l’araignée, c’est super efficace). J’ai pourchassé les survivantes. Je les ai tuées à la cuillère.

Je suis Hitler, se redressant au-dessus des cadavres sauvagement écrasés des fourmis (ça a la vie dure, ces petites bêtes) (ouais, ras le bol des requêtes porno, j’ai envie d’accumuler du point Godwin).

Rien à voir, mais comme c’est fou et bizarre comme info : le Flamant Rose n’a découvert ce qu’étaient les Space Invaders parisiens que lundi.

Déboires téléphoniques – ou téléphofucks – ça c’est classe, merci Papa !

Tuesday, June 8th, 2010

Ma voix est très haut perché. Juvénile. Surtout au téléphone – ça déforme les intonations, cette saleté. Pas vrai ?

Ce qui fait que je manque de crédibilité dès que je parle dans un combiné : pour être honnête, c’est toujours un peu embarassant de sentir son interlocuteur faire une pause pendant un entretien d’embauche téléphonique en se demandant si il a la bonne personne au bout du fil. Tout comme c’est toujours un peu vexant que les collègues du Hibou plaisantent qu’il aime les gamines.

Stop callin, stop callin, I dont wanna talk anymore

Stop callin', stop callin', I don't wanna talk anymore

Heureusement, chaque médaille a son revers, et en contrepartie de la voix de môme chougnarde, j’ai un super pouvoir.

Mon super pouvoir, c’est de feinter les télémarketers comme personne.

Papa et Maman ne sont pas là, ils rentreront tard.

Papa et Maman veulent pas que je parle aux inconnus.

Papa a dit que si xxx rappelait, il fallait dire que ce sont des “sales cons”. [Oups, ma couverture n'a pas fonctionnée !]

Et vlan, c’est fini. Pas de palabres sans fin, même pas besoin d’être poli (oui, il n’y a que moi à être poli avec les démarcheurs téléphoniques) ou de réfléchir avant de raccrocher.

Ouais, ça compense de ne pas être prise au sérieux au téléphone pendant un entretien.

Souris. Téléphone. Souris.

Souris. Téléphone. Souris.

Et puis, pour une souris, c’est normal de couiner. Na.

Petit précis de sagesse bucco-dentaire

Sunday, February 28th, 2010
  1. Se méfier des parquets XVIIIe.
  2. Se méfier des parquets XVIIIe, ils glissent.
  3. Pour conserver une dent ou un fragment de dent cassée, le garder en bouche, ou le transporter dans du lait ou du sérum physiologique.
  4. Les seules urgences bucco-dentaires de Paris sont à la Pitié Salpêtrière.
  5. Une dent cassée, ça permet de manger ses spaghettis plus vite.

Une dent cassée, cest comme un flash-forward : on devine sa tête future avec 60 davance.

Une dent cassée, c'est comme un flash-forward : on devine sa tête future avec soixante ans d'avance.

Cependant :

  1. Les dents, ça se recolle.
  2. Une dent cassée n’est pas motif de deuil national, Draco Malfoy. Même si j’ai inondé ton parquet de sang.