Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Un bonbon dans la ville

Sunday, October 31st, 2010

Je pense avoir une excellente excuse pour parler bonbons, puisque, ce soir, c’est Hallowe’en.

C'est Hallowe'enesque à souhait, non?

C'est Hallowe'enesque à souhait, non?

Ya-un-distributeur-gratuit-de-mini-sucettes-dans-un-abribus-à-côté-de-chez-moi-c’est-trop-cool.

Voilà.

La chose est donc greffée sur un abribus, ce qui est tombait fort bien : je venais de rater mon bus et j’en avais pour 8 minutes d’attente. Le bonbon développe la patience.

Je suis un artiste. Les reflets sont volontaires.

Je suis un artiste. Les reflets sont volontaires.

Au verso de l’affiche, une autre affiche nous informe de la présence du distributeur et nous conseille un machin bizarre avec iPhone pour avoir davantage d’informations. J’ai pas d’iPhone.

Artistiques, les reflets. Poétique, je suis.

Artistiques, les reflets. Poétique, je suis.

J’aurai bien voulu avoir davantage d’info, pourtant, parce que je me posais quelques questions : était-ce bien un distributeur gratuit mis en place par Chupa Chups ? Ce numéro de portable à appeler pour faire tomber la sucette était-il safe ? L’abribus en question étant à proximité d’un grand parc ensoleillé, était-ce un plan machiavélique de pédophile pour aborder des petits n’enfants ?

J’ai donc fait un peu fait la grimace devant le distributeur, puis je me suis décidée à téléphoner pour faire tomber la sucette. Et bim, la sucette est tombée. Et gloups, je l’ai mangée.

C'est une mini Chupa Chups. Au cola.

C'est une mini Chupa Chups. Au cola.

A priori, ce sont bien des mini Chupa Chups tout ce qu’il y a de plus normal et non une arnaque complexe et bizarre. Elles résulteraient apparemment d’un désir louable de faire une sucette adaptée aux petits (ceux-ci auraient tendance à ne pas finir les Chupa Chups normales, trop grandes, et à ensuite coller leurs mains poisseuses partout). Soit.

La pub existerait aussi avec Action Man (le plus grand de tous les héros) et je crois que j’aurai préféré ça à Barbie. Le décalage comique est plus important avec Action Man. Avec Barbie, j’ai la triste impression de me trouver face à un bête cliché d’allumeuse sexy à peine nubile, d’autant que le distributeur, rose et phallique, n’arrangeait pas les choses.

A mon avis, Chupa Chups aurait eu intérêt à travailler davantage le choix du “jouet fille” pour éviter de le charger de connotations sexuelles (ou mieux, choisir des jouets “non gendered“). Le bonbon est peut-être destiné aux petits, mais le tout amusera davantage les plus grands.

Sinon, j’ai bien aimé, hein.

Miscellanée : En 1969, Dali a dessiné le logo en marguerite de Chupa Chups.

De l’importance du point.

Tuesday, October 26th, 2010

J’étais à un petit déjeuner d’affaires* (vous voyez le genre, on vous donne des croissants et du café en vous abreuvant de remarques absconses) organisé par un Grand Cabinet**.

Ce n’est qu’en sortant que j’ai remarqué que le ticket de vestiaire – qui me faisait de l’oeil depuis le début – portait en fait un symbole très familier. Celui des Cigares du Pharaon.

Rahh, là, dans le o de pharaon !

Rahh, là, dans le "o" de pharaon !

Je pourrais vous expliquer que ceci explique les remarques absconses, entrer dans une diatribe sévère sur les méfaits de la drogue, illustrer avec du Brest Easton Ellis, mais il s’agissait, hélas, du véritable symbole. Celui des Cigares du Pharaon. Les cigares de tabac.

Les Grands Cabinets sont décidément très rusés.

* Incidemment, ceci parle boulot, nous sommes presque mercredi, donc une petite pensée émue pour l’Invité du Mercredi d’Un Boulot presque Parfait !

** Grand Cabinet. Hé. J’ai très envie de faire une plaisanterie malvenue, mais j’ai une image d’élagance et de classe à préserver. Grand Cabinet et petit coin !

Le Hibou, le supermarché et les coquillettes

Monday, October 25th, 2010

Comme je ne manque jamais de le rappeler, je mène une vie ultra-glamour. Parmi mes activités préférées, il y a “se rendre au supermarché faire les courses de la semaine, parce que sinon on va se laisser mourir de faim tous les soirs”.

Donc, comme le Hibou et moi aimons les activités de couple, nous nous rendons avec enthousiasme et liste de courses (deux amis inséparables) au supermarché du coin.

Comme la liste de courses, c’est seulement dans ma tête (et de façon toute transitoire), nous errons dans les rayons (ça rime !). En haillons.

Comme nous aimons partager, nous commentons à voix haute.

Scène 1.

Devant le rayon de sauces empotées. Car nous avons la cuisine paresseuse.

Le Hibou remarque :

- Mais si on prend de la sauce bolognaise, il faut prendre des pâtes aussi.

- On a déjà des pâtes, c’est pas la peine.

- Mais il n’y en aura plus. Donc il faut en reprendre.

- Certes.

Scène 2.

Devant le rayons de nouilles. Car nous avons des goûts simples.

Le Hibou réfléchit :

- Il faut des coquillettes. Parce qu’il y a déjà des coquillettes dans le bocal*.

- OK. [ton las]

- Mais il faut que ce soit des coquillettes de la même taille que les autres.

- OK. [air de martyr]

- Parce que je ne supporterai pas d’avoir des coquillettes de tailles différentes dans un seul bocal **.

- …

Le Hibou attrape un paquet candidat. Correspondra-t-il aux critères draconien de taille de coquillettes ?

Scène 3.

Les mêmes, dans un abîme de perplexité face au paquet de coquillettes, dans l’allée du supermarchés. Car nous avons le sens du spectacle.

Un inconnu :

- Bonsoir.

Echange de regards consternés et sidérés : qui est ce type ? Nous a-t-il entendu débattre de coquillettes ? Va-t-il nous suivre jusque chez nous en voulant devenir notre ami ? Devons-nous le mordre pour nous défendre ? Le frapper avec le paquet de coquillettes ?

- Nan, mais je dis bonsoir parce qu’on est voisin de palier. Alors, depuis deux ans, je vous reconnais, hein, puisqu’on est voisin. Donc bonsoir, voilà, bonnes courses…

En choeur, rassurés :

- Bonsoir !

C’est le problème du supermarché du coin et des coquillettes. Impossible de savoir ce qu’il y a en réserve.

Et c’est la fête de l’italique, ce soir.

* Oui, les coquillettes et tous les autres machins granuleux sont rangés dans des bocaux chez nous. C’est parce que nous avons peur du Retour de la Vengeance des Mites Alimentaires de l’Espace.

Idéalement, nos étagères devraient ressembler à ça.

Idéalement, nos étagères devraient ressembler à ça.

** Déjà qu’il a du mal à supporter le fait qu’un des bocaux soit différent (il faut le cacher au fond de l’étagère). Alors des centaines de coquillettes qui ne font pas la même taille que des centaines d’autres coquillettes ! D’ailleurs, combien y a-t-il de coquillettes dans un paquet ? Quelqu’un a une idée du poids d’une coquillette ?

Cinq choses modérement inavouables

Sunday, October 24th, 2010

Ouais, la chaîne était à la mode au début du mois, mais, moi, j’étais occupée ailleurs. La vraie vie me laissant un peu de répit, je m’attelle à la tâche.

Le but du jeu, pour les heureux mortels qui n’auraient pas passé deux jours à rattraper leur retard blogosphérique du mois, était de citer cinq choses inavouables (comment ça décoiffe, cette introduction !). Ensuite, on taggue des copains et des copines, histoire de faire un peu de trafic et de rigoler. En l’occurence, j’ai été taggué par Cunégonde du Lovestore et je tagguerai volontiers l’Ecureuil ou le Hibou, mais je doute qu’ils se prêtent à la plaisanterie.

Nous allons donc un peu parler de mon passé inavouaaaaaable de geek.

Faut suivre. Et sans doute agrandir. Allez, on cliqueuh-clique sur l'image.

1. Je n’ai jamais vu Star Wars. Le Hibou a bien essayé de me convertir, mais je m’endormais systématiquement pendant les films, pour me réveiller au moment du générique et lui demander de me résumer ce qu’il s’était passé.

2. Par contre, adolescente, j’étais tellement accro à Tolkien que j’avais appris les runes, un de ses alphabets et que je me suis tapée la lecture de tous ses brouillons publiés. Croyez-moi, c’était un paquet.

3. J’adore lire du shounen-ai. Et du yaoi aussi.

4. Et des fanfics. Si possible, des fanfics shounen-ai ou yaoi, c’est encore mieux. Ô merveilleuses fic-euses Harry Potter qui m’ont si bien fait attendre la publication du tome 7 !

5. J’ai fait du cosplay. Un cosplay de bunny girl. Pour être exacte, il s’agissait de  Suzumiya Haruhi, de Suzumiya Haruhi no yuutsu.

Comme ma période de geek pride est passé (non non, je ne suis plus une otaku in your face), tout ceci fait désormais partie des informations divulguées au compte-goutte. Normalement.

Allez, zou, tous en choeur !

Kawaita kokoro de kakenukeru
Gomen ne nani mo dekinakute
Itami wo wakachiau koto sae
Anata wa yurushite kurenai…

Pattes velues et art contemporain

Sunday, October 3rd, 2010

Cette nuit est la Nuit Blanche 2010, mais je ne peux pas sortir : un monstre bloque ma retraite.

Cerbère à ma porte

Cerbère à ma porte

J’ai l’air maligne, avec cette bête à croiser à chaque fois – d’autant que le Hibou prend un malin plaisir à me rappeler sa présence. La chose n’est pas encore d’un gabarit lyonnais, mais on s’en approche lentement (en tout cas, assez pour que je n’ose pas ouvrir la fenêtre sans pshitt répulse-araignée).

Je rate donc la Nuit Blanche (si, si, rien qu’à cause de l’araignée. /mauvaise foi).

En même temps, c’est de qualité variable : autant j’avais aimé le cheval qui n’était que galop l’an dernier, autant la boule disco de démolition du Luco m’avait laissée de marbre.

Entre les journée du Patrimoine et la Nuit Blanche, l’on pourrait croire que je le fais exprès. En fait, il se passe simplement trop de choses, dans les Villes-Lumières, et je n’ai pas assez de journées (surtout si je les passe à psychoter sur des araignées à ma porte).

La Terre est bleue…

Monday, September 27th, 2010

Et chez nous, c’est bleu comme les oranges…

Les quetsches...

Les quetsches...

Les écrans... (Qui sont au nombre de deux, comme chacun sait.)

Les écrans... (Qui sont au nombre de deux, comme chacun sait.)

Les lampes (qui sont des fleurs)

Les lampes (qui sont des fleurs)

Les fleurs (qui restent des fleurs)

Les fleurs (qui restent des fleurs)

Eh bien sur, les hiboux (qui sont des choux)

Et, bien sur, les hiboux (qui sont des choux)

Cet hibou était beaucoup plus bleu néon, mais que voulez-vous, c’est difficile de prendre en photo un de ces machins réflecteurs…

En cas d’urgence, dégrafez le soutien-gorge

Saturday, September 25th, 2010

Bizarrement, beaucoup semblent penser que simplement servir de repose-poitrine est une mission trop simple pour un objet aussi élégant que le soutien-gorge. Les usages secondaires (ou principaux, parce que la mission première de confort féminin semble parfois oubliée) de ce noble accessoire sont multiples et loufoques…

Le responsable de la plupart de ces créations (abominations ?) étant Triumph Japon, l’on pourrait laisser tomber et se dire qu’il ne s’agit que de marketing : faire un peu de buzz autour de sa marque en sortant un machin improbable mais amusant… Il faut vous y faire, les filles, le soutien-gorge ne sera jamais notre ceinture de Batman.

Sauf si…

Sauf si quelqu’une décide d’inventer un soutien-gorge/masques à gaz.

Pourquoi ? Parce qu’en 1986, quand Elena Bodnar a aidé à relocaliser les populations contaminées de Tchernobyl, elle s’était dit que ça aurait bien été pratique d’avoir des protections personnelles pour pallier aux insuffisance gouvernementales (oui, plein d’éléments radioactifs dans l’air et même pas de masques anti-grippe…). Donc, près de vingt-cinq après, elle fait breveter un soutif/masques à gaz : des filtres sont placés dans les coques. Ce n’est pas la panacée, mais en cas d’urgence, c’est une première protection en cas de gros pépin (du genre une attaque terroriste détruisant des immeubles plein d’amiante…).

Moi non plus, ma première réaction n’aurait pas été de transformer un soutien-gorge en masques à gaz, mais je suppute que c’est pour cela que je n’ai jamais reçu d’IgNobel.

Le soutien-gorge est donc convertible en deux masques à gaz. Lors de la remise de son IgNobel, le docteur Elena Bodnar en fit la brillante démonstration.

Notez qu’Elena, fine mouche, considère que le masque à gaz en situation d’urgence est une excellente méthode pour faire comprendre un intérêt certain à l’individu mâle (les situations de crise sont aphrodisiaques, c’est bien connus : dans tous les films d’actions, les héros font hanky panky avant la fin…).

Et comme elle doit juger qu’il vaut mieux un harem (les spermatozoïdes sont des petites choses fragiles), elle porte deux soutifs, histoire de mieux traquer le prix Nobel (à sa place j’aurai embarqué Wolfgang Ketterle, il était un very good sport).

Quest ce que je vous disais ? Il nest pas adorable ?

Qu'est ce que je vous disais ? N'est-il pas adorable ?

On devrait toutes en avoir un dans notre tiroir de lingerie. Le soutien-gorge ne coute que 30$ (ben oui, il est commercialisé) et peut servir de :

  • Emergency Bra
  • Nursing Bra
  • Two Face Masks
  • Strapless bra.

Certes, il est très rouge, mais si jamais Z-Day s’accompagne d’une attaque de spores ravageurs (on ne sait jamais), mieux vaut l’avoir sous la main, sur les seins.

Sage comme une image

Friday, September 24th, 2010

Des Tex Avery, ceux que je préfère sont ceux qui illustrent des expressions argotiques, comme Symphony in Slang.

J’aime imaginer littéralement une expression, et tout simplement, j’aime les expressions, dans ce qu’elles ont de tarabiscoté et d’euphémistique. Une des expressions favorites du Papou pour signifier la perte de l’innocence des jeunes filles  est “elle a vu le loup péter sur la pierre de bois”.

Alors, quand je vois une expression minutieusement reproduite, c’est plus que mon petit coeur d’artichaud (si fondant et parfaitement assaisonné à la vinaigrette) ne peut en supporter ! Je bave devant ces tempêtes de poche, je meurs d’envie d’en tourner la manivelle et d’agiter l’océan.

Vogue, vogue...

Vogue, vogue...

John Lumbus, le créateur de cette petite merveille, fabrique des automates et des jouets mécaniques dans le Yorkshire depuis dix ans. Il me donne envie de partir trifouiller des choses dans les brocantes et vendre des bidules sur Etsy.

Une seule question me taraude : peut-on encore boire une nice cup of tea là-dedans?

Ode au petit chou, ami des jours à bout

Thursday, September 23rd, 2010

Certaines, comme Jewel ou Sonia, aiment le millefeuille. (Sauf que celui de Jewel est nettement plus comestible que celui de Sonia.)

D’autres, comme le Furet ou la Mésange, aiment les macarons.

Je n’aime pas les macarons. J’aime les choux. J’aime quand ma patisserie est décadente, pleine de crème dégoulinante, qu’elle soit glacée ou caramélisée. J’aime la modestie perverse du chou, son air de ne pas y toucher pour finalement vous vomir son fourrage sur les doigts.

Petits choux au caramel, vous me donnez des ailes

Petits choux au caramel, vous me donnez des ailes

Alors que le macaron. Bof. Peut-être est-ce parce que je n’ai jamais regardé Marie-Antoinette. Peut-être est-ce parce que la pâte d’amande me laisse froide.

Le macaron est trop ostentatoire, trop coloré, trop varié, même. Dans la vie, on a simplement besoin d’un peu de glaçage sur le haut pour faire son choix. Le chou est protéiforme : profiteroles, chouquettes, gougères, éclairs, religieuses, Paris-Brest, Saint-Honoré… Le macaron. Bah, on peut l’empiler.

En fait, bien contre mon gré, il semblerait que je reste hermétique au macaron. Il me semble qu’une patisserie ne devrait pas s’émietter au toucher et qu’un coup de langue sur les doigts doit rester toute la toilette à faire…

Douce religieuse, devenez effeuilleuse

Douce religieuse, devenez effeuilleuse

Le macaron, c’est une espèce de Smarties géants qui finit pulvérisé quand on vous le poste, comme les oeufs de Pâques, d’ailleurs. Les messieurs de Ladurée ont encore beaucoup à apprendre en matière d’emballage, alors, s’il te plait, Mère Grand, cesse de m’en envoyer.

S’il faut absolument en passer par Ladurée, j’ai vu de très jolies religieuses qui ne demandent qu’à perdre la tête et des Saint-Honorés parfaitement débauchés…

Faits à la maison, ils sont décidément très bons!

Faits à la maison, ils sont décidément très bons!

Soirée vers de mirlitons chez la Souris! Sinon, j’ai une boîte vide, si ya une acquéreuse…

La frustration du 20 Septembre

Monday, September 20th, 2010

C’est d’avoir oublié de fêter le 19 Septembre. Forcément, si la connexion Internet reste en rade, comment pourrais-je fêter les moments de réjouissance internettienne traditionnels, tels que Pie Day?

Mais c’est tout de même la deuxième année d’affilée où je manque à mes obligations pour Talk like a Pirate Day.

Arrr. Roawrrr.

Arrr. Roawrrr.

Comme ceci est encore un jour de paresse intellectuelle extrême, je vais me contenter de vous conseiller de regarder Pirates de Polanski. Ou plutôt non, si vous trouver le DVD, envoyez-le moi, je le regarderai pour vous. (Toujours prête à aider mes amis !)

Arr, me heartie maties !

Vous pouvez aussi choisir de parler pirate sur Facebook, ça rend les photos du bébé potelé de votre vague copine de lycée légèrement plus intéressantes. Mais à peine.