Archive for May, 2011

Comment faire quand on n’a pas su garder son mari

Wednesday, May 25th, 2011

… Parce qu’au lieu de sortir le mouchoir de sa poche et rire en le relisant, on lui a tordu le cou avec ?

Voici un tuto que je tiens de ma bisaïeule, qui pouvait être bad-ass, quand elle le voulait (oui oui) (en fait, non) (mais on va faire comme si).

Eh bien pour ce tutoriel, il vous faudra :

  • une prison old school avec des barreaux, c’est tellement photogénique ! Pas ma faute si depuis Arrière-Grand-Mère les prisons françaises se sont tant modernisées ! C’était mieux avant.
  • l’arme du crime, le mouchoir, donc
  • une vessie bien pleine
  • des matons inattentifs

Une fois que tous ces éléments sont réunis (vous êtes dans la prison avec le mouchoir, les matons aussi – mais pas avec vous sinon ça n’a plus de sens… ça va, tout le monde suit ?), vous pouvez passer à la suite.

Pendant que les gardiens regardent Prison Break dans leur casemate blindée, faites pipi sur le mouchoir (oui, ici, on n’a pas peur dans du tuto anti-glamour). Il s’agit de mouiller le mouchoir afin que celui-ci ne rompe pas sous la torsion.

Une fois que le mouchoir est trempé, essorez légèrement et passez le mouchoir entre les barreaux, de sorte à ce que vous teniez un coin du mouchoir dans chaque main et que deux barreaux soient à l’intérieur du mouchoir.

Entortillez le mouchoir en hélice, comme si vous l’essoriez (encore !). Procédez méthodiquement. La torsion du mouchoir va progressivement rapprocher les deux barreaux de l’intérieur et vous pourrez vous glisser hors de votre cellule.

Ensuite, feintez vos gardiens absorbés par leur série préférée et à vous la liberté !

Merci aux Castors Juniors pour cette technique d’évasion !

Comment garder son mari

Monday, May 23rd, 2011

Comme je me suis récemment mariée, ma grand-mère – celle qui fait des madeleines – a décidé de me donner un mouchoir qu’elle tient de mon arrière-grand-mère. Il s’agit d’un de ces mouchoirs à imprimé humoristique qui étaient en vogue à l’époque (ah, c’était le temps où la cellulose ne touchait pas encore nos nasaux ! ) et que ma bisaïeule gardait et regardait pour en rire.

Comment garder son mari

Comment garder son mari

Cliquez ici pour en voir une meilleure photographie.

Je pourrais disputer le bien fondé des affirmations ci-dessus, ce serait facile, c’est tellement années 50. Jouons plutôt au jeu : suis-je une parfaite petite épouse ?

A faire :

  • Embrassez-le souvent. Là, tout va bien, je passe haut la main !
  • S’il aime la musique soyez musicienne ! Littéralement : oui, j’aime le métal (le Hibou aime le métal). Figurativement : suis-je obligée de me passionner soudainement pour la programmation ? Je crains qu’il ne trouve celà peu naturel, après toutes ces années d’onomatopées approbatives. Dans une autre vie, j’étais Socrate : je maîtrise le “oui, bien sûr”, “celà est vrai” et le “tout à fait”.
  • Mettez votre photographie sur son bureau. Ses écrans prennent beaucoup de place, je pourrai essayer de mettre ma photo en fond d’écran ?
  • Laissez-le lire son journal en paix. Alors, là, on me demande de ne pas passer mon temps à piapiater, c’est ça ? Eh bien, sachez que je fais des efforts.
  • S’il est fatigué, servez-lui sa boisson favorite. Les sodas, c’est mauvais pour la santé. L’alcool aussi (de toutes façons) (compris, femme des années cinquante ? Range cette bière !). Voilà. Mais je veux bien masser les pieds. de temps en temps, en tous cas.
  • Montrez-lui que vous l’aimez. D’après le pope, ça veut dire l’accompagner à la cuisine pour lui parler quand il me fait à manger. Can do. (Faut bien vérifier qu’il fait ce qui me plait.)
  • Ayez toujours l’air innocent. A travailler. J’ai toujours un peu un air de chat ayant mangé le canari lorsque j’essaie de cacher quelque chose.
  • Attention à votre poids. Ben voyons.

A ne pas faire :

  • Ne lisez pas son courrier. Pas de problème, je ne le fais pas. Par contre, j’ai du l’éduquer à ne pas ouvrir les enveloppes qui m’étaient adressées. Ce n’est pas parce que son nom y est aussi qu’il faut ouvrir. Je n’y peux rien s’il n’y a que son nom sur la boîte aux lettres et qu’il faut donc indiquer que je loge chez lui.
  • Ne vous mettez jamais en colère. Mouais. Il parait. Mais tout de même, s’il lit mon courrier, j’ai bien le droit d’exprimer vigoureusement mon désaccord, non ?
  • Pas de commérages au téléphone. Et ma joie de vivre, hein ? On y pense, à ma joie de vivre ?
  • Ne soyez pas jalouse ! Mouais, enfin, dans les limites de l’acceptable, tout de même.
  • Ne boudez pas ! Bouder ou se mettre en colère, il faut choisir ! Ah non, il ne faut faire ni l’un ni l’autre. Comment vais-je m’en sortir ? On n’a donc le droit de ne rien faire ?
  • Ne vous parfumez pas trop. Bien des gens pourraient apprendre de ce précepte plein de sagesse : je pense à toi, ô femme trop pomponnée du métro dont les effluves me donnent le tournis et à toi, M. Métro-boulot-dodo, dont la routine quotidienne n’inclut pas de douche.
  • Ne prenez pas un air supérieur. Mouais. Et si je suis supérieure parce que j’avais raison depuis le début, hein ? (Lire le courrier des autres, ça ne se fait pas !)
  • Ne donnez jamais l’impression que vous n’avez rien à faire. Un peu comme si on était au bureau en somme ? Mais si je n’ai pas le droit de me mettre à bouder, de me mettre en colère, de prendre un air supérieur, de commérer ou d’être jalouse, que me reste-t-il à faire ? Le mé-quoi ? Je n’entends pas, pouvez-vous répéter ?

Bref, s’il fallait compter les bons et les mauvais points, l’on pourrait en conclure que, selon ce mouchoir, je vais totalement échouer à garder mon mari.

Respectons-en donc plutôt  l’esprit que la lettre (essayer d’être globalement gentille et facile à vivre ?). Je vais imiter ma bisaïeule : sortir le mouchoir de ma poche quand j’ai envie de tordre le cou à mon Hibou de mari.

Parce que les chaussettes, ça va dans le bac à linge sale, ça ne vit pas sa vie par terre au pied du lit. Même si la chaussette est affecteuse et décorative, elle va dans le bac à linge sale.

Le sentiment de puissance

Sunday, May 8th, 2011

Rien de tel qu’un soutien-gorge qui s’attache sur le devant pour booster sa confiance en soi.

En l’enfilant, on est à la fois James Bond et Schwarzenegger enfilant leur holster. On se sent mâle, couillu, testostéroné. On le remonte sur l’épaule, on en sentirait presque le revolver se lover sous l’aisselle.

Je suis un cop under cover, un justicier des temps modernes, je tutoie les gangsters des rues de LA…

Et clac, entre les seins.

Je suis une justicière des temps modernes…

Certes, c’est plus efficace en étant mâle, mais ça marche quand même : je peux être Lara Croft, Nikita… Mais seulement le matin, en enfilant le soutien-gorge qui s’attache par devant et qui a un dos nageur.

Reconversion ou wedding fever ?

Monday, May 2nd, 2011

La date du mariage (le mien, pas celui de Kate et William) approchant à grand pas, j’envisage une reconversion en blog mariage.

J’en lis tellement en ce moment, ça ne devrait pas être trop difficile.

Métamorphose en trois points :

1. Choisir un nom thématique

Facile ! The Mouse Bride me semble une bonne option (The Vampire Bride a un peu vécu, mais j’aurai tellement aimé avoir un barissement d’orgue furieux après l’annonce de mon pseudonyme).

Here comes... The Mouse Bride!

Here comes... The Mouse Bride!

J’écrirai en français, mais qu’importe ! L’anglais, c’est trendy, c’est wedding, c’est princier, et puis, bien que les blogs français de mariage se fassent plus nombreux, Style Me Pretty et Martha Stewart continuent à faire des ravages parmi les Brides-To-Be (BBT) (comme Bagel Bacon Tomato).

2. Refaire la décoration

Du rose, du rose et encore du rose ! Avec du bleu layette, du vert tendre, un peu de lila, du parme, du crème, de l’ivoire…

Flou, rose, jeu de transparence... J'ai tout bon ?

Flou, rose, jeu de transparence... J'ai tout bon ?

3. Du contenu

Ici, je vois plusieurs voies à suivre : laisser venir le chaland avec ses photos qu’il souhaite voir publier et mettre en ligne les photos des mille et uns achats non budgétés de petites trucmuches en tous genres. La première option est certes passive, mais elle permet d’achapper pour un temps à la tentation de la seconde : dévaliser (virtuellement, en théorie) Etsy, sans tenir compte des 30 $ de frais de port pour 30 g de produit (1 $ le gramme, c’est quasiment cadeau, non ?)…

L’on peut également choisir de donner dans le DIY et poster régulièrement des tutoriels : comment faire une guirlande de papier, comment faire une guirlande de tissus, comment faire une guirlande de fleurs. Les possibilités sont infinies !

L’on peut critiquer les robes de mariées des autres, conseiller quelle coupe pour quelle physionomie, énoncer des diktats impératifs et lapidaires !

Toutes en chapeaux, j’ai dit !

On peut fangirler une autre blogueuse pour son style : “Oh, la Mariée en Colère, je t’aime et t’admire tellement ! Si on n’était pas toutes les deux sur le point de se marier, je t’épouserais bien !”

Sauf que je ne rigole pas pour les chapeaux. Toutes en chapeaux ! Et j’ai bien aimé le chapeau de Béatrice (quoi, tout le monde en parle de ce mariage, je peux bien m’y mettre cinq minutes), bien que s’il eut été plus petit, placé plus haut et pas assorti au teint et aux cheveux, il n’en aurait que mieux été porté.

Le mystère du bermuda

Sunday, May 1st, 2011

Parce qu’ici, on s’intéresse aux vraies questions et on n’a pas peur de provoquer l’ire des medias et des marques. (Personnellement, je n’ai pas non plus peur du Triangle des Bermudes, mais il n’y a aucun rapport.)

Je trainais tranquillement, comme tout dimanche qui se respecte, en visitant des sites ici et là. De fil en aiguille (ma boîte mail, donc), j’arrive sur vente-privée.com où, entre autres, je vois une vente Cacharel. Pourquoi pas.

(Vous faîtes peut-être mieux de votre dimanche, mais ne me jettez pas la pierre.)

Et là, au milieu des jupes en Liberty (on aime ou on n’aime pas.) (je n’aime pas), je vois…

Vente privée Cacharel

Vente privée Cacharel

Oui.

Donc.

Un bermuda en organdi rose poudré, 100% coton, coupe droite, taille haute et élastiquée, zip sur le côté, revers à la base. Et. Transparent.

Oh. C’était donc la petite culotte du mannequin !

Par où commencer ?

Si je devais choisir un vêtement à rendre transparent, je ne pense pas que je choisirais un bermuda. Il est certain que quelque part, quelqu’un trouve ce bermuda über sexxy (règle 35), peut-être est-il avant-garde et trendy, mais néanmoins…

Je pense que je n’adhère pas pour deux raisons :

  1. Le bermuda est vraiment un vêtement de petit garçon.
  2. Le bermuda ne met guère que les genoux en valeur.

Voilà.

Le même, de trois quart.

Le même, de trois quart.

C’est dur, comme combinaison, bermuda transparent et spartiates. Je ne sais pas si le tanga améliore les choses.