Quand on a réussit à faire entrer quelqu’un dans une petite case, l’on a souvent du mal à l’en faire ressortir. Comme dirait l’autre, les premières impressions, ça compte.
Par exemple, pour moi, Roald Dahl a tout d’abord été un nom sur une couverture. Roald Dahl, sur la couverture, ça voulait dire que ce serait drôle et inquiétant, légèrement transgressif et que, pourtant, tout irait bien à la fin. De Mathilda aux Sorcières, les héros passeraient par le pire mais s’en sortiraient, parce qu’après tout, ce qui importe, c’est la capacité à innover et à s’adapter en toutes situations, qu’elles soient étranges ou bêtement anodines.
Peu à peu, devant notre faim dévorante, les romans étiquetés “enfant” se firent rares. Dahl n’avait pas écrit que des histoires pour enfants, il avait également réuni des anthologies d’histoires de fantômes (redoutablement efficaces, à huit ans, j’ai lâché l’anthologie, terrifiée à la moitié de la lecture de la première nouvelle. J’ai mis dix ans à finir ce livre.) et une autobiographie en deux parties. Moi boy détaillait son enfance et Escadrille 80 racontait ses premières années de jeune actif comme l’on dit de nos jours (huhu, je me sens d’humeur réac): représentant de grandes compagnies pétrolières en Afrique et pilote de la RAF (je blâme Dahl pour ma prédilection pour les histoires de pilotes: Kessel, Saint-Ex, Gary… Alors que bon, franchement, les avions, rien à foutre).
Et voilà. Dahl, pour moi, restait éternellement un jeune pilote réformé rapportant des sacs entiers d’oranges et de citrons à sa famille.
Bien sûr, il est mort récemment et j’avais vu les photos de son cabanon d’écriture, mais le mort n’existait pas vraiment, j’avais laissé Dahl jeune pilote.
Et bien, pour faire la transition, j’apprends que Dahl faisait le joli coeur auprès tout ce que les US comptaient de fortunées pour le renseignement britannique. Normal, en somme.
J’apprends également qu’il était beau gosse. Pics, plz, et pas ceux où, à moitié dégarni, il triture sa pipe. Chers journalistes, un effort, que diable !
Tags: Bouquins, Hanky Panky, Péché gourmand, Roald Dahl
Qu’est ce que j’ai aimé cet auteur !! Tous ses bouquins, et surtout le bon gros géant, tellement beau et poétique… Un génie cet homme là
De quoi faire tomber encore bcp de petits dans le plaisir des livres
j’aime bien ses histoire fantastiques, comme celle de la dame du BB qui empaille ses clients, ou celle de la femme qui tue son mari avec un gigot (avec l’os) et le fait manger aux inspecteurs de police venus enquêter sur le meurtre
J’adore cette idée. Roal Dahl James Bond. Qui l’eût cru. Mais je ne suis pas d’accord, je ne trouve pas que Sacrées sorcières se termine bien. Adaptation ou pas, mourir à moins de vingt ans en n’ayant rien connu d’autre dans la vie que le gout du fromage râpé et l’odeur de sa grand mère, c’est triste.
Mais c’est un héros !