…
Ou pas.
Je trottinais ce matin dans La-Ville-au-Nord, vaquant à mes occupations, quand un homme d’une trentaine d’années m’aborda et me demanda si je voulais bien l’aider : il subissait un bizutage* de sa nouvelle entreprise et avait besoin d’aide.
En jeune fille serviable et bien élevée, j’accepte de l’aider. Je m’attendais à ce qu’il me demande de lui indiquer une rue, un monument, une histoire locale… Et là, il me tend son appareil photo et me demande de le filmer tandis qu’il détachera mes sandales et me lèchera les pieds.
Un ange passe.
C’est difficile de trouver des gens qui acceptent, me dit-il, souriant.
…
J’ai dit non et j’ai pris la poudre d’escampette. J’étais seule avec lui dans une rue déserte et isolée, il venait de me croiser en voiture et s’était arrêté spécialement pour me parler. Tout ça paraissait louche.
Un bizutage se fait au grand jour, en public. Et quel genre de bizuteurs n’assiste pas en personne et préfèrent une vidéo ? Si cela avait été sur la Grand’Place, à midi, j’aurai simplement trouvé désagréable d’aborder une personne seule. Mais là ? Louche et creepy.
Quoiqu’en dise le Flamant Rose, je ne pense pas avoir une tête de dominatrice mais je n’en comprends pas moins le fétiche (tous en choeur ! My kink is not your kink, but your kink is okay too). D’ailleurs, ma collection de chaussures en est bien la preuve. Et puis, le fétiche des pieds, c’est classique, pas bizarre comme pour les poulpes. De grands noms reconnaissent publiquement aimer les pieds – hey, les pieds, c’est cool ! Juste, pas avec un inconnu dans la rue.
Allez, qui, ici, se doutait que le développement de la podophilie était lié au risque plus grand de maladies vénériennes ? La podophilie est attestée dès le XVIe s. mais cela m’étonnerait fort qu’il n’y en ai pas trace plus tôt. C’est l’un des fétiches les plus populaires, qui a une forte présence sur Internet et que l’on retrouve sous de nombreuses formes : pieds bandés, massages, pédicure par les poissons, fétichisme pour les chaussures…
J’aime les pieds. Pouet.
Nan, mais en entreprise, le bizutage, c’est de chercher de l’huile de coude, ou la clef des champs, non ?
Tags: Cothurnes, Hanky Panky, Internet = lèche-vitrine, Le Flamant Rose

Je n’aime pas mes pieds, donc je suis contre ce fétichisme (il existe donc des fétichismes dont le but n’est pas d’adorer mon humble personne o_O ?). Mais tu aurais dû accepter, prendre la caméra, filmer la tête de ton agresseur et partir en courant. Tu aurais gagné une caméra et le droit de montrer à tes amis à quoi ressemblait le creepy man.
Pourtant ça met hyper en confiance ce genre de requêtes… ) Je plaisante. Après en vrai, je connais plein de gens fétichistes des pieds.
Aha, la Palme de la Rencontre Etrange te revient, et pourtant y’a du challenge avec tout ce qu’on croise aujourd’hui !
Un inconnu c’est une chose, mais une conquête d’un soir qui te demande soudain, l’oeil vitreux, s’il peut essuyer tes pieds alors que tu sors de la douche… et que de toute la nuit tu ne l’as pas vu si excité… Ca laisse coite. C’est un jugement de valeur, ni rien. T’es tellement surprise que t’es même plus en mesure de juger !
Dans les personnages célèbres podophiles, il y avait Emile Zola, aussi, ce qui donne l’occasion de grandes scènes dans certains de ses romans. Dans mon souvenir il y a ça dans Une page d’amour…