Archive for July, 2010

Croc croc

Tuesday, July 27th, 2010

Il y a parfois des marques décalées et amusantes que l’on aime. Comme Pylones, par exemple.

Les objets Pylones sont souvent drôles et colorés, ce qui a pour conséquence de me les rendre irrésistibles (je suis une fille simple). C’est ainsi que je bave depuis des années sur les tasses à café ailées, sans jamais me décider.

En même temps, mon expérience rouillée avec mon ami le marin-pêcheur breton dans la bruine de Shanghai m’a laissée méfiante quant à la qualité des objets (mais le pauvre marin-pêcheur, il n’avait aucune chance dans l’humidité ambiante).

Mais là, je me retrouve avec un objet que je n’approuve pas. C’est un coupe-ongle. En forme d’insecte.

Pire qu’un vague insecte sans dénomination, il s’agit d’un “Beetle”. Un scarabée. Dont les mandibules vous coupent les ongles. Comprenez-moi. J’ai à présent dans les pattes un n-ième coupe-ongle, et celui-ci essaye de me bouffer.

Vous les voyez, les mandibules de métal ?

Vous les voyez, les mandibules de métal ?

C’est pas cute. Et franchement, je vois mal les insectophiles adorer. Et c’est pas la tranche de la population la mieux représentée, les insectophiles.

Certes, me direz-vous, quand on noie les fourmis à l’eau de Javel pour défendre son chez-soi, on doit être capable de supporter un pov’ coupe-ongle. Certes. Mais 1 2 et 3.

Pour les smart asses qui vont venir m’expliquer que gna gna gna arraignées, insectes, nombre de pattes. Je sais. D’habitude, c’est moi qui explique. J’illustre juste.

De l’essence du Fancy Club

Monday, July 26th, 2010

Le Fancy Club fut fondé au Foyer des soeurs, en réaction au visionage excessif de Fight Club et à la pression inhérente aux prépas.

Comme nous ne pouvions guère commencer à nous bastonner brutalement en cours ou à la cantine, nous décidâmes de nous déguiser. C’était plus soft et plus réalisable à notre échelle. Il y eu la journée Girly, un peu trop rose et gloussante. Puis la journée Romantique (ou Jane Austen), la journée Fight Club, la journée hippy, la journée school girl…

Puis, il y eut une longue pause.

Très longue.

Et un soubresaut de rebellion, une envie de liberté, d’évasion. Je proposai un thème pour le 14 Juillet.

Bleu-blanc-rouge. Simple et efficace.

Bilan ? Eh bien, le Flamant Rose*,  la Lionne, la Mésange et moi portâmes les couleurs choisies, et même le Hibou fit un effort pour s’intégrer dans le thème en mettant un ruban rouge à son chapeau !

Le 14 Juillet, ça titille aussi la fibre patriotique des marketeux.

Une toute petite longueur d'avance. Mais le bal des pompiers, c'est sympa aussi.

Bah, le bal des pompiers, c'était sympa aussi !

* Pardon, cher Flamant!

Méfiez-vous d’Hans Landa et de ses présents

Sunday, July 25th, 2010

J’ai reçu récemment un certain nombre de cadeaux d’anniversaire allant de l’utile et agréable au bizarre et délibérément nuisible.

La Session excelle particulièrement à ce jeu. Hans Landa dispose en effet d’une imagination fertile et d’un approvisionnement gardé confidentiel. Nous le soupçonnons de cambrioler les mamies thésaurisatrices.

Vogue la galère du bougeoir décoratif...

Vogue la galère du bougeoir décoratif...

Pour l’anniversaire de Jewel, il avait réussi la prouesse de dénicher un de ces fichus de pluie en plastique tranparent qui fleurent bon les années soixante (ma Mère-Grand, celle qui est bloquée dans les années soixante justement, en a d’ailleurs souvent dans son sac à main…). Jewel, rayonnante de bonheur entre ses gants à vaisselle jaune, sa cafetière et son fichu, ne savait plus que dire…

Pour moi aussi, il su faire encore une fois la preuve de son talent. Entre la charlotte de douche bleu ciel à petites roses, le bougeoir kitsch et le pilulier, je me suis rarement sentie aussi gâtée.

Pile 28 compartiments ! Quelle attention aux détails ! Merci, Hans !

Pile 28 compartiments ! Quel soin des détails ! Merci, Hans !

Je suis d’ailleurs heureuse de voir que certains sont aussi préoccupés par ma contraception que moi. Après, tout, il ne faudrait pas sacrifier par inadvertance au dieu fécondité. D’où les totems du placard… (mais c’est là une histoire pour un autre jour).

Laissez-moi vous lécher les pieds !

Saturday, July 3rd, 2010
Lèche-pieds.

Lèche-pieds.

Ou pas.

Je trottinais ce matin dans La-Ville-au-Nord, vaquant à mes occupations, quand un homme d’une trentaine d’années m’aborda et me demanda si je voulais bien l’aider : il subissait un bizutage* de sa nouvelle entreprise et avait besoin d’aide.

En jeune fille serviable et bien élevée, j’accepte de l’aider. Je m’attendais à ce qu’il me demande de lui indiquer une rue, un monument, une histoire locale… Et là, il me tend son appareil photo et me demande de le filmer tandis qu’il détachera mes sandales et me lèchera les pieds.

Un ange passe.

Pas ce genre danges.

Pas ce genre d'anges.

C’est difficile de trouver des gens qui acceptent, me dit-il, souriant.

J’ai dit non et j’ai pris la poudre d’escampette. J’étais seule avec lui dans une rue déserte et isolée, il venait de me croiser en voiture et s’était arrêté spécialement pour me parler. Tout ça paraissait louche.

Un bizutage se fait au grand jour, en public. Et quel genre de bizuteurs n’assiste pas en personne et préfèrent une vidéo ? Si cela avait été sur la Grand’Place, à midi, j’aurai simplement trouvé désagréable d’aborder une personne seule. Mais là ? Louche et creepy.

Ah, Inconnu, si vous aviez été aussi beau gosse... (ça aurait été quand même non, à vrai dire)

Inconnu, Inconnu, qu'imaginiez-vous donc ?

Quoiqu’en dise le Flamant Rose, je ne pense pas avoir une tête de dominatrice mais je n’en comprends pas moins le fétiche (tous en choeur ! My kink is not your kink, but your kink is okay too). D’ailleurs, ma collection de chaussures en est bien la preuve. Et puis, le fétiche des pieds, c’est classique, pas bizarre comme pour les poulpes. De grands noms reconnaissent publiquement aimer les pieds – hey, les pieds, c’est cool ! Juste, pas avec un inconnu dans la rue.

Allez, qui, ici, se doutait que le développement de la podophilie était lié au risque plus grand de maladies vénériennes ? La podophilie est attestée dès le XVIe s. mais cela m’étonnerait fort qu’il n’y en ai pas trace plus tôt. C’est l’un des fétiches les plus populaires, qui a une forte présence sur Internet et que l’on retrouve sous de nombreuses formes : pieds bandés, massages, pédicure par les poissons, fétichisme pour les chaussures…

J’aime les pieds. Pouet.

Nan, mais en entreprise, le bizutage, c’est de chercher de l’huile de coude, ou la clef des champs, non ?