Archive for June, 2010

(Space) Invaders

Thursday, June 24th, 2010

La semaine dernière, le Hibou et moi avons passé peu de temps à la maison à cause de déplacements professionnels. Du coup, ce fut une semaine sans visite à la cuisine (que nous avons fort jolie).

La cuisine, vexée d’être délaissée, s’est trouvé d’autres admirateurs. En l’occurence, des admiratrices qui arrivaient en procession, se prosternaient devant le pot de miel et repartaient pleines de révérence.

C’est-à-dire que les fourmis passaient par la porte-fenêtre de la pièce à vivre, traversaient celle-ci, entraient dans la cuisine, se chargeaient de nourriture et repartaient par le même chemin.

Rien que de chercher cette photo, javais la bouteille deau de Javel qui me démangeait.

Rien que de chercher cette photo, j'avais la bouteille d'eau de Javel qui me démangeait.

Joie, bonheur, allégresse.

Quand, j’ai vu cela, mon sang n’a fait qu’un tour et je me suis trouvée dans la position peu enviable de l’horrible dictateur ordonnant des génocides (sauf qu’ici, c’est : j’ordonne et j’exécute). J’ai donc sortie ma plus belle grimace de sadique à la petite semaine et ma bouteille d’eau de Javel et j’ai noyé les fourmis. Dans l’eau de Javel. Avec force “gnnn”, “rahhh”, “couic” et autres onomatopées (j’ai le verbe facile). J’ai bouché les aérations de la porte-fenêtre avec du coton imbibé d’eau de Javel. J’ai pshité de la bombe “anti-rampant” (vu la réaction de l’araignée, c’est super efficace). J’ai pourchassé les survivantes. Je les ai tuées à la cuillère.

Je suis Hitler, se redressant au-dessus des cadavres sauvagement écrasés des fourmis (ça a la vie dure, ces petites bêtes) (ouais, ras le bol des requêtes porno, j’ai envie d’accumuler du point Godwin).

Rien à voir, mais comme c’est fou et bizarre comme info : le Flamant Rose n’a découvert ce qu’étaient les Space Invaders parisiens que lundi.

Do, le do, il a bon dos

Tuesday, June 22nd, 2010

Hier soir, c’était la fête de la Musique. C’est pour cela qu’avec un sens de l’a propos sans pareil, je me suis retrouvée avec l’Ecureuil, le Flamand Rose et le Furet dans une crêperie à Montparnasse, une oreille défoncée par le mauvais DJ du bar d’en face et l’autre baignant dans le cidre (j’aime quand le cidre me roucoule des choses à l’oreille…).

C’est aussi pour cela que nous avons marché de Montparnasse à la Seine, évitant soigneusement les attroupements autour des mauvais groupes de rock. Qu’ont-ils tous à jouer la même soupe ? Et à la jouer trop fort ? Ya plein d’immeubles pour réfléchir le son, on n’est pas au milieu de la lande bretonne.

Finalement, nous avons fini coincées rue de Seine, par une chorale improvisée. Pas si improvisée que cela, puisqu’il y avait des carnets de musique… Nous, fuire devant un karaoké géant ? Nous sommes restées défendre l’honneur du Fancy Club !

Il est à toi c’p'tit billet

Toi le soiffard qui sans façon

M’a versé d’ssus tout ton godet

Quand dans la rue j’chantais

Ce  n’était rien qu’un gobelet

Mais il m’a inondé le corps

A la manière d’un gros poisson

L’honneur du Fancy Club est sauf, notre enthousiasme vocal a fait tourner les têtes… Les conclusions de cette soirée sont les mêmes que d’habitude :

  • Je chante excessivement faux
  • Quand on aura 50 ans, on fera comme le groupe de copines d’un certain âge et on taxera les carnets de chant des jeunes femmes (nous sommes des jeunes femmes, sachez-le)
  • La Fête de la Musique, c’est aussi un peu la Fête de la Bière
Les stromboscopes, c'est un aimant à filles, mec !

Les stromboscopes, c'est un aimant à filles, mec !

En l’honneur de La-Ville-au-Nord, j’ai braillé Les Corons.

Petit moment de poésie (1)

Friday, June 18th, 2010

Pendant l’intervention du directeur financier monde, incitant à plus d’agressivité et à faire plus de chiffre, “il faut ce qu’il faut, faites ce que font nos concurrents !”,  un grand papillon est entré dans la salle et a volé deci, delà…

Papillon !

Papillon !

… Pour se poser au plafond, au-dessus du directeur.

Update des Pénates

Friday, June 11th, 2010

Je quitte définitivement La-Ville-au-Nord, et ce n’est pas sans mal. Mon studio semble faire tout ce qui est son pouvoir pour m’y faire rester. C’est-à-dire qu’il tente de m’envoyer à l’hôpital.

J’exagère.

Mais à peine.

Je me suis coupée sur le micro-onde (avis à la populace, il y a des machins coupants sous les micro-ondes), j’ai eu des ampoules (c’est la faute de ces sales parisiens qui laissent les jeunes filles se débrouiller dans le métro. Remerciement à l’Amicale des Jeunes Filles qui m’a filé un coup de main. Et, les malabars? Prout.) je me suis fait des bleus (malabars, toujours), des livres me sont tombés sur la tête et j’ai épongé une inondation. Sans compter que je voulais me rendre sur les Champs Elysées pour avoir des bisous et que je n’ai pas pu.

A part ça, tout s’est bien passé, et j’ai quatre sacs et trois cartons de livres qui n’attendent que l’aide bienveillante de mon frère pour changer de domicile. Bon, il faut aussi que HeX daigne m’aider pour le matelas, le micro-onde (encore lui !), le tancarville, la planche à repasser, l’aspirateur, les poubelles, la chaise de bureau et le carton de vaisselle. Presque rien en somme.

J’ai vachement progressé rapport au dernier déménagement où rien n’était rangé et où j’ai saigné partout (un bout de verre traitre m’a agressé le peton). Et où il a fallu réquisitionné la voiture d’un pote pour certaines choses. Et revenir faire un deuxième voyage.

Au dernier déménagement, HeX m'a aidée à faire mes cartons.

Au dernier déménagement, HeX m'a aidée à faire les cartons.

L’on notera deux faits intéressants:

  • Lors de mes déménagements, je redécore les alentours façon sang et tâches.
  • Les pieds ont une affinité naturelle pour les morceaux de verre.

Déboires téléphoniques – ou téléphofucks – ça c’est classe, merci Papa !

Tuesday, June 8th, 2010

Ma voix est très haut perché. Juvénile. Surtout au téléphone – ça déforme les intonations, cette saleté. Pas vrai ?

Ce qui fait que je manque de crédibilité dès que je parle dans un combiné : pour être honnête, c’est toujours un peu embarassant de sentir son interlocuteur faire une pause pendant un entretien d’embauche téléphonique en se demandant si il a la bonne personne au bout du fil. Tout comme c’est toujours un peu vexant que les collègues du Hibou plaisantent qu’il aime les gamines.

Stop callin, stop callin, I dont wanna talk anymore

Stop callin', stop callin', I don't wanna talk anymore

Heureusement, chaque médaille a son revers, et en contrepartie de la voix de môme chougnarde, j’ai un super pouvoir.

Mon super pouvoir, c’est de feinter les télémarketers comme personne.

Papa et Maman ne sont pas là, ils rentreront tard.

Papa et Maman veulent pas que je parle aux inconnus.

Papa a dit que si xxx rappelait, il fallait dire que ce sont des “sales cons”. [Oups, ma couverture n'a pas fonctionnée !]

Et vlan, c’est fini. Pas de palabres sans fin, même pas besoin d’être poli (oui, il n’y a que moi à être poli avec les démarcheurs téléphoniques) ou de réfléchir avant de raccrocher.

Ouais, ça compense de ne pas être prise au sérieux au téléphone pendant un entretien.

Souris. Téléphone. Souris.

Souris. Téléphone. Souris.

Et puis, pour une souris, c’est normal de couiner. Na.

Où l’on parle enfin du Monster Ball

Sunday, June 6th, 2010

Cet article a tardé parce que les mots me manquaient et l’euphorie qui a suivi le concert a mis un certain temps à s’évaporer.

Donc, comment dire.

Gaga était à Paris, elle a chanté et dansé comme un démon, c’était mythique.

J’ai l’adjectif facile et généreux.

Our Lady of the Freaks, in Her crowning glory

Our Lady of the Freaks, in Her crowning glory

J’étais dans la fosse vendredi soir, avec ma bouteille d’eau débouchée (pour éviter que je tape mes voisins avec, a expliqué la sécurité à l’entrée. J’ai l’air that agressive) Jewel, une de ses copines et un certain nombre de gays (dédicace spéciale à toi, devant nous dans la queue, et tes écrase-merdes pour “bousiller du pied dans la fosse”. Tu étais un mec sympa et convivial.)

Et comme tout le monde, j’ai ri quand elle a dit en jetant vers le fond de la scène, le chat en peluche :

Qu’est-ce que say ? Un chat ? Je n’ayme pas les chats, je n’ayme que les pussies.

Et comme tout le monde, j’ai versé ma petite larme quand elle a chanté Speechless. (Pas comme tout le monde, j’ai noté qu’elle avait des bottes Louboutin.)

Et comme tout le monde, j’étais en transe, j’ai piétiné, j’ai hurlé et j’ai sauté sur place (en bousculant les autres pour me rapprocher).

Et comme tout le monde, j’ai repris un ticket pour la prochaine fois.

Parce que ce n’est pas vraiment quelque chose que l’on peut décrire. Cela ressemble un peu à une expérience mystique – et une bonne partie de la foule était pleine de ferveur – et un peu à du pré-maché. C’est perturbant. Mon côté cynique jurerait que c’est du chiqué, mais pourtant je ne peux m’empêcher de croire en la sincérité de Gaga. Alors, encore une fois, je serai un Little Monster, je montrerai pattes et crocs, et je danserai en transe avec dix mille autres qui ont tous le sentiment qu’Elle s’adresse directement à eux.

Les orants devant l'idole

Les orants devant l'idole

Comment ça, je ne raconte rien ? Bah, si vous voulez un gentil résumé (ou moins gentil), il y en a pléthore.

Mon opinion ?

  • Le chanteur de Semi Precious Weapons, la première partie, ressemblait aux théatreux râtés dans Astérix.

T'as le look, coco, t'as le look !

  • J’ai pas vu beaucoup de concerts, mais même si on n’est pas en extase devant Gaga, les décors, les costumes et la trame narrative du Monster Ball suffisent pour que l’on en reste bouche bée.