Archive for May, 2010

Afflux de visites

Monday, May 17th, 2010

Hier, Jenny The Bloggess a été mise au courant de mon article de la semaine dernière. Vous savez, celui sur la table de nuit anti-zombie. Je me moquais d’elle parce que j’estimais que si on n’est pas capable de coordonner démontage et dégagement des surfaces planes, on ne méritait pas de survivre à Z Day.

Comme elle parle français – extraordinairement bien, ajouterai-je avec un talent de sycophante confirmé – elle a lu mon article, l’a commenté et l’a aimablement linké dans son sum-up du dimanche (elle fait tous les dimanches un résumé de sa semaine, pour qu’on la retrouve entre ses différents blogs. Ouais, elle est prévoyante et sympa).

Comme ses lecteurs sont des gens chouettes, qui cliquent sur les liens, une certaine proportion s’est retrouvée ici, à tenter de lire mon article, armés de Google. Oui, ses lecteurs sont des gens cools, mais ils ne parlent pas aussi bien français qu’elle. Par contre, ils sont débrouillards. (Notez comme je ménage la chèvre et le chou.)

Mais comme les traductions de Google sont médiocres, on dirait que tous ces gens ne comprenaient pas la blague.

Although Bloggess castigated the base of the nightstand – it believes the risk of stepping on them at night – I note that it is easy to slide under the bed of a kick during disassembly.

J’ai donc donné ma propre traduction médiocre. (C’est la fête de l’autolink aujourd’hui !) Mais peu importe, j’ai à présent l’honneur de faire partie d’une conspiration mondiale, avec eBay.

Yeah, but they’re the french. So it really doesn’t count. [sic]

C’est la classe, je fais partie de “ils”. La classe dominantes, les autres, ce qui vous asservissent. Je suis un des Maîtres du Monde !

Bref, ne perdons pas le fil.

Hier, quand Jenny a posté le lien, j’ai atteint les 500 views. Aujourd’hui, j’ai dépassé les 1.000 views. Le Hibou est jaloux. J’ai un Internet-pénis énorme et c’est un peu l’avènement de ma courte existence de blogueuse. Je pense prendre à présent ma retraite.

Bon, avant j'avais pas de visites, d'accord. Je sais.

Bon, avant j'avais pas de visites, d'accord. Je sais.

Le deuxième détail de cette journée de folie ? Je n’ai pas de recherche à caractère pornographique !

Bon, d'accord, j'ai pas de recherche non plus.

Bon, d'accord, j'ai pas de recherche non plus.

C’est absolument incroyable, non ? Je vous sens sciés.

Normalement, il ne passe pas une journée sans des recherches qui sentent bon leur… On va s’arrêter là, mais le thème central, c’est la vulve. Je me demande bien pourquoi. Prend-toi ça, référencement Google !

Donc voilà. J’ai obtenu mon quart d’heure de gloire warholien, en toute chasteté, je vais donc cesser mon (infructueuse) chasse aux clics et aux commentaires. Plus de 1.000 nouveaux et juste un commentaire de Dave, l’ingénieur ? D’ailleurs, Dave, sache que tu es cool !

Demain (enfin, dans un avenir proche), en l’honneur de nos amis américains, je vais tester des cheeseburgers.

Parce que je suis une blogueuse qui aime repousser ses limites.

Les Exs

Wednesday, May 12th, 2010

En lisant l’article de Cunégonde, je me suis rappelée des exs du Hibou. Exs que je n’ai jamais rencontrées – sauf une. (Si j’ai bonne mémoire, on a échangé une remarque sur Pratchett. On aime toutes les deux Pratchett, grâce à nous, le Hibou a peut-être lu trois de ses livres. W00t. Point commun.)

J’ai rien contre les exs du Hibou, hein.

Même que, pour moi, l’une des principales attractions lorsque l’on fêta son anniversaire fut la promesse que toutes ses exs (sauf la psychopathe) étaient invitées. Grosse déception quand elles ne vinrent pas.  (Désolée les copines et les copains qui-sont-gentiment-venus.)

Les filles, ceci est donc un message Peace & Love : n’hésitez pas à me contacter. Mais ne laissez surtout pas de message sur le wall Fesse-bouc du Hibou impliquant que vous avez eu une relation plus ou moins intime avec lui. J’aime pas. Et effacez toutes vos photos avec lui. Mais, sinon, chuis curieuse.

J’ai entendu des taaaas de choses sur vous. Et, par procuration, vous m’avez appris des taaaaas de choses.

Petit florilège :

  • Ne pas sortir deux ans avec un garçon et refuser de coucher avec lui. Si vous avez 16 ans, les poulettes, je veux bien, mais à 19 ans, ça semble un peu bizarre.
  • Ne pas refuser de partir en vacances avec le garçon (et vos parents), parce que vous avez peur de céder. (Référez-vous au point ci-dessus.)
  • Ne pas demander un garçon en mariage six mois après avoir commencé à sortir ensemble.
  • Ne pas impliquer que ce serait vachement bien si je restais à la maison m’occuper des enfants et que toi, tu travaillais pour qu’on ait des sous-sous.
  • Ne pas jouer à la fille qui ne sait pas ce qu’elle veut, should I stay or should I go spirit.
  • Garder en otage le pyjama du garçon.

Générations futures, notez que ça, c’est du conseil en béton.

Ne me remerciez pas, c’est gratuit.

Chasse aux zombies

Monday, May 10th, 2010

Coming from The Bloggess.com and looking for an English translation ? Please go here.

Lecteurs français, ne paniquez pas et faites comme de rien.

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant [olfactivement parlant, hahaha ! Non ?]

D’une forme inconnue, et que je hais et qui m’aime [...]

C’est-à-dire que je rêve de zombies.

En général, j’essaie d’échapper à une attaque en règle. Parfois, par miracle, je ne suis pas contaminée. D’autres fois, je découvre que j’étais le zombie pendant tout le rêve (c’est une sérieuse remise en cause de votre ego de vous éveiller à 4h du matin et de penser à toutes les pauvres gens que vous avez tuées en pensant les sauver. Je suis peut-être un bizarre zombie sentimental.)

Une des règles du rêve vaguement-cauchemardesque-mais-pas-tout-à-fait (parce que je démolis du zombie très efficacement, tout de même), c’est d’en vouloir au Hibou quand il ne participe pas au massacre (du bon côté de la force, c’est-à-dire avec moi) (je ne suis pas la seule à en vouloir à mon co-lit dans ce genre de situations).

C’est pour cela que je pense qu’il n’accepterait pas d’investir dans une table de nuit anti-zombie.

Simple et efficace, et surtout ne senraye pas.

Simple, efficace, et, surtout, ne s'enraye pas.

Trop peur que je me trompe de cible et que je le tape.

Ce qui est un tort, parce que je dormirais plus tranquille (et je promets de ne pas le taper, lui) (mais je ne promets rien pour les voisins, surtout ceux qui font des bruits bizarres dans les couloirs).

Il faut admirer l’élégance fonctionnelle de la chose : une table stable pour tous les jours, une panoplie pour la chasse aux zombies. Bien que la Bloggess fustige le socle de la table de nuit – elle estime risquer de marcher dessus en pleine nuit – je note qu’il est facile de le glisser sous le lit d’un coup de pied lors du démontage.

Hey, si on n’est pas capable de coordonner démontage et planquage de socle potentiellement pointu sous le lit, on ne mérite pas de survivre à la contamination.

El Hibou Destructor

Thursday, May 6th, 2010

Le Hibou, dans le blog entamé là-bas, relate sa dernière mésaventure aux urgences. Ce qu’il passe sous silence, c’est qu’il assez coutumier du fait.

Partout où il passe, sang, mort et destruction le poursuivent. A condition que l’on soit fait de verre, s’entend.

Le bout de verre OF DOOM !

Le bout de verre OF DOOM !

Cette-fois là, sa visite aux urgences était due au bris de notre deuxième lampe de chevet en 6 mois. La première, en porcelaine – vous noterez que le matériau des lampes de chevet n’est pas optimal – avait disparu tragiquement, entraînée au sol par son fil (lui-même tiré par le Hibou). La seconde, en verre, donc, trouva une fin similaire par un petit matin d’hiver.

Tendant le bras à tâtons pour allumer, il tira sur l’interrupteur. La lampe glissa, tomba.

Comme je n’étais pas là, je n’ai pas pu rappeler au Hibou la règle n° 561 (bruit de verre cassé = je ne touche pas le sol avant d’être chaussé) et celui-ci, avec la vivacité et la présence d’esprit qui le caractérisent de bon matin, sortit du lit pour faire le point.

Abort, abort ! Rule #561 !

Abort, abort ! Rule #561 !

Les deux pieds dans le verre. Et le verre dans le pied. (Pas le ver, c’est dégoûtant, ça. Bien que ça aurait pu servir. Genre si ça s’était gangrené.)

La douleur monte lentement au cerveau. Lentement. (Il n’est pas du matin, j’ai dit.)

Il va à la salle de bains, verse du désifectant. Me téléphone : “Tes pinces à épiler, elles sont où ?” Trifouille dans la plaie.

Le Hibou, paternaliste : Il y a de lidée, jeune padawan.

Le Hibou, paternaliste : "Il y a de l'idée, jeune padawan."

Téléphone à Papa Hibou. Ensanglante la salle de bains. Arrive aux urgences. La suite est , si vous aimez l’atmosphère hôpital.

Pour prévenir d’un prochain accident – jamais deux sans trois – la nouvelle lampe de chevet n’est ni en porcelaine, ni en verre. C’est un tube métallique au bout duquel est vissé une ampoule. Pour davantage de sécurité – hélas, l’ampoule est susceptible d’agresser les petons vulnérables du Hibou – le tube est scotché à l’armoire.

Rien n’est laissé au hasard, chez nous.

En attendant, nos verres trinquent.

Un holocauste.

Un holocauste.

On va passer aux gobelets en plastique.

Est-ce que ça existe, les lampes sécurité-enfant ?