Archive for April, 2010

Où l’on parle – avec élégance – de lieux d’aisance.

Sunday, April 25th, 2010

Sans vouloir me lancer dans un opus épique à la Titiou Lecoq, je prends tout de même de temps en temps des photos de toilettes.

En ce moment, ce sont seulement les miennes, parce que rien en France ne vaudra jamais les chiottes chinoises, dans le sordide ou dans le luxe. Chiches de la Chine entière, sachez-le, je vous regrette. Sauf par grand beau temps.

(Note : penser à redemander à Cricri le Grillon la grille de notation des chiottes. Les ouaches, c’est serious bizness.)

Donc, mes gogues.

Je suis mûre pour la photo d'art. A mon humble avis.

Je suis mûre pour la photo d'art. A mon humble avis.

Vous noterez la pile de papier hygiénique. Et la pile d’essuie-tout.

Vous admirerez la déco, sobre et efficace.

Vous comprendrez, avec la rapidité intellectuelle qui vous caractérise, que je n’ai pas beaucoup de place ailleurs.

Et si vous avez bonne mémoire, vous penserez à cet épisode. J’aivais omis de  préciser que je m’étais pâmée à matines dans mes toilettes. Depuis, je préfère garder une certaine épaisseur molletonnée entre ma tête et le carrelage.

Simple précaution.

Appétit papivore de l’administration

Sunday, April 11th, 2010

La dernière fois, j’ennumérais mes griefs envers Monsieur le Facteur de La-Ville-au-Nord. Aujourd’hui, je vais me défouler sur les organisateurs de ce fameux concours.

Parce que, forcément, après avoir reçu la convocation au concours en retard, je me dis que ce serait une bonne idée de signaler aux organisateurs que leur génial système d’information des candidats fonctionne moyen, voire pas.

Pleine du besoin louable d’aider mon prochain et armée d’une plume un tantinet fielleuse, j’envoie un mail recommandant l’usage de convocations électroniques, qui, s’il faut certes les imprimer par ses propres moyens, ont l’avantage incontestable d’arriver quasiement instantanément.

Que n’avais-je pas fait !

La grande cheffe me répond aux aurores, le lendemain, pour m’expliquer que c’était à moi de téléphoner une fois que j’avais constaté que ma convocation n’arrivais pas, que de toute façon, enregistrée sur les listes, je n’avais qu’à me  présenter.

Certes. En somme, la convocation n’était pas nécessaire et le mail envoyé pour nous prévenir de son arrivée par voie postale aurait pu, tout simplement, nous indiquer le lieu du concours.

Mais j’imagine qu’éviter le gaspillage de papier ne faisait pas vraiment partie de leurs préoccupations.  Hey, quand on a l’habitude que les choses soient aux frais de la Princesse…

Facéties de facteur

Thursday, April 8th, 2010

Je suis une fille très simple et mon existence est faite de plaisirs sains et revigorants.  Comme guetter le facteur. (Tourné ainsi, ça donne l’impression que, pendant mon temps libre, je fais chien de garde et que je course les jeunes gens qui m’apportent des colis.) (Je le ferais peut-être s’ils portaient des shorts…)

Le facteur, par contre, n’a pas l’air de m’aimer (ma concierge non plus). S’il sonne pour déposer un colis, il ne me laisse pas lui répondre et planque le colis au bureau de poste.

Bref.

Quel panache !

Quel panache !

Le facteur de La-Ville-au-Nord, lui, me déteste carrément.

Récemment, je m’étais inscrite à un concours. A la cloture des inscriptions, ledit concours m’adresse un mail, pour me prévenir qu’une convocation me serait adressée à mon adresse postale (celle de La-Ville-au-Nord, donc, puisque c’était relatif à la Grande Ecole).

Soit.

J’attends. Ne reçois rien. Rentre à Paris pour le week-end. Le lundi matin, je me rends directement à la Grande Ecole. Rentre chez moi. Rien dans la boîte aux lettres. Bien. Le concours en question se déroulant en théorie le lendemain, je me dis tant pis et laisse tomber (j’avais pas payé, alors j’allais pas me faire du mouron non plus). Le lendemain midi, rien.

Le lendemain en fin d’après-midi, je trouve une grande enveloppe – trempée, car c’était le déluge – dans ma boîte aux lettres. Huhuhu, serait-ce la convocation attendue ? Ouiiiiii ! Bingo !

Certes, il n’y avait qu’une semaine entre la date de cloture des inscriptions et celle du concours, certes la lettre est montée d’Aix-en-Provence… Mais tout de même, Monsieur le Facteur, ma douzaine de voisins et moi-même, nous avons bien le droit à votre visite quotidienne !