Archive for February, 2010

Le plus gros organe sexuel

Thursday, February 11th, 2010

C’est le cerveau. (J’aime répéter des platitudes et des lieux communs.)

Là, quest ce que je vous disais ? Via Philippe Tastet

Là, qu'est ce que je vous disais ? Image de Philippe Tastet.

Le Hibou, qui a un gros cerveau, est au courant. Et, au moins, dans ses aventures (à deux heures de TGV de Paris), il a eu la présence d’esprit de voler leur sopalin à Roger R. et la Vierge guerrière.

Sopalin que j’approuve :

J'le dis tout le temps au Hibou, si si.

J'le dis tout le temps au Hibou, si si.

Roh, ça aussi j'lui dis beaucoup !

Roh, ça aussi j'lui dis beaucoup !

Ce sopalin a donc mon aval. Je dirai même que c’est presque du gachis de s’en servir (les deux feuilles rapportées par le Hibou sont précieusement rangées, en sécurité).

En tout cas, la cuisine n’est peut-être pas l’endroit le plus approprié. Après tout, le plus gros organe sexuel de l’Homme étant le cerveau, vous n’avez peut-être pas envie de vous trouver au milieu des coquillettes quand votre Don Juan capte enfin le message – message assez peu subtil au demeurant.

Les coquillettes, yen a toujours partout.

Source de l’image : Philippe Tastet

Grrr

Wednesday, February 10th, 2010

Aujourd’hui, pour ma plus grande joie et mon plus grand bonheur, il neige dans La-Ville-au-Nord.

Un blanc manteau neigeux couvre La-Ville-au-Nord... Mais, genre, le manteau, il s'effiloche et ya de la bourre qui part. Ouais, cette comparaison est partie quelque part et ne reviendra pas...

Un blanc manteau neigeux couvre La-Ville-au-Nord... Mais, genre, le manteau, il s'effiloche et ya de la bourre qui part. Ouais, cette comparaison est partie quelque part et ne reviendra pas...

Entendons-nous. La neige, c’est joli par la fenêtre. C’est tout. S’il faut marcher dans les gros flocons froids, humides et aveuglants pour aller en cours, en bousillant ses chaussures et en se transformant en Bouli, le bonhomme de neige, la neige n’a aucun intérêt, voire pose problème.

Je veux bien restée béate cinq minutes, mais la perspective d’en entendre parler dans tous les médias locaux me déprîme d’avance. Les voitures et les passants anesthésiés à l’ouate qui se déplacent à deux à l’heure, c’est bien gentil, mais ça m’énerve.

Quand je suis énervée, j’aime partager. Sachez-le, neige = beurk.

Chauffe, Maurice, chauffe !

Tuesday, February 9th, 2010

La technologie, c’est beau. Mais, à mon humble avis, c’est mieux quand il n’y a pas de problèmes d’orthographe.

Je suis trés admirative !

Je suis trés admirative !

La bouillote de poche est un super petit gadget : lorsque l’on courbe la pastille métallique à l’intérieur de la chaufferette (la pochette est transparente), l’on déclenche une réaction exothermique : le mélange d’eau et d’acétate de sodium se fige et s’opacifie. C’est comme de la glace chaude, c’est instantané et vraiment très pratique.

Quant à savoir si les deux chaufferettes (une pour chaque poche) vont être utilisées (par mon grand-père de 80 ans), c’est une autre paire de manche. Déjà, faudrait qu’il se rappelle de les mettre à bouillir (la technophilie ne fait pas tout).

Les orques et la culture

Monday, February 8th, 2010

J’ai découvert récemment que les orques (pas ceux du Seigneur des Anneaux, celles qui sont des mammifères marins) avaient des éléments de culture.

Cest qui quà pas de culture, nabot ?

"C'est qui qu'à pas de culture, nabot ?"

Haha, ça a l’air débile ce que je raconte ? Pas du tout. Les orques semblent être divisés en plusieurs populations (sous-espèces ?) qui ne consomment pas du tout les mêmes choses et ont des comportements très différents.

Grosso modo, certaines orques vivent en famille matrilinéaire, sont sédentaires et se nourrissent de poissons. Leur familles sont nombreuses (jusqu’à quatre générations vivent en même temps : l’orque femelle vit jusqu’à 90 ans) et les communautés parlent des “dialectes” qui diffèrent légèrement.

Plouf dans leau !

Plouf dans l'eau !

D’autres orques, qui ont un mode de vie migrant, se nourissent principalement d’autres mammifères marins. Ils vivent en toutes petites familles (une mère et un ou deux descendants) et restent près des côtes. Ils ne “parlent” quasiment pas.

Bon, il existe encore une troisième catégorie, les orques de pleine mer, mais elles ont été découvertes assez récemment, donc il y a peu d’information.

L’un des faits les plus étonnants concernant les orques sédentaires et migrantes est qu’elles vivent dans les mêmes territoires et se côtoient régulièrement. Malgré cela, il n’y a pas eu de mélange entre les deux groupes depuis près de 10.000 ans.

Orque surfant

Orque surfant

Autre histoire d’orques, encore plus chouette : des années 1840 à 1930, une famille de chasseurs australiens de baleines travaillaient en collaboration avec des orques. Pendant les migrations, les orques chassaient les baleines dans Eden Bay, puis, l’une des orques alertait les chasseurs en faisant la danse du ventre devant leur cabane. Les chasseurs embarquaient dans leur petite baleinière, fichaient un harpon dans une des baleines.

Old Tom, accompagnant la baleinière trainer par une baleine harponée.

Old Tom, accompagnant la baleinière trainer par une baleine harponée.

Certaines des orques aidaient les chasseurs à hâler la baleine. En cas de chute, les orques abandonnaient la chasse pour protéger les équipages des requins. Les chassuers laissaient aux orques la machoire inférieure et la langue de leur proie (c’est la loi de la langue. De toutes façons, les orques ne mangent jamais que ces parties-là des baleines) et récupéraient le reste du cadavres. Chacune des orques était identifiée (et chacun des chasseurs, sans doute : les orques, comme les abeilles, reconnaissent les visages). Les Davidsons, la famille concernée, ne chassaient guère que huit baleines par an, ce que les orques elles-mêmes chassaient.

Il semblerait que les orques d’Eden Bay collaboraient depuis plusieurs siècles avec la tribu aborigène locale pour la chasse aux baleines. Ce phénomène de chasse coopérative a été observé par de nombreux visiteurs dans la baie et est amplement documenté.

Les orques, c’est trop cool, même si il y en a une qui tente de bouffer Kotick, le phoque blanc. Je voudrais être une orque. J’aurais la classe. Je chasserai les baleines avec le capitaine Achab.

Là ! Moby Dick !

Là ! Moby Dick !

Entre orques et chaussures, je me demande parfois si ce blog a une ligne éditoriale. Bah, c’est un blog (comprendre : les blogs n’ont pas de lignes éditoriales).

J’ai découvert récemment que les orques (pas ceux du Seigneur des Anneaux, celles qui sont des mammifères marins) avaient des éléments de culture.

Dans la vraie vie, le Hibou n’a pas de couvre-feu (la vraie vie, c’est quand il est à Paris)

Sunday, February 7th, 2010

Minuit onze, sonnerie insistante du téléphone. Je décroche, pâteusement.

“Bonsoir, c’est le père du Hibou. Il n’est pas rentré à l’hôtel, est-ce que tu sais où il est ?

- Heu, il dînait avec Roger R., il est sans doute en train de rentrer, là.

- Parce qu’il devait être rentré à l’hôtel avant minuit et il n’est toujours pas là…

- Ben, il va sans doute pas tarder, on a échangé des sms vers 22h. Je peux essayer d’appeler Roger R. pour savoir.” J’entend la mère du Hibou marmonner quelque chose derrière, j’imagine que c’est une approbation, parce que :

“Oui, ça serait bien…”

Me voilà bien. Il est minuit passé, en semaine, et je dois découvrir un numéro de téléphone et harceler plusieurs personnes.

Arg.

Arg.

Vous ne comprenez rien ? C’est normal. J’explique vite fait : le Hibou, pour des raisons professionnelles, est parti trois jours à deux heures de TGV de Paris. Il dort donc à l’hôtel et a décidé d’en profiter pour dîner avec Roger (une amie) (on dirait pas, vu le surnom, mais j’étais en manque d’idée) (c’est le Hibou qui a refusé ma suggestion de Théoscopia, qui était pourtant bien, aussi) (il a des idées encore plus nulles que les miennes).

Je dérange des copines, qui répondent avec la promptitude caractéristiques de mes amies (ça ne fait pas de mal de lancer des fleurs) (mais,  merci beaucoup, les filles) et me donnent le numéro de téléphone de Roger.

J’appelle Roger :

“Bonsoir Roger, c’est la Souris. Désolée de te déranger si tard, les parents du Hibou s’inquiètent parce que l’heure du couvre-feu est passé et qu’il ne leur a pas encore donné signe de vie. Tu pourrais lui dire de leur téléphoner, si il est toujours là ?”

Hélas, le Hibou était déjà parti depuis une demi-heure, accompagné du colloc* de Roger, histoire de réussir à trouver la station de métro. Son retard s’explique : il a deux changements à faire (dans les métro de province, la nuit, on peut attendre longtemps). Ouais, Roger l’avait ramené sur son campus (de gauche) où des moutons irlandais noirs s’occupent écologiquement de la tonte du gazon (c’est des cracks, les moutons en guise de régulation écologique de la croissance des herbacées). En sortant du métro, le Hibou doit encore traverser le quartier des prostituées pour arriver à l’hôtel. (Cette partie-là, je vais éviter de la raconter dans mon rapport.)

Je connais mon Hibou : il a un peu du mal à empêcher les prostituées de lui tenir la jambe, surtout seul, donc le temps qu’il rentre… (Par exemple, il y en a une, près de la Gare de Lyon, qu’il évite très soigneusement.)

Je rappelle les parents du Hibou, qui m’aprennent qu’ils viennent de lui parler et que les féroces habitants de cette contrée étrange ne l’ont pas dévoré. Ok. (En vrai, la mère du Hibou m’a juste dit qu’elle l’avait eu. Mais je transcris ce qu’elle pensait certainement.)

Tout est bien dans le meilleur des mondes, et, jalouse, j’inonde le Hibou de messages pour réclamer mon coup de fil vespéral.

* Le colloc de Roger se décrit lui-même comme étant une “vierge guerrière”. Parce que c’est une colloc.** Ouais. On peut dire que Roger s’appelle Roger parce qu’elle a tenté de me faire croire à un changement de sexe de son colloc, ça ferait sens, non ? Non ? Ah bon.

** Là, si j’étais une fille vulgaire, je ferai une remarque sur le fait que, si les filles des campus de gauche s’auto-décrivent comme des vierges guerrières, la présence des moutons s’expliquent (pas en tant que tondeuses en gazon). Mais je vais laisser tomber.

Vas-y, Sonja ! Frappe-les, ces sales machos ! Te laisse pas intimider !

Vas-y, Sonja ! Frappe-les, ces sales machos ! Te laisse pas intimider !

J’avais trouvé un surnom à la mère du Hibou, mais il pourrait être mal interprété, alors je me retiens.

Bonne fée

Saturday, February 6th, 2010

feb10-Fairy-Godmother-best-

Via Feminist Law Professors

Amanda Fucking Palmer

Friday, February 5th, 2010

Un des premiers blogs que je suivais est celui de Neil Gaiman. J’avais arrêté pendant un temps (vivre, ça occupe, on n’a plus le temps de rien faire). Et là, en janvier, je le glisse dans mon netvibes. Le premier billet que je vois me laisse tétanisée :

Dear The World,

we are going to get married,

signed,

Amanda Palmer and Neil Gaiman

Arg. Crise cardiaque.

J’attendais – comme beaucoup (féminin pluriel) – que sa femme casse enfin sa pipe (ouais, c’est élégant, je sais. Mais je ne l’aimais pas. En même temps, on n’entendais jamais parler d’elle, elle ne voulait pas apparaître sur le blog. Mais – gros désavantage – elle s’appelle Mary. J’ai un problème avec les Marie. Toi, la Marie inconnue, sache que ce n’est pas contre toi – sauf si tu me connais, connais mes potines ou mes potins.) pour prendre sa place.

Las, j’apprends, coup brutal et cruel, que non seulement ils étaient séparés depuis longtemps, mais qu’ils ont divorcés, que Neil sort avec une autre et qu’ils vont se marier. (Moi aussi, vous me direz, mais là n’est pas la question.)

Ce qui sauve un peu les meubles, c’est de découvrir qu’au moins, il a le bon goût de sortir avec Amanda Fucking Palmer, des défunts Dresden Dolls.

Maintenant, les Américains grimpent aux rideaux parce qu’aux Golden Globes, non seulement AFP a eu le front de se rechanger dans sa robe transparente devant les photographes (qui lui l’ont demandé) (Neil faisait paravent) (la robe est transparente quand elle est sous les flashs), mais en plus, elle ne s’est pas épilée.

Scandale ! Prévenez la milice anti-poil, une rebelle, une traitresse, une jachère !

Et oui, tout le monde n’a pas forcément le besoin ou l’envie de passer son temps à faire la guerre au poil (on finit toujours par perdre, malheureusement). D’autant qu’aux Etats-Unis, elles préfèrent le rasoir. C’est vraiment un truc qui me dépasse, d’utiliser quotidiennement le rasoir. Mesdames, le poil rasé, ça démange beaucoup trop !

Palmer et son ukulele, en concert (létui de lukulele lui servait de sac à main aux Golden Globes)

Palmer et son ukulele, en concert (l'étui de l'ukulele lui servait de sac à main aux Golden Globes)

Les Américains, qui sont parfois des gens drôles (l’épilation féminine est une question d’hygiène, ne l’oublions pas ! Mais les hommes, bien que plus velus, n’y sont pas tenus.), en font donc un caca nerveux. On est content pour eux, la constipation n’est pas facile à vivre et il est bon de savoir comment régler le problème.

Heureusement, AFP gère. J’imagine que c’est l’avantage de ne pas être une fame whore (ou même une attention whore), on est capable de relativiser, même si on préfèrerait que les gens ne partent pas en live sur des photos de vous en train de changer de culotte en public.

Coin Operated Boy, par les Dresden Dolls

Péripéties pluvieuses

Thursday, February 4th, 2010

Comme je n’ai pas Internet, dans mon petit terrier de La-Ville-au-Nord, je passe autant de temps que possible à la Grande Ecole pour alimenter mon addiction.

(Ceci ne sera pas le billet où j’avouerai ma radinerie congénitale qui m’empêche de payer un abonnement.)

Le corollaire de ce premier paragraphe implique que je rentre tard chez moi. En ces mois d’hiver, cela signifie que la nuit est tombée depuis longtemps mais que la pluie continue de le faire.

Il pleut !

Il pleut !

Je rentre donc, guillerette, dégoulinante et trottinante, mes excessives affaires sous le bras, saluant, de loin, les étudiants fêtards. Quand, soudain…

(Je ménage mes effets.)

Du four d’un porche, une voix m’appelle…

(Dudududuuumm)

Il mouille !

Il mouille !

Comme je suis d’un naturel serviable et naïf, je sursaute et m’apprête à partir en courant, mais la voix m’interrompt :

“Mademoiselle ! [j'aime bien quand on m'appelle comme ça, je me sens jeune. En même temps, Madame est plus respectueux. Et j'ai décidé de me faire appeler Madame. Mais Tout le Monde, ce traître, m'appellant toujours Madame, je suis donc devenue très sensible à Mademoiselle.] Je suis coincé dans la cour, pouvez-vous demander de l’aide à l’interphone ?”

Là, comme je suis une fille accomodante (bien qu’un peu crédule), au lieu de l’abandonner en ricanant, je cherche l’interphone, que je trouve – malgré ses explications très confuses – et transmets, solennelle :

“Bonsoir, votre frère est coincé dans la cour, il voudrait que vous l’aidiez.”

Et là, comme Prudence est mère de Sureté (Pauvres femmes, quels prénoms débiles), je pars sans demander mon reste.

Oui, c’est une non-histoire. Comment ça, vous n’aimez pas les histoires qui n’ont pas de chute ? Allez, mais c’est bien pour vous faire plaisir:

Il était une fois une reine si petite, si petite, que l’histoire est déjà finite [sic].

Contents, maintenant ?

Blogs de modasses

Wednesday, February 3rd, 2010

Hier, Maïa a publié un billet très réussi (c’est là mon humble opinion) sur les blogs de modeuses qui fleurissent en ce moment sur Internet (mon amour).

Elle frappe dur, elle frappe juste et elle va se faire des tas d’amies.

(Notons que, moi aussi, j’ai déjà fait la pose “pieds en dedans”, pose qui donne effectivement l’impression que l’on est au bord du débordement de vessie.)

La première fois que je suis tombée sur les blogs des modeuses – du moins, sur ceux des plus hardcores d’entre elles – je me rappelle avoir été choquée par les kyrielles de photos à visage découvert. Où est leur paranoïa internet ? Leur protection névrotique de leur anonymat ?

Certes, vous m’objecterez que certaines utilisent leur blog comme tremplin, car elles sont designeuses/photographes/freelances… Mais tous les blogs d’auto-promotion ne sont pas pour autant des autels narcissiques à l’accomplissement parfaitement mesurée de la sexy face ou de la moue boudeuse. Et toutes les modeuses ne s’étalent pas en Technicolor ! (Oui, je considère que Fressine est une modeuse… Peut-être est-ce ma définition qui pose problème ?)

Reconnaissons toutes (tous ?) ensemble que les couleurs pastels, c’est sympa (pourtant, parfois, je sature du rose) mais de temps en temps, ce serait agréable de voir une mise en abyme, de lire une réflexion un peu plus construite… De voir des sous-vêtements et pas juste du cute-overload. La fashion blogueuse n’est pas très sexualisée – certes, son blog ne montre qu’une facette de sa personnalité et elle n’a peut-être pas très envie de voir débarquer des hordes alléchées par la chaire fraiche. Tout ce qui est “en-dessous” semble tabou. L’on discutera collants, chaussettes, jupes, tops et robes, mais jamais de soutien-gorges ou de culottes. La lingerie fait partie de la mode, non ? (A en croire les défilés de Victoria Secret, plutôt deux fois qu’une.)

En somme, je me prononce pour la sexualisation des modeuses. Parce que je lis des blogs, et que j’aime bien en apprendre plus. Se limiter à un unique trait de personnalité, c’est décevant (et frustrant pour le voyeur et le stalker qu’Internet me révèle être).

J’aime bien les blogs de mode, hein. Faut pas croire. J’en lis trop.

Hyp hyp hyp apante !

Tuesday, February 2nd, 2010

Aujourd’hui, c’est la Chandeleur.

(N’oubliez pas que vous aimez quand, par paresse, j’écris un billet lié à une quelconque fête.)

C’est la Chandeleur, on mange des crêpes, on ne voit pas trop le rapport, mais on aime ça. Parce que les crêpes, c’est bon.

Mais la Chandeleur s’appelle aussi Hypapante et commémore la présentation de Jésus au Temple.

Hup-antaô : aller à la rencontre de (le grec, c'est beau. Mais j'ai la flemme de chercher la bonne police)

Hup-antaô : aller à la rencontre de. (Le grec, c'est beau. Mais j'ai la flemme de chercher la bonne police.)

Mais bon, comme on n’est pas obligé de céder aux diktats de nos Saintes Mères les Eglises universelles d’Orient et d’Occident, gardons en tête que c’est une fête de fertilité (pensez Celtes/Imbolc, Romains/Lupercales, Grecs/retour de Perséphone).

Moralité : ceci est un bon jour pour manger des crêpes et forniquer.

Note météo du jour (je sais, je sais, je suis fatiguante avec mon obsession des névées) : notez que, étant donné qu’il a plu aujourd’hui, la sagesse populaire annonce la fin des frimas. On ânnone tous en choeur (je suis le choriphée !) :  “A la Chandeleur, l’hiver meurt ou prend vigueur !”

Oui, au XXIème siècle, sagesse populaire = Wikipedia.