Archive for February, 2010

Petit précis de sagesse bucco-dentaire

Sunday, February 28th, 2010
  1. Se méfier des parquets XVIIIe.
  2. Se méfier des parquets XVIIIe, ils glissent.
  3. Pour conserver une dent ou un fragment de dent cassée, le garder en bouche, ou le transporter dans du lait ou du sérum physiologique.
  4. Les seules urgences bucco-dentaires de Paris sont à la Pitié Salpêtrière.
  5. Une dent cassée, ça permet de manger ses spaghettis plus vite.

Une dent cassée, cest comme un flash-forward : on devine sa tête future avec 60 davance.

Une dent cassée, c'est comme un flash-forward : on devine sa tête future avec soixante ans d'avance.

Cependant :

  1. Les dents, ça se recolle.
  2. Une dent cassée n’est pas motif de deuil national, Draco Malfoy. Même si j’ai inondé ton parquet de sang.

Quand ça brille, c’est mieux.

Saturday, February 27th, 2010

Vous vous rappelez le Vajazzle ? Avec Jennifer Love Hewitt ! (Je ne sais toujours pas de qui il s’agit, mais ce n’est qu’un détail.) (Autre détail : Gawker dément que nos amis Lézhoms fantasment du ciboulot sur les cristaux génitaux.)

Le spa qui fait ce petit chef d’œuvre de bon goût et de confort ne m’a (toujours) pas répondu (quelle surprise !), mais figurez-vous que j’ai enfin des images de ce à quoi un Vajazzle peut bien ressembler.

Une bloggeuse (new-yorkaise), Bryce Gruber de Luxury Spot, est allée chez Completely Bare Spa, avec un camera crew (bon, une personne, le crew. Il s’appelle Gary He), et a testé sur sa délicieuse personne le Vajazzle. Notons que nos prévisions, la dernière fois, étaient exactes et qu’il ne s’agit donc pas de s’incruster la vulve de cristaux (Swaroski) (le cristal Swaroski est visiblement mieux que tous les autres cristaux autocollant plébéiens).

Sans plus attendre, admirez la chose !

L'esthéticienne, en plein travail, penchée au-dessus du pubis de Bryce Gruber

L'esthéticienne, en plein travail, penchée au-dessus du pubis de Bryce Gruber

Après s’est fait arracher à la cire toute la toison pubienne, restez encore allongée cinq minutes, que nous puissions vous décorer un peu…

Les commentaires de l’article sont assez drôles à lire. Le sexe fort s’inquiète de manger des cristaux en tentant de manger le reste. Inquiétude mystérieuse : racleraient-ils le pubis (car c’est clairement le pubis qui est décoré) lors des cunnilingus ?

Le résultat final. Elle sourit, tout va bien.

Oh yeah !

Le résultat est, de façon prévisible, assez comique. Il est difficile de s’imaginer faire une autre activité que du strip-tease une fois le pubis aussi scintillant. Hey, si c’était moi, je bloquerait ma semaine pour des cours de Burlesque. Impossible de m’imaginer aller à la banque ou en cours, une fois apprêtée, je me sentirais tenue de ligoter le Hibou et de lui faire un lap dance. Qui durerait cinq jours. (C’est la durée “garantie”. Ce que l’on fait après, lorsque certains cristaux se sont fait la malle sous la douche et que les poils repoussent ? Je n’en ai pas la moindre idée.)

Allez, la vidéo de l’intervention, juste pour voir la tête de l’esthéticienne qui déclare, gênée, vouloir faire briller la… partie supérieure de… votre vagin. Pubis est un gros mot, c’est bien connu.

Vampirisation

Wednesday, February 24th, 2010

Je suis la malheureuse victime d’un vampire. Et comme nous ne pouvons pas toutes vivre une histoire d’amour passionnée avec un jeune premier qui fait la gueule, je vis la mienne avec un arbre.

Il a l'air si triste, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession, à ce petit arbre vampire...

Il a l'air si triste, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession, à ce petit arbre vampire...

Non, je ne pratique pas la dendrophilie, contrairement à Max Aue (vous savez, le nazi pervers des Bienveillantes, celui qui saute sa soeur, les jeunes gens et les arbres. Ainsi que sa légitime.).

Le papier se contente de vampiriser mon temps (par papier, comprendre articles, études, livres… Par temps, comprendre temps.)

Cohabitation

Wednesday, February 17th, 2010

Dans La-Ville-au-Nord, je me bats pour chaque cm². Toutes les surfaces sont encombrées, je ne peux rien ranger dans ma penderie et je ne peux même pas étendre les jambes sous mon bureau.

Il est assez difficile de partager un studio de 18 m² avec 700 livres.

D’ailleurs, c’est si difficile que je les exproprie.

Argh, chute de livres !

Argh, chute de livres !

Le dessus de la penderie...

Le dessus de la penderie...

L'ensemble...

L'ensemble...

Je n’ai pas pris en photo les bouquins qui squattent sous la table et le bureau parce que ce ne sont pas les plus impressionnants (je me suis aussi dit que mes photos étaient vraiment mauvaises et qu’il fallait arrêter là le massacre). Les piles de la penderie font bien 1,1 m de haut (et ont tendance à chuter sans prévenir).

J’aurai aimé pouvoir ranger mes livres de façon aussi réussie que ci-dessous.

Hou, c'est mal de piquer les photos des gens !

Hou, c'est mal de piquer les photos des gens !

Malheureusement, n’ayant qu’une seule fenêtre, je n’allais pas me priver totalement de lumière et d’air frais, même pour avoir la satisfaction mentale d’avoir aussi bien rangé des livres.

J’hésite donc entre l’autodafé et le happening pour me débarrasser de tout ce fatras.

La gâterie de 97

Tuesday, February 16th, 2010

Comme avec tout ça, on ne rigole pas comme des baleines, ici, je vais m’efforcer, en optimisant mes maigres capacités, de répondre au tag à la gâterie de 97 (on va préciser que 97.23 n’est pas forcément SFW). Laissez-moi vous avertir que ce ne va pas être de la tarte et que je ne reste pas trop dans l’esprit de 97.

Je transcende les règles !

Ah haaaa ! – Un étonnant retournement

En cette période de Carnaval, le plus étonnant retournement que je puisse concevoir serait de réussir à faire sauter les crêpes. Ce serait un exploit acclamé par la foule (incarné en le Hibou, bon prince). Malheureusement, je n’y suis guère arrivée qu’une seule fois, dans une cuisine si étriquée de La-Ville-au-Nord que j’y faisais seule sauter les crêpes, tandis que les autres se gavaient dans la salle à mangr voisine.

Le seul dénouement prévisible d’une telle tentative ? Que je fèle les plaques en vitro-céramique en faisant tomber la poêle dessus.

Mmmmh… – Un délice, un supplice – les deux sont liés

Faire l’amour en silence. Je suis une handicapée du silence, élément pourtant nécessaire en colocation, ou lorsque la chambre de l’autre côté du mur (dans une maison qui craque de partout) est celle de vos parents. J’imagine qu’il est inutile d’épiloguer sur le sujet.

(Ceci était une spéciale kass-dédi au Flamant Rose, qui joue toujours du piano avec beaucoup de panache dans ces moments un peu difficile à vivre. Pour elle.)

En fait, cest plus efficace quun piano. Prends note, Flamant Rose.

En fait, c'est plus efficace qu'un piano. Prends note, Flamant Rose.

Hinhinhin – La vengeance est un plat qui se mange froid

Je ne suis pas quelqu’un qui se venge beaucoup. Je peux garder rancoeur à quelqu’un, mais le temps que je me décide à l’exprimer, je n’y pense plus du tout.

Donc, pour quiconque voudrait se venger de moi, forcez-moi à prendre un dessert glacé, je déteste ça. (La seule glace que j’estime casher est le sorbet au citron. Le reste ne mérite pas d’être comestible).

Chabada bada – Gimme some “looooove”

Le moment neuneu de la journée ? Le réveil pateux aux côtés du Hibou, à coup de bécots niais, d’haleine fraiche et de grognements inintelligibles.

Le côté pervers du moment neuneu de la journée ? Tenter de convaincre le Hibou de partir au boulot pour garder le lit pour soi.

Ho, comme le bord du lit se rapproche !

Ho, comme le bord du lit se rapproche !

Crack boum huuuu – Un joujou extra (à ne pas mettre entre toutes les mains, mais peut-être entre toutes les …)

Je mène la guerre au Rabbit (sans jamais l’avoir essayé, notez-bien). Le Rabbit, incidemment excédemment Sex-and-the-City-esque  ne tient pas la route face à Hitachi Magic Wand. HTM n’a, à ma connaissance, pas de reviews négatives, petite prouesse qui compense sa laideur.

Naaaan, en fait, ce que j’aimerais, c’est un œuf télécommandé. Avec une télécommande manuelle et une autre à utiliser par Internet. Même si, a priori, c’est pas top. Mais bon, les sextoys, c’est plein de surprises (Rue 69 m’a cassé le Cône).

Ka tching ! – « Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » et peu importe son prix !

Mon péché mignon, celui auquel je cède immanquablement, quel que soit le prix – enfin, presque – ce sont les chaussures. Pas forcément des Louboutins, je me contente de peu. Notez, je vous prie ma Sainte Trinité : Repetto, Chie Mihara, Annabel Winship.

A ma mort, mon placard à chaussures devra ressembler à ça. Peu ou prou (oubliez le zèbre).

A ma mort, mon placard à chaussures devra ressembler à ça. Peu ou prou (oubliez le zèbre).

La Sainte Trinité n’aura pas changé d’ici à mes 24 ans. *Hint hint nudge nudge*

Ya pas que les règles dans la vie…

Tuesday, February 16th, 2010

Ya l’ovulation aussi.

Et ses copines les hormones, qui s’amusent à faire n’importe quoi avec tes petites émotions, ô femme fragile. Parce que ouais, life’s a bitch et c’est nous qui trinquons.

Il semblerait, d’après cette étude, que l’estime de soi tombe en chute libre lors de l’ovulation. Tout ça pour nous pousser à faire davantage de morveux. Retorse Mère Nature qui raisonne ainsi :

Comme tu te sens plus moche, tu fais péter le maquillage / la manucure / la pédicure / la robe moulante. Comme t’as l’air plus jolie/affriolante, ben tu te fais sauter. Et comme tu ovules, tu te fais engrosser. Engrossage = multo lardons = muy bien.

Moi qui adore être dominée par ma fonction biologique, comprenez, que, de joie, j’en bondisse hors de ma culotte.

Représentantes du sexe féminin, non seulement vous avez droit à une puberté des plus amusantes, non seulement vous attendez, chaque mois, le retour de vos règles (qui sont un grand moment de communion et de bonheur avec Dame Nature, ne l’oublions pas), non seulement vous déprimez à la ménopause, mais maintenant, au milieu de chaque mois, vous avez la chance de pouvoir vous soutenir l’amour-propre à coup de carte bancaire.

Une des auteurs de l’étude nous conseille, fort pertinemment, de relativiser. Si subitemment, on se sent laide comme un pou, ce sont nos hormones qui sont en train de danser la samba (comme les petites filles au Brésil).

Just say no to mirrors !

Just say NO! to mirrors

Bonne nouvelle, l’estime de soi remonte avec la ménopause. En attendant, notez toutes : le 14ème jour du cycle, vérifier la présence d’un préservatif (présence toujours valide les autres jours, hein), se trouver belle.

La fertilité, que ce soit en amont ou en aval, cela reste vraiment pourri.

Les chasseurs et les fermiers

Monday, February 15th, 2010

Seth Godin a écrit un intéressant billet de blog sur les différences en matière de réflexion. Il distingue deux façons d’être :

  • Le chasseur est facile à distraire car son point fort est de pouvoir réagir rapidement à un détail qui accroche son attention. Sa capacité de concentration est forte mais brève.
    A tous les vieux gréments, moi je préfère les cargos...

    A tous les vieux gréements, moi je préfère les cargos...

  • Le fermier sera, quant à lui, prêt à accorder de longues heures de travail et d’attention dans le but d’obtenir un résultat final qui le satisfasse.

Mon petit résumé est trop bref pour rendre justice à son billet – je vous en conseille la lecture, Seth Godin donne une liste d’exemples de chasseurs et de fermiers qui vous permettra de mieux comprendre ce qu’il veut dire.

C’est une façon amusante de percevoir les gens. Par exemple, selon cette grille de lecture, le Hibou est un chasseur, tandis que je suis une fermière. (Mauvais choix de traduction, il me donne l”impression de me promener dans la basse-cour en nourrissant mes poules. Hélas, cueilleur n’implique pas le même effort.)

L’autre intérêt de ce distingo, c’est que certains défauts s’explique davantage : le Hibou, par exemple, est incapable de s’impliquer dans la tâche permanente et répétitive du rangement de la cuisine. Parce que son cerveau lui dit de sauter sur son ordinateur pour faire un truc urgent.

Les franges, cest tendance.

Les franges, c'est tendance.

Je suis une bonne poire.

(Mais ceci n’est pas sensé être une différenciation homme-femme, contrairement aux Barbies Trois Mousquetaires.)

Aujourd’hui, c’est la fête !

Sunday, February 14th, 2010

J’avais l’intention d’ignorer paisiblement la Saint Valentin. Et puis, conjonction naturelle aidant, aujourd’hui, nous devions déjeuner avec mes grands-parents (ainsi que l’un de mes cousins et mon petit frère) puis aller au théâtre avec eux. Le Hibou avait JDR  et je devais dîner avec des copines pour fêter le Nouvel An Chinois (et manger des tangyuans quinze jours trop tôt).

La routine, en somme.

A vrai dire, la chose la plus spéciale que j’ai jamais fait pour la Saint Valentin fut d’inventer (en collaboration avec Monsieur mon Père) le néologisme  “s’appizzir” (2ème groupe).

S’apizzir, vb. intr. : s’apitoyer sur son sort en mangeant de la pizza froide le soir de la Saint Valentin. Exemple : “Nous nous apizzissions de concert sur l’infortune amoureuse de Marie-Bérengère” (Cyril Quiconque).

On avait formé une Société pour la Protection des Verbes des Deuxième et Troisième Groupes, voyez-vous. Et pour encourager leur utilisation, nous formions des néologismes qui n’étaient pas des verbes du premier groupe (appauvrissement de la langue et de la grammaire, tout ça tout ça…), comme s’arachnir sur la toile.

Bref, cette année, point de tranquille abstraction : le sort en a décidé autrement.

J’ai une gastro-entérite (romantiquement et sexuellement, je me sens au top).

En hommage à mon charme entêtant, le Hibou (moultes fois dérangé pendant la nuit) m’a donc écrit un petit quelque chose :

Vomit is yellow and poo-poo is soft, you passed out on the crapper but I still love you.

Je sais, ne dîtes rien. Ce garçon est un monstre de romantisme.

Roh, si c'est pas chou et émouvant ce coeur sur notre lit !

Roh, si c'est pas chou et émouvant ce coeur sur notre lit !

Aujourd’hui, c’est la fête du Coca : faut se réhydrater.

M47731? R0×0rz !

Saturday, February 13th, 2010

C’est beau, quand une grande entreprise nous fait rêver et tient ses promesses.

Mattel vient d’annoncer que la Barbie Computer Engineer verra bien le jour (et cette pouffe de Barbie présentatice du JT aussi, mais après) et ce sera la carrière n° 125 de Barbie (elle a des problèmes d’orientation).

Evidemment, suite au raz de marée de votes (autant d’hommes que de femmes ingénieurs. Quelle surprise ! J’en suis toute retournée.) pour la Barbie geek, Mattel aurait eu mauvaise grâce de se défiler. Ils vont donc demander l’aide de la Society of Women Engineers et de la  National Academy of Engineering pour habiller Barbie.

L’on sait déjà qu’elle arborera un T-shirt avec un message en code binaire, un smart phone, un casque Bluetooth et un sac à ordinateur (la présence de l’ordinateur portable dans le sac n’est pas précisé, j’espère que ce ne sera pas une couverture pour sa trousse de maquillage).

Hacker Barbie : il faut zoomer (donc, allez sur Flickr) pour apprécier toute la beauté de la chose.

Hacker Barbie : il faut zoomer (donc, allez sur Flickr) pour apprécier toute la beauté de la chose.

Barbie devrait plutôt ressembler à la dadame ci-dessous, paraît-il.

Source Mattel, mais je ne la trouve pas vraiment.

Source Mattel, mais je ne la trouve pas vraiment. (La source)

Il y a donc bien un PC, mais il est rose. (Le mien est rouge, mais ne pinaillons pas.) On sent que Mattel s’est peut-être davantage amusé avec sa présentatrice télé.

Allez, on clique-clique sur limage pour voir de chez qui elle vient !

Allez, on clique-clique sur l'image pour voir de chez qui elle vient !

Au vu du look de Barbie, je ne sais pas si les associations de femmes ingénieures ont beaucoup participé à l’élaboration de la garde-robe de Barbie. Elle a des lunettes (cliché), porte des leggings (je n’aurai qu’un mot : pourquoi ?), son sac d’ordinateur n’a pas de bandoulière (malpratique) et je me sens frustrée du T-shirt binaire. Mais. (Gros mais, tout de même.) Barbie est ingénieur informaticien.

L’Histoire est en marche !

Bientôt, nous serons payées autant que vous ! Tremblez, faibles Mâles !

Bon, évidemment, la différence de salaires homme-femme ne se creuse pas vraiment sur des emplois fortement qualifiés comme celui d’ingénieur informaticien, mais les petits ruisseaux forment les grandes rivières !

Je me sens en forme d’aphorisme, moi…

Des p’tits trous, toujours des p’tits trous

Friday, February 12th, 2010

Aujourd’hui, le contrôleur n’avait pas sa poinçonneuse. Peut-être l’a-t-il perdue. Il a quand même troué nos billets, mais ça manquait de dignité.

Faute de poinçonneuse, l'on mange du chien.

Faute de poinçonneuse, l'on mange du chien.

Je me demande si c’est un défi. Du genre:

“Aujourd’hui, c’est le tour de Robert de poinçonner des petits chiens dans les titres de transport des usagers. On applaudit bien fort Robert, qui relève fièrement le défi !”

Ouaf, ouaf !

Ouaf, ouaf !

Ou peut-être que Roger s’est mis dans un état pas possible au pot de la Chandeleur (ou de la Saint-Valentin, on ne sait jamais) de la SNCF et, en guise de sanction disciplinaire, il troue des chiens ?

Je me demande si c’est bien réglementaire, tout ça…