Archive for January, 2010

Tic. Toc. Tic.

Monday, January 18th, 2010

L’un des mes petits bonheurs est, bizarrement, mon mouvement pendulaire entre La-Ville-au-Nord et Paris, ce sont les trains. L’heure de train pour aller de l’une à l’autre, c’est mon somme du matin, mon magazine du soir, ma rêverie qui traînasse, mon bouquin qui s’étire…

Bien sur, parfois, c’est l’heure coincée à côté d’un déficient de l’anti-poireaux, d’un mal-embouché expansif ou d’une accroc des bagages, si bien encastrée entre ses trois fourre-tout et sa valise que l’on reportera tout besoin pressant. Mais en général, c’est une pause. Un peu hors du temps, et parfois, elle l’est tellement que l’heure s’allonge insensiblement.

Ou elle s’allonge excessivement. Et la SNCF, en la personne du chef de train, multiplie les annonces lénifiantes à des clients qui récriminent avec une vigueur dont on les aurait pas cru capables plus tôt.

Avec le mauvais temps des dernières semaines, les trains ont ralenti, pour le plus grand retard des professeurs. Quand on vient enseigner dans la Grande Ecole, on ne prend pas un train trop matinal. Et on ne marche dans la neige (le sel, ça abime les Berluttis). On reste échoué à la gare, à attendre un hypothétique taxi. Et on laisse les étudiants attendre un hypothétique expert.

Kiki jolie

Sunday, January 17th, 2010

Je suis une vraie fille. Je m’épile douloureusement et laborieusement. Je fais des choses bizarres avec mes cheveux. Je me trouve moche/jolie selon les jours. Et j’ai des fantasmes inassouvis de chaussures.

Les chaussures sont une passion coûteuse, tant pour le portefeuille que pour le peton délicat. La grôle idéale (lire : sexy et confortable) est une perle rare, qui implique moultes recherches et moultes souffrances. Abrégeons.

Comme beaucoup, je fais un blocage sur les chaussures Repettos. Pas sur les ballerines, mais sur celles de leurs chaussures dérivées de chaussures de danse. Et parfois, les fantasmes sont assouvis.

Pour couper court à de longues digressions (Gitane ? Mais Gitane n’existe que avec un dessus verni, pas idéal pour danser avec de jeunes brutes de cavaliers… Je serai mal à l’aise avec un talon plus haut. Non ? Quelle couleur choisir, comment se décider, faut-il vraiment trancher ? Mon Dieu, que faire, mondieukefaïre), voici mon petit péché.

Kiki

Kiki

Notons que je ne sais pas poser, même si ce ne sont que mes pieds et que je ne suis pas obligée de sourire.

Kiki, encore

Kiki, encore

La pose s’améliore un peu (j’ai suivi les directives du Hibou, mais il n’a pas eu la patience de refaire trois fois la photo) (Non seulement je suis coincée quand on me prend en photo, mais je ne suis pas docile).

Et, Kiki fermement arrimée aux pieds, j’ai l’intention de danser la valse.

(Note pour la Mésange : je considère, malgré les modifications apportées, qu’il s’agit toujours de chaussures de danse)

Dommage, pas de pratique de valse avant le 6 février.

shoe_protest

Ingénieur informaticiiiien, je suis

Friday, January 15th, 2010

Mattel, comme Danette, a l’intention de nous permettre de voter pour choisir la prochaine incarnation de Barbie (la greluche a 50 ans, mine de rien. Avec tous ces changements de carrière, quel RH ac corderait une quelconque crédibilité à son projet professionnel?).

Il y a le choix hein, mais certains choix sont mieux que d’autres:

  1. Défenseur de l’environnement. C’est neuneu. Et très PC. Sachant qu’elle est déjà ambassadeur mondial pour la paix, arrêtez le massacre. Avoir une Barbie faisant carrière dans la défense de l’environnement, ce sera renouveler l’échec de la Danette chocolat blanc.
  2. Chirurgien. Pas mal, mais, à ma connaissance, Barbie a déjà été médecin (généraliste), pédiatre et vétérinaire.
  3. Architecte. Pourquoi pas, mais au vu de l’allure générale des maisons Barbie, ce n’est peut-être pas souhaitable qu’elle devienne architecte. Encore que ça ne puisse être pire.
  4. Présentatrice de journal télévisé. Etant donné les présentatrices américaines, ce n’est pas brillant, comme idée.
  5. Ingénieur informaticien. Je valide (d’ailleurs, je ne suis pas la seule) mais peut-être ai-je un léger biais.

Pourquoi ?

Parce que c’est autrement mieux de jouer à l’ingénieur informaticien que de jouer à la bonne.

Parce que les ingénieurs informaticiens méritent mieux qu’être juste Michel (eux aussi peuvent être sexy) et que c’est une carrière honorable, on n’est pas toutes obligées d’être chimistes (ça tâche, ça explose et ça intoxique).

En fait, je veux juste une Barbie avec un tout petit ordinateur portable. Elle portera des t-shirts à message, aura des baskets aux pieds (d’ailleurs, ça nous évitera d’entendre des inanités sur ANTM.  Pour apprendre aux malheureuses candidates à poser, leur mentor leur dit de faire des “Barbie feet”. Des demi-pointes, en somme) et collectionnera un truc inutile et geekesque.

Education

Thursday, January 14th, 2010

Je vois où ma mère a échoué dans sa tentative de cultiver mes frères. Elle n’a pas tenté d’assaisonner Shakespeare aux frères Coen. Ou inversement, plutôt, car ici, c’est le Big Lebowski qui est repris à la Shakespeare.

Enfin, on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace et finalement, mes frères auraient peut-être moins aimé sans les scènes de trip psychédéliques. Pisser sur un tapis reste un ressort comique davantage apprécié en image et sans odeur.

En parlant de singe, pour consoler certaines de la disparition de cette vieille Bobo, le Monkey Shakespeare Simulator (vous savez, ce vieux poncif, comme quoi si on laissait 100 singes avec des machines à écrire…) semblait, aux dernières nouvelles, d’une rare inefficacité.

Aveu

Wednesday, January 13th, 2010

J’ai eu un grand retour des années 80 récemment. Pas sérieusement, bien sûr, mais suffisamment tout de même pour que je me mette à porter des caleçons moulants. Ou des leggings, s’il faut désespérement tenter d’être trendy. En fait, oublions cette dernière remarque et focalisons nous sur la température ambiante, elle permet de mieux comprendre mes motivations (sans tenir compte du fait que j’ai clamé que moi vivante, aucun caleçon ne viendrait habiller ma jambe).

Exposé des faits en trois points :

  1. Il fait froid.
  2. Le leggings est fin et tient chaud.
  3. On peut enfiler un pantalon par dessus le leggings.
  4. J’ai chaud, avec mon leggings sous mon pantalon.
  5. Oui, ça ne fait pas trois points, je ne sais pas compter.

Donc, je me promène fièrement, leggings et pantalon, dans La-Ville-au-Nord enneigée, pas le moins du monde entravée dans ma grâce naturelle par les épaisseurs. Et puis bon, la chose en question est tout de même triomphante d’élégance et de bon goût !

C’est pour ça que le Hibou l’aime bien. Pendez-moi.

Rentrée dans La-Ville-au-Nord

Monday, January 11th, 2010

Je suis rentrée à La-Ville-au-Nord, et, à ma grande surprise, toute ma plomberie n’a pas gelée. J’irai même jusqu’à avancer que les températures sont tout à fait supportables, sans doute grâce à l’absence totale de vent.

Après ce bref bulletin météorologique – je me suis découverte une passion insoupçonnée, depuis que le froid traverse mes manteaux – passons aux choses sérieuses.

C’est-à-dire, si, par choses sérieuses, l’on entend bien les pittoresques habitants de La-Ville-au-Nord. Par exemple, admirez ce specimen, arborant son sac à dos Bob l’Eponge.

Air niais, regard fixe...

Air niais, regard fixe...

Notez la touche mode du jeune homme, qui s’est mis en peine de porter son caleçon (non, nous ne parlerons pas de Facebook aujourd’hui) jaune (toujours pas, ne me tentez pas), afin de s’harmoniser avec ce vieux Bob. Cahin-caha, Bob, ballant des bras, scrute la rue pour la plus grande terreur des passants ah non, je suis la seule à avoir la nausée en le voyant, c’est vrai solidement harnaché sur le dos de son symbiote humain. L’invasion est proche.

Heureusement, les températures polaires sauront défaire l’ennemi, plus habitué aux plages tropicales.

Non, cette obsession pour la météo n’est pas une raison pour m’appeler Mamie.

Toujours avoir la coiffure appropriée pour chaque occasion.

Tuesday, January 5th, 2010

J’ai un problème avec les zombies. J’en ai très peur (notez que je ne suis pas forcément la seule à avoir ce problème, c’est pas forcément des créatures qu’on a envie d’inviter à prendre le thé chez soi. D’abord, ça n’aime pas le thé, ensuite, ça essaierait de vous dévisser la tête, histoire de manger autre chose que des scones tièdes et beurrés. Ouais, ça n’aime pas non plus les scones tièdes et beurrés).

Je suis donc très handicapée dans ma vie sociale : impossible de jouer à un FPS, par manque d’entraînement. Mon paternel fit capoter ma préparation en me banissant de Half-Life. Il paraît que Ravenholm me faisait pousser des hurlements trop stridents ( “à réveiller un mort”, quelle ironie ravageuse). Je me débrouillais pourtant, headshot sur headshot. Juste, fallait que je me vide les poumons un grand coup avant.

Impossible également d’aller entre amis mater un film d’horreur, la peur du zombie me tenant aux tripes. Ouais, les âmes charitables qui acceptent de vous réconforter deviennent vachement moins charitables après que vous leur ayez labouré le bras en sussurrant avec panique “là, c’en est un, j’le sais !”

Half-Life fut très formateur en matière de psychose. J’y appris à redouter les headcrabs en plus des zombies.

Ayant été bannie du jeu – comme expliqué plus haut, pour les trois au fond qui ne suivent pas – je n’ai pas pu permettre à d’autres créatures fictives de bénéficier de mes terreurs.

Mais bon, avec le Headcrab, c’est déjà assez.

C'est qui le mignon petit bout de chou ?

A votre avis ?

C'est le Headcrab à sa Maman !

Il est pas adorable avec ses petites dents qui vous rentrent dans la tête et ses pattes qui vous déchiquettent ? Le Headcrab-hat, ça c’est de la thérapie de choc.

Je tenterai bien, mais Etsy m’a traîtreusement lâchée. Personne pour fabriquer à la chaîne ce petit chef-d’oeuvre ! Tant pis : je continuerai à avoir peur des Headcrabs (et des zombies, puisque j’espérai pouvoir appliquer la technique du chapeau-qui-démystifie-le-monstre aux zombies) et à vous percer les tympans.

Edit : J’ai parlé trop vite, Valve vend des chapeaux Headcrab. C’est la Saint Souris bientôt, vous savez.

Wanted : Mangeur de Chaussettes

Monday, January 4th, 2010

Il se passe, en mon royaume, des choses, ma foi, bien étranges.

Pour commencer, une paire de gants a disparu. Comme ça ne peut être de ma faute – certes, j’ai rangé la maison, mais de façon rationnelle, c’est-à-dire sans rien perdre – c’est donc que c’est la faute du Hibou. Sauf que ce sont ses gants et que, au vu des températures dans la Grande Ville, je doute qu’il se promène mains nues délibérément. Le (présumé) coupable est donc, automatiquement, le Mangeur de Chaussettes.

Pour continuer, j’ai perdu mes pulls. C’est la preuve d’une conspiration : le Mangeur de Chaussettes peut être, à la rigueur, intéressé par des gants, mais certainement pas par des pulls.

Edit : les pulls étaient dans le panier de linge sale, pour des raisons qui m’échappent. Ce qui veut dire que tout ceci a été manigancé par le Mangeur de Chaussettes !

Une preuve ? J’ai plein de chaussettes dépareillées qui sont autant de victimes réclamant vengeance !

Dès demain, la battue commencera, et peu importe que le Mangeur de Chaussettes ne survive que dans l’Université Invisible ! sa petite tête d’éléphant dépité ne m’empèchera pas de lui régler son compte.

http://souris-en-goguette.fr/?p=32&preview=true

Miel + thé + fièvre = Ceiling Cat

Sunday, January 3rd, 2010

C’est dimanche, et le dimanche, c’est glandouille au lit et crêpes (sauf que l’on a mangé les crêpes hier soir). Du coup, comme le dimanche, il ne se passe rien – je parviens à cette conclusion après avoir rafrachi sans résultat mes 20 onglets de Netvibes – je vais vous montrer le néant intellectuel dans lequel je surnage. C’est-à-dire que je vais vous montrer ce que je vois dans mon thé au miel quand j’ai de la fièvre et pas de lunettes.

Chat souriant !

Chat souriant !

Un chat ! Souriant ! Réconfortant pour la victime fiévreuse qui se cache au fond de chacun d’entre vous ! Chat-chat-chat !

Comment ça, vous ne voyez pas de chat ? Il est là, aussi clairement que la Vierge Marie du pain grillé, ou la tomate satanique de Neil Gaiman. Mais il est cent fois plus classieux, parce que c’est un chat. Ya de quoi faire un lolcat d’envergure, non ? Mieux, on peut même en faire un épique Ceiling Cat ! Et puis, les chats, c’est ce qui permet d’avoir des visiteurs sur un blog, si j’en crois mes illustres modèles.

Quoi, mon vernis à ongle ne me va pas ? J’avais de la fièvre et pas de lunettes !

I live with Severus Snape, bitches !

Saturday, January 2nd, 2010

J’ai eu une épiphanie tout à l’heure, alors que le Hibou cuisinait les crêpes dominicales (saturnales cette semaine, en raison d’un rendez-vous demain soir) : j’ai brutalement réalisé que je vivais avec Severus Snape tel qu’il était phantasmé par tout le fandom Harry Potter, vers 2006. Ayant décroché, je ne peux trop m’avancer sur les goûts actuels du fandom…

Toujours est-il, si l’on sait que le Hibou est :

  • pâle, voire livide
  • doté d’un grand nez, crochu
  • grand et silencieux, traversant les foules sans toucher personne (ou presque)
  • d’aspect froid et peu sympathique (mais en fait, au fond, c’est un gros roudoudou à la crème, exactement comme Snape !)
  • manipulateur et calculateur, mais adorablement intellectuel (contrairement à Snape, il ne boit pas de cognac au coin de la cheminée en lisant un bon roman, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie, surtout une cheminée à Paris)
  • coiffé à la Alan Rickman, avec des cheveux gras du plus bel effet

l’on comprend tout à fait que j’ai pu noter une certaine ressemblance avec Snape, d’autant que je suis certaine que le Hibou aurait été très doué avec une baguette magique…

Et donc, je l’ai hurlé au Hibou. Trois fois. En lui sautant dessus et en manquant de me brûler avec les crêpes. Et en demandant simultanément si je pouvais l’appeler Severus au lit.

Il n’est pas d’accord.


- Allez, fais pas la tête. J’ai dit que t’avais les cheveux gras, mais je t’ai comparé au personnage le plus sexy et romantique d’une série de livres vendu à plus de 400 millions d’exemplaires à travers le monde ! (Et c’est le Dieu du Sexe de Slytherin)

- …

- Ben, peut-être que tes cheveux auraient meilleure allure si tu les faisais couper plus court, tu crois pas ?