J’aime les gâteaux. Surtout les choux. Le chou, ça se fait en un tour de main, ça ne ressemble à rien quand on le met au four, mais à la sortie… Rien d’étonnant, donc, si l’un de mes gâteaux fétiches est le Paris-Brest.
Pour des raisons d’implantation, d’abord : on ne peut pas avoir parcouru la ligne si souvent et ne pas éprouver un certain attachement pour le gâteau.
Ensuite, pour des raisons de gourmandise. Qui peut résister à tant de grâce patissière, tant de crème et de pâte à choux ?
Et enfin, pour des raisons de rareté. Des Paris-Brest, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval et en général, ce n’est pas une grande réussite. Le Paris-Brest est subtil : la crème doit être pralinée et légère, sans tomber dans le gras-sucré. Le chou doit être moelleux, et, idéalement, coiffé d’amandes croquantes.
Le Figaro – que je ne lis quasiment plus que pour ses pages gastronomiques et ses commentateurs extrémistes tant on s’y ennuie – vient de publier un test des meilleurs Paris-Brest de Paris (la presse française est un tantinet parisianiste). Je vous recommande cette série de tests, elle vaut la peine d’être lue : les tests sont faits en aveugle, selon des critères clairement identifiés et le résultat est toujours très intéressant.
Pour faire un choix, découvrir un endroit que l’on ne connaissait pas, c’est efficace (c’est ainsi que j’avais trouvé la galette au chocolat et elle était nettement moins chère que celle du boulanger du coin de la rue – sans parler du fait qu’elle lui était bien supérieure). Le problème, c’est qu’après, je rêve de patisseries, de restaurants, je frémis à les imaginer, j’en salive, j’en rêve, j’en bave…
Puis, je renifle l’odeur de purée de La-Ville-au-Nord.


